Métaphore

Il fait froid dehors

Maha-ha viiiiie...

Ma vie, mon oeuvre, mes aventures, mon nombril.

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Cérémonie

Il y a un rien plus d’un an, la décision a été prise : j’allais quitter Bruxelles pour rejoindre la Fille sous la pluie au bout du monde. Ça n’a pas forcément été facile : ma vie était cool, mon appart était top, et j’étais amoureux de ma ville. Mais j’étais encore plus amoureux de cette fille-là.

Dernière ligne droite

Ça avance

Bon, j’ai rendu les clefs de mon ancien appartement, j’ai récupéré la caution, j’ai réservé le camion, j’ai bien avancé dans la paperasserie, le Fille sous la Pluie a commencé à investir le nouvel appartement à l’autre bout, les choses avancent. Et non seulement elles avancent, mais je pense avoir dépassé la plus grosse période de stress : vider l’appart et le nettoyer, tout seul parce que j’ai étalé les choses sur deux mois, ça a un petit peu été difficile, nerveusement.

Mouvage

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Je suis épuisé. Épuisé par ce déménagement.

D’abord, je me suis dit que j’allais faire ça comme tout le monde : en louant un camion et en débauchant les potes. Sauf que je n’ayant ni ascenseur, ni fenêtre praticable en façade, ça veut dire tout descendre par l’escalier, raide, haut (d’aucuns se plaignent en montant mes trois étages d’en ressentir cinq), et où on ne peut guère passer à deux de front. Bref, comptons trois heures pour remplir un camion qui en demandera ensuite bien une dizaine pour faire la route, pour -rebelote- tout transvaser dans un troisième sans ascenseur. On peut donc s’attendre à une journée d’au moins seize heures de boulot. Du coup, je me suis dit que ça allait être compliqué, et qu’au diable l’avarice, j’allais faire ça comme un adulte et payer une entreprise spécialisée pour s’occuper de ça à ma place, d’autant que je n’ai pas tellement de meubles après tout. Aussi sec, hop, je demande des devis : non.

J'ai un truc à vous raconter

Bon alors, attends… Où est l’interrupteur, déjà ? Ah, voilà. Oh, ça me rajeunit, dis. Mais bon, c‘“est un peu poussiéreux ici, on voit que ça n’a pas servi depuis longtemps. Oui, d’accord, je suis venu allumer de temps en temps et changer l’image dans le cadre, mais à part ça, c’est vrai que ça fait un bail.

Je ne sais plus où j’ai lu quelque-chose qui disait plus ou moins “Je n’aime pas quand les gens que je suis ne disent plus rien sur Internet. Je ne sais pas s’ils sont heureux ou morts”. Bon alors, j’ai une nouvelle : je ne suis pas mort.

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Je ne suis pas revenu dans le coin pour vous raconter ma vie par le menu, mais l’optique dans laquelle j’ai ouvert ce (qui n’était pas encore appelé) blog, c’était pour éviter d’avoir à raconter mes aventures d’emménagement à Bruxelles individuellement. En les racontant ici, ça me permettait de tenir à jour ceux qui le souhaitaient, tout en m’évitant de raconter la même chose à chaque copain que je croisais, et en laissant de la place pour autre chose dans les discussions. Du coup, ça me paraît pas mal de faire les poussières un petit peu pour venir vous raconter au moins la nouvelle importante qui va un peu boucler la boucle avec l’ouverture de ce carnet : je m’en vais.

Vieux machin

Coffee

-Vous n'êtes jamais venu ? Vous avez des antécédents ?
-Vous avez du temps devant vous ?

Je me suis accordé six mois de vacances sans médecins ou presque. Maintenant, j'ai du rattrapage à faire, et les crises d'angoisse habituelles en face des nouveautés que je ne comprends pas (et qu'il va sans doute falloir du temps pour examiner, puisque vacances également pour les médecins). Chier.

photo : Coffee

La voix de la sagesse

La Dame des Questions, face à ma fatigue d'être encore (une fois) amoureux :

À votre place, je n'y verrais pas de motif profond : je commence à vous connaître et je vous imagine très bien me déclamer votre passion amoureuse pour un lampadaire.

Coupable.

Bête de sieste

Étant bloqué quelques jours, j'en profite pour faire un gros boulot de classement de vieux papiers. Ce faisant, je suis tombé sur mon livret scolaire du lycée, c'est fascinant ; je suis Guy Degrenne. Entre la (les) seconde(s) et la (les) terminale(s), voici les gentilles appréciations de mes professeurs :

(Avant toute chose, il ne s'agit pas d'une sélection, mais bien de la totalité des appréciations engrangées sur mes cinq ans de lycée (oui, cinq ans.) Je ne voudrais pas avoir l'air de me donner des airs en ne gardant que les critiques qui m'intéressent, elles y sont toutes.)

Horoscope

Lion : vous allez rencontrer un cancer.

Feng Shui

The Expedit bookcase is so geometrically solid… Pitagoras himself would liked it in his living room!
Amatheria

studio

Et donc, j’ai acheté des meubles. Pas que, d’ailleurs ; j’ai jeté des choses aussi (et quiconque me connaît ouvre ici des grands yeux étonnés.) Et aujourd’hui, je me sens bien chez moi.

Du temps pour moi

Très longue séance hier, avec la Dame des Questions, il faut dire que c’était la première ce mois-ci, alors que justement je ne suis pas dans une de mes meilleures périodes. Beaucoup de choses en sont sorties qui attendaient d’être verbalisées depuis plusieurs semaines. Je me rends compte que j’ai à m’adapter à de nouvelles manières de fonctionner, à affronter certaines craintes et qu’il ne m’est pas facile de le faire avec ce qu’ici ou là on attend de moi.

Bouger les meubles

Mon dernier déménagement a été plutôt facile, même si je l’ai fait seul : j’ai eu les deux apparts pendant quinze jours, ils étaient à deux rues l’un de l’autre et surtout, j’avais relativement peu de mobilier. En fait, j’avais passé quelques années à camper chez moi : l’inventaire de mes meubles était constitué en tout et pour tout d’une table pliante et de deux matelas et d’une télé. Mes bouquins et mes CD étaient alignés le long des plinthes, les fringues pliées (ou en boule) dans un coin, et mon espace de travail était un fauteuil qui m’avait été livré avec l’appart à côté duquel j’avais posé la tour du PC, sur laquelle j’avais installé l’écran.

Je déménageais parce que l’appart ne valait guère mieux que son ameublement, et que j’avais une copine qui exigeait du niveau de standing un minimum que tout ça n’atteignait pas, et de loin. Le nouvel appart était effectivement un cran au dessus, et du coup, j’ai fait des folies : j’ai acheté des meubles. Bon, les folies en questions étaient limitées, puisque je me suis contenté d’un canapé convertible bas de gamme, une énorme étagère, un stand pour le PC et ce qu’il est convenu d’appeler un meuble télé quand on n’est pas trop regardant. Et puis plus rien n’a bougé pendant des années : tout ça était bien suffisant quand je rentrais du boulot et nous passions la plupart de nos week-ends chez elle plutôt que chez moi. Du coup, pendant des années, quand j’ai participé à du bricolage, de la décoration ou de l’ameublement, ça n’était jamais pour mon appart.

Ah oui mais je me noie, là...

Bon, je me suis réveillé en pleine nuit et j’ai mis plus d’une heure à me rendormir, je voyais tourner en boucle tout ce que je dois faire au boulot, dans les projets perso, les démarches, les papiers, les rendez-vous médicaux en retard…

Et je m’aperçois qu’il n’est pas étonnant du tout que je me sente incapable de faire face à tout ce que je dois faire : tout ça a atteint une masse critique qui me paralyse complétement. J’ai commencé à faire une liste et toutes les cinq minutes je trouve quelque-chose à y ajouter. Il faut absolument que je la vide, et surtout que j’apprenne à la gérer.

Du coup, j’ai une question : est-ce que quelqu’un a un bon gestionnaire de TodoList à conseiller ? En ligne, de préférence, parce que je vis dans le nuage et passe mon temps à jongler entre des machines différentes mais la plupart du temps toujours connectées. Je cherche de préférence un truc simple et léger : des tâches, des notes, des catégories. Le but étant d’organiser mon temps, je ne tiens pas à perdre du temps à gérer ma liste.

Merci de vos lumières.

Anniversaire #4

Tiens, aujourd’hui, ça fait deux ans tout pile qu’elle m’a quitté. Et ça a été une putain d’aventure, ces deux ans là.

Pas finie, d’ailleurs. Mais intéressante.

Anniversaire #2

La neige est tombée régulièrement toute la journée, les chats se promenaient sur la pelouse blanche.

Aujourd’hui, ça fait treize ans.

Dommage, si près du but...

Donc, ce week-end, c’était repos. Parce que mine de rien, me suis-je rendu compte, la dernière fois, c’était il y a un trimestre complet. Ah ouais, quand même m’interpellais-je in-petto lorsque je fis ce savant calcul.

Vendredi en sortant du boulot, je suis donc allé faire des courses pour la moitié de mon budget bouffe mensuel et soutenir un siège, et je suis retourné m’enfermer chez moi, refusant toutes les sollicitations, celles qui avaient des arguments (Y’aura d’la meuf !, celles des voyageuses en démocratie exceptionnellement sur place en même temps que moi, ou celles des FOSDEM que je ne savais même pas que c’était ce week-end, dtfaçons.

Et j’ai été très sage : vendredi, j’ai bouquiné et je me suis couché plutôt tôt. Samedi, je me suis levé à 11h et j’ai pratiquement passé la journée au lit, à surfer, lire ou regarder des dévédés, ou à m’endormir en sursaut en pleine conversation pour une sieste imprévue, mais bien.

Je voudrais dormir

Nous aurons toute la mort pour nous reposer
Moustaki

Le week-end dernier, sur un coup de tête alors que j’avais prévu de me reposer, j’ai pris la route en sortant du boulot pour aller à Lille voir un ami se produire sur scène, et aussi voir des vieux amis nouveaux parents (j’ai d’ailleurs passé une heure immobile avec une toute petit gamine d’une semaine qui me dormait dans les bras, ça fait bizarre.) Dans quelques jours, je pars passer le week-end à Paris, il y a deux semaines, j’ai une amie qui est venue passer quelques jours à la maison, pour le nouvel an, j’avais un couple d’amis chez moi, dont la présence a chevauché un peu celle d’une famille de quatre personnes que j’aime bien, même s’ils sont normands, et qui ont aussi passé quelques jours à la maison.

Dans les trous de cet emploi du temps, j’étais en France pour des réunions de famille. Réunions qui ont commencé par un réveillon tout juste après deux heures de route tout juste après une quinzaine d’heures de voyage pour rentrer de New York, ou j’ai passé le séjour à marcher dix ou douze heures par jour. Le week-end qui avait précédé mon départ, je m’étais déjà pris mille kilomètres dans les pattes pour aller passer quelques jours en Normandie. À côté de ça, le week-end d’avant où je n’étais allé qu’à Paris aurait été presque reposant si je n’avais qu’à compter les six ou sept heures de route, mais non : quand on a de la bière sur la table, on parle, on parle et on parle jusqu’à faire des nuits très courtes…

Dans mon jardin d'hiver...

Dans mon jardin d'hiver

Temps magnifique dans mon jardin, ce week-end, avant de prendre la route (j’ai failli faire demi-tour 32 fois dans la première heure/les cinq premiers kilomètres. Un voiture à propulsion arrière, ça chasse bien du cul sur une patinoire.)

Sous le soleil Normand, il pleut.

Un week-end chez LeChieur, ça va du plus classique (Je ne comprends pas, avant que tu arrives, il faisait beau…) au plus inattendu (je l’ai vu faire une sieste presque sans ronfler.) Mais je ne regrette pas d’avoir affronté les éléments (cinq heures et des de route de retour de nuit en manque de sommeil avec une pluie tellement torrentielle que j’avais l’impression d’être un saumon remontant à la source) et les héritiers (j’ai encore été transformé en mur d’escalade, c’est de plus en plus fatiguant à mesure qu’ils grandissent[1][2]) parce que ce week-end m’a permis, en une courte retraite de trois jours, de me retrouver, d’explorer ma psyché et de découvrir en moi des choses étranges :

J’ai adoré les tripes à la mode de Caen[3][4][5]

Notes

[1] Mais en l’occurrence, ce qui ne vous tue pas me met de bonne humeur.

[2] Et moi, j’ai eu un joli dessin, na.

[3] À la mode d’où ?

[4] En même temps, mes derniers souvenirs de tripes remontent à un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître (les nazes.)

[5] Il est par contre probable que les tripes à la mode de Caen soit meilleures à Caen (avant-hier, puisque vous posez la question) qu’à Lille (du temps que l’humble garni qui nous servait de nid ne payait pas de mine.)

Quand je serai débloqué, je vous ferai signe.

Un voyage en solo, des nouvelles responsabilités, une soirée avec des inconnus, un rendez-vous avec une inconnue… Je suis assez fier, en ce moment, de la façon dont je sors régulièrement de ma zone de confort.

Mais ce n’est pas facile : dès qu’il y a enjeu social, aussi faible soit-il, je ne sais plus comment réagir, je reste bloqué, coincé, mal à l’aise. Je sens qu’il y a encore du boulot.

Du coup, je me demande si j’ai raison d’envisager un hébergement communautaire pour les vacances qui approchent.

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