Métaphore

Il fait froid dehors

humeurs

Ruminations et maugréements.

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A promise of darkness

Il y a des choses qu’il faut savoir terminer et laisser derrière soi. On n’est pas sûr qu’on avancera un jour sans, mais on est sûr de ne pouvoir avancer avec.

photo: Sunset on Canada.

Emptiness

Habituellement, l’hiver est ma saison préférée. Cette année, va savoir, ça me fait penser au Canada. Et les marchés de Noël à l’Allemagne.

J’envie les gens qui sont capables de tourner facilement les pages.

galerie du voyage sur Flickr.

Amis

Fichier audio intégré

Les mêmes matins d'hiver,
Les mêmes yeux mal ouverts,
Les mêmes détresses,
Les mêmes genoux griffés
Pour trouver à l'arrivée
La même maîtresse,
On se répétait sans cesse...

Amis,
Amis,
Contre tous les coups du sort
De la journée,
On sera deux.
Amis,
Amis,
A la vie comme à la mort,
Plus emmêlés
Que nos cheveux.

Quand, trop vite, on a grandi,
On se retrouve transi.
Loin des jeux de billes,
Sous nos boutons de malheur
A se torturer le cœur
Pour la même fille,
Est-ce assez pour qu'on oublie ?

Amis,
Amis,
On a le sens de l'humour
Quand sont trop lourds
Ces chagrins-là.
Amis,
Amis,
A la vie comme à l'amour.
Chacun son tour
Les portera.

Tant d'histoire partagée,
De coups de cœur échangés,
D'amour et d'insulte
Pour ne pas s'apercevoir
Qu'on est dix ans sans se voir
Dans tout ce tumulte
Pour se retrouver adulte...

Amis,
Amis,
On n'a plus rien à se dire.
On a fini
Par arriver,
Amis,
Amis,
Doucement à devenir
Deux abrutis,
Deux étrangers.

Buvons à la ...

À moi, mon piano...

hypersensible

En ce moment, histoire de me distraire du changement de vie et de rythme, histoire surtout de me vider la tête, je me fais une petite cure de Star Trek[1] Bon ben même là, j'ai les larmes qui surgissent brutalement en voyant un enfant heureux.

J'ai bien peur d'être salement atteint, quand-même...

Notes

[1] Deep Space Nine, lus précisément, je suis ce qu'on appelle un niner. Un jour, je vous raconterai comment je me suis transformé en caricature de geek et je suis devenu trekkie sur le tard, à mon corps défendant, sans le faire exprès.

Licorne rose

Licorne rose

Ah, tiens, tant que j'y suis, un rappel : le premier crétin qui s'oppose à ce qu'on me prélève quelque organe que ce soit une fois crevé, je veux bien faire une exception à l'inexistence de l'au-delà pour revenir lui foutre mon pied au cul. Et pas qu'un peu.

Que tout ce qui peut servir serve, le reste peut partir aux ordures.

(J'ai piqué la licorne à Célinextenso)

page blanche

[cette page a été laissée intentionnellement blanche.]

Le côté obscur

Elle est là, allongée, lascive, je m’attends presque à l’entendre ronronner. Elle me dit viens !, elle me dit rejoins-moi… Elle me susurre que ma place est avec elle.

Et c’est vrai que ça a l’air facile, c’est vrai que ce chemin là est séduisant, parce que quand même, au bout d’un moment, c’est fatiguant de faire des efforts tous le temps. Ça serait tellement bien de pouvoir se laisser aller, se couler tranquillement, se lover sur cette couche qui a l’air si reposante. Suivre la pente, pour une fois…

Sortir les poubelles

Et c’est reparti …

Renovations

Je m’aperçois qu’il y a un bout de temps que je n’ai pas utilisé ces pages dans un but cathartique, alors que ça m’a fait beaucoup de bien lors des deux années écoulées. Évidemment, le fait que j’aille mieux y est pour beaucoup, mais aller mieux ne veux pas dire aller bien. D’un autre côté, à trois années près, je n’ai pas souvenir d’être vraiment allé bien dans ma vie : trop de fantômes, trop d’inadaptation, trop de conflits internes.

Humeur du jour

Démotivé.

Anniversaire #5

Et un qui nous fait cinq, ce qui marque la fin de notre série.

Anniversaire #1

Ah tiens, aujourd’hui, c’est le premier anniversaire d’une série qui va s’étaler sur un mois et demi. Bah.

Et qu'elle soit bonne !

C’est étrangement calme, ici …

Les vacances très loin, les réunions de famille pour les fêtes à peine débarqué de l’avion, puis quelques jours avec les Normands à la maison, et dès qu’ils ont fait de la place, ils ont été remplacés par les Ex-expats qui sont repartis tout à l’heure. Du coup, être tout seul tranquillement posé chez moi est un peu irréel, surtout que l’impression de grand calme est renforcée par la neige qui ouate tout dans le parc, derrière la baie vitrée.

Mais c’est bien aussi. Aussi parce qu’évidemment, j’ai été heureux d’avoir du monde à la maison, heureux de me balader dans les rues de la ville et d’aller boire des bières en fumant des clopes tant que c’était encore possible, heureux avant ça de voir la famille, heureux de ces vacances si longtemps attendues. Vacances dont bien entendu je vais vous reparler bientôt, mais d’abord, j’ai à faire le tri parmi près de 1600 photos.

En attendant, je vous signale juste que je ne suis pas mort, et puisque je suis là, je sacrifie aux traditions en vous souhaitant une excellente année. Pour ma part, 2009 n’a pas été la meilleure année de ma vie, mais a été bien meilleure que la précédente. Et puisque la spirale descendante entamée en 2005 semble s’être enfin inversée, j’entends bien que 2010 continue dans la lignée et qu’elle me soit la plus bénéfique possible.

Plein de trucs sympas pour vos étrennes, les gens.

Toutes connexions synaptiques ouvertes

Merde, ça faisait longtemps. Une heure et demie que je suis couché, épuisé, une heure et demie que je ne réussis pas à arrêter la tête. Les pensées s”entrechoquent, les analyses démarrent sans jamais pouvoir s’arrêter par manque d’informations, je voudrais dormir et plus j’essaie d’arrêter de réfléchir plus ça s’emballe.

C’est ça, ça s’emballe : et si ? Oui, mais… Attends, est-ce que ça ne voudrait pas dire que ? L’accélérateur est enfoncé à fond, l’embrayage aussi, le moteur tourne fou et moi avec lui.

Au moment où j’écris ces quelques mots, je sens la béquille chimique qui commence à agir ; moi qui était si fier d’avoir résisté à son appel depuis si longtemps, je n’imaginais pas retraverser ça sans aide. Je ne peux pas faire face à ce raz-de-marrée mental, pas ce soir.

Je voudrais mettre sur pause la maladie de la réflexion.

Retard à l'allumage

Voilà : j'ai passé le plus clair du mois d'août à recevoir des amis sous un soleil bruxellois tout à fait anormal. C'était bien, fatiguant, mais bien. C'est peut-être cette fatigue, ou alors le vide qui est devenu inhabituel ou alors la drache bien pourrie qui joue sur l'humeur, mais je ressens un truc depuis quelques jours que je ne cernais pas jusqu'à présent. Maintenant, c'est fait :

J'ai le moral en berne.

Incrémentation

Aujourd'hui, le compteur tournait une fois de plus. Je n'étais pas top festif.

À l'orée du sommeil

C'est au moment où je m'endors que c'est le plus difficile... N'avoir pas de nuque dans laquelle passer la main, pas d'odeur de fille à respirer, pas de taille où me reposer, pas de corps avec lequel s'allonger en cuillère, pas d'oreille où glisser mes je t'aime...

L'été est fini

Ce ciel est si bas que si j'étais un canal ...

Fragilité

Anna Karina

À quelque-chose, malheur est bon

Très longtemps, je n'ai pas compris les baisses de moral induites par la météo, jusqu'à ces derniers mois où, fragilisé, je m'y suis découvert très sensible, et aujourd'hui il a fait beau.

Il aura suffi d'un peu de soleil sur les Flandres, de quelques personnes que j'aime, d'une Enchianteresse qui a insisté pour me déranger dans mon humeur maussade et asociale pour que vole en éclats mon mal-être d'hier et que je me sente bien.

Je n'ai pas d'animosité envers ces humeurs là quand elles me prennent : j'ai de la douleur en moi, elle doit sortir. Il y a loin, j'ai lu un bouquin de SF dont le prétexte était que le cerveau étirait à l'infini les derniers instants de conscience de quelqu'un mourant dans d'atroces souffrances pour étirer la douleur et la rendre supportable. J'y pense beaucoup ces derniers temps parce que je sens en moi un mécanisme proche : la douleur est là, elle doit sortir, et plus le débit est fort, plus il emporte tout sur son passage. Plus il est faible, et plus l'écoulement est long.

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