Métaphore, il fait froid dehors

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Mercredi 11 novembre 2009

Gamin !

Il nous fallut bien du talent
Pour être vieux sans être adulte…

Brel

Ah ça oui, je suis très gamin. Ça m’a beaucoup été reproché. Nan parce que tu comprends, à mon âge, il faut quand même penser à être raisonnable, tu vois ?

Non, je ne vois pas bien. D’ailleurs, je n’ai jamais très bien vu. Ça veut dire quoi, d’ailleurs, être raisonnable ? Être sérieux ? Oh putain, jamais ! Moi, j’aime bien courir dans les flaques, j’aime bien tirer les couettes des filles, j’aime bien me coucher trop tard après avoir trop bu, j’aime bien claquer du fric pour acheter des conneries, j’aime bien regarder des dessins animés à la con.

Et j’ai comme l’impression que la raison qu’on essaie de me vendre (depuis tout petit) est la négation de tout ça : s’habiller proprement et marcher droit, montrer à la gent féminine qu’on est un éventuel futur père de famille responsable, se coucher à 23h parce que demain on travaille, se priver de mille petits plaisirs parce qu’on est économe (euh .. radin ?) et se débarrasser de sa télé pour montrer son indépendance d’esprit. Et tout ça me fait bien chier, parce qu’au final, ça donne quoi ? On ne s’amuse plus.

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Jeudi 6 août 2009

Papa

Dans quelques heures arriveront chez moi les gamins que je veux voler depuis des années, accompagnés de leur parents. Et j'ai en tête une réflexion sur le sujet qui me traîne depuis la dernière fois que je les ai vus (j'en profite parce que dans une semaine, ils m'auront sans doute tellement épuisé que j'aurai changé d'idée.)

J'ai eu envie d'avoir des enfants deux fois dans mon existence : d'abord après quelques années passées avec la première femme de ma vie, ensuite après quelques années passées avec la seconde. Pour moi, ça avait toujours été clair : il ne s'agissait absolument pas d'une envie d'enfants per se, mais d'une étape logique dans l'histoire d'amour ; je n'avais pas plus que ça envie de me reproduire, plutôt de reproduire la fille que j'aimais (d'ailleurs, je voulais des filles.)

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Lundi 1 juin 2009

C'est comme les cochons

Nous savons tous les deux / Que le monde sommeille / Par manque d'imprudence
Jacques Brel

J'ai acheté récemment une feuille de choux au prétexte qu'elle parlait de Brel. À ma décharge, je n'imaginais avant l'achat la "qualité" de la rédaction. Baste.

Hormis l'impression difficile à supporter que ces gens s'écoutent écrire, dès les cinq premières pages, on avait dit par trois fois que Brel haïssait les bourgeois. Il me semble que lorsqu'on se pique d'écrire sur un auteur, il pourrait être intéressant de le lire et de le comprendre.

Parce que déduire de l'écoute des Bourgeois qu'il n'aimait les bourgeois, c'est un raccourci rapide, facile et très énervant. Déduire le sens d'une chanson en en n'écoutant que le refrain, c'est de la paresse. J'accorde à tous le droit à être paresseux, mais merde, qu'on n'écrive pas dans les magazines en se donnant l'air de connaître son sujet !

Cette chanson n'a jamais tapé sur les bourgeois : elle tape sur l'embourgeoisement. Elle s'en prend à tous ces ceusses qui vont refaire le monde à vingt ans et qui un jour en ont trente.

J'ai déjà vu ça.

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Samedi 14 février 2009

Peur du vide

Dans la salle d'attente
De la gare de Nantes
J'attends
Juste le retour du printemps.

Higelin

Aujourd'hui, c'est un double anniversaire : Celui de l'agression et celui de la rupture (en réalité quelques jours plus tard, mais quand elle a refusé de me voir ce jour là, sachant ce que ça représentait pour moi, j'ai compris.) Et forcément, ça n'est pas le jour de l'année où je me lève dans les meilleures dispositions.

C'est très particulier, ce qui m'arrive en ce moment. Particulier à mon échelle : Mon amour pour elle a rempli les sept dernières années de ma vie. Les neufs précédentes l'avaient été par ma première grande histoire et ses séquelles. Ça fait seize ans.

Depuis seize ans, je me suis regardé par les yeux des deux filles que j'ai vraiment aimées. J'ai fait mon possible pour être celui que je croyais qu'elles voulaient. Oh, ça ne veut pas dire me travestir ou me trahir, ça tient plus du maquillage : Montrer principalement les bons côtés, essayer de laisser dans le placard les morceaux dont on n'est pas fier. Et surtout, ne pas se regarder, mais essayer d'imaginer l'image qu'on va produire chez l'autre. Travailler à s'améliorer, mais en se disant Elle va aimer ça plutôt que Je me sens mieux.

Et puis c'est pratique, ça évite de se regarder soi-même. Parce que j'ai du mal à me cacher mes propres mauvais côtés, ils me sont douloureusement évidents. A un point tel que je me demande parfois si cette occasion de ne pas me regarder n'est pas une des raisons principales de ma façon de me donner à l'autre. En tous cas, ça m'a bien aidé ces seize dernières années à ne pas regarder en face de ce mec que je n'ai jamais aimé : celui que je voyais ou que j'imaginais dans les yeux de l'autre était beaucoup plus sympathique.

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Mercredi 11 février 2009

les promesses non tenues

Ma mésaventure de pizza n'a l'air de rien comme ça, mais elle participe beaucoup de la baisse de mon moral ces derniers jours : Des tas de petites emmerdes, pas des masses de petits plaisirs et surtout une promesse non tenue.

Je ne sais pas si vous vous souvenez de la fois où je n'ai pas reçu mon piano et du coup que ça a donné à mon moral dans les semaines qui ont suivi. Ça peut paraître idiot, mais il y a un fond là dessous. Un traumatisme d'enfance.

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Jeudi 9 octobre 2008

la gestion raisonnée du plaisir

J'ai une histoire à vous raconter. Je l'avais dans ma besace depuis un bout de temps, mais une enchianteresse m'a donné la pichenette qui me manquait pour commencer à en faire des mots. Attention, c'est une histoire vraie.

Prenons un garçon que nous appellerons Eusèbe, faute de mieux. Eusèbe est né dans une famille modeste, mais dure à la tâche. Ses parents lui ont enseigné les vraies valeurs et lui ont fait comprendre que le bonheur de sa vie future ne tenait qu'à lui. Eusèbe a bien compris et est devenu un élève modèle. Il ne jouait guère au ballon avec les copains, mais il était toujours dans les premiers de sa classe. À l'adolescence, il n'a guère perdu de temps à tourner autour des filles : il était un des meilleurs de sa classe. Arrivé au lycée, plutôt que d'aller fumer des pétards et se bourrer la gueule avec ses copains, il travaillait chez lui. Parce qu'il n'était pas un de ces élèves brillants sans le faire exprès : c'était un sacerdoce de chaque instant que de se maintenir parmi les meilleurs, il n'avait pas de temps à perdre en futilités, il s'occupait à se préparer une belle vie.

Parce qu'il avait décidé depuis longtemps de ce qu'il allait devenir : Comme dans les plus beaux rêves de ses parents, il serait médecin. Ça a représenté beaucoup de travail, beaucoup de sacrifices sociaux, de sacrifices financiers aussi, la moitié de sa scolarité a été axée vers ce but : devenir médecin. S'assurer une vie hors du besoin, une position enviable, qui en plus allait lui permettre de rattraper son retard abyssal en filles.

Le jour où il a eu tous ses diplômes, ça a été une fête dans la famille. Lui même avait du mal à imaginer ce qui l'attendait, il n'avait jamais rien fait d'autre jusque là que de bûcher dans l'attente de ce moment là, la délivrance allait enfin arriver, la vie allait enfin pouvoir commencer. Bon, il restait encore le service militaire (oui, ça date, mon histoire) mais même ça, c'était déjà presque une détente.

Eusèbe est mort d'un accident de la circulation pendant son service militaire.

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Mercredi 30 juillet 2008

Passionné ?

Complètement en dehors de cette analyse permanente qui est mon hobby préféré, j'ai écrit cette envie d'excès que je retrouve actuellement. Ça a fait réagir Mitternacht qui a promis dans les commentaires un texte sur le sujet. C'est fait, et ça parle d'un garçon passionné et d'une fille qui veut qu'on l'aime comme dans les films. J'ai bien essayé de le résumer pour les paresseux, mais il y avait peu de remplissage, alors je vous engage à le lire avant de passer à la suite (et les paresseux peuvent se rassurer, ce n'est pas bien long.)

Voilà, vous avez lu ? Je peux continuer ? Non, j'en vois encore un là qui a fait semblant. Tu ferais mieux d'y aller, sinon tu ne vas pas comprendre de quoi je parle. Oui, j'insiste, c'est pour ton bien.

C'est bon maintenant ?

Bon.

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Vendredi 4 juillet 2008

Cette histoire de place

J'ai la tête qui surchauffe depuis quelques mois : j'essaie d'appréhender mon état du moment, du coup je réfléchis tout seul dans mon coin, je réfléchis en parlant avec des amis, je réfléchis en écrivant ici, chaque verbalisation me permet de cerner un peu mieux ce qui m'arrive et donc comment je dois réagir pour ne pas aller plus mal.

Mais on n'a pas fait mieux que la psychothérapie pour se voir renvoyer les bonnes questions et faire des progrès brutaux : je pense que grâce à une question qui a été judicieusement choisie, j'ai fini par comprendre la raison principale de ma difficulté à gérer cette rupture.

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Mercredi 18 juin 2008

J'veux d'l'amour

Putain, c'est quand même dur à écrire, ces mots là.

J'ai parlé il y a quelque temps du syndrome de l'imposteur. Il ne m'est apparu que récemment qu'il n'était pas limité à ma vie professionnelle : Je ne sais pas jusqu'où il peut s'étendre, ma seule certitude à ce stade de mes réflexions, c'est qu'il est bien présent dans ma vie amoureuse. ce Elle est trop bien pour moi, qui m'a été reproché lors de ma dernière relation mais qui est une vieille connaissance, cachait sans doute plus prosaïquement un Un jour, elle va se rendre compte que je ne suis pas aussi bien qu'elle l'a cru au départ.

Oui, l'idée est la même, il s'agit toujours de se déprécier, mais ça a quelque chose de plus vicieux. Hors le fait que la rupture semble entériner cette vision des choses, on comprend bien l'effet épée de Damoclès qui me fait merder complètement dès que j'ai l'impression qu'en face de moi il y a le moindre doute.

Jusqu'où vais-je devoir remonter pour comprendre l'origine de ce dysfonctionnement ? J'ai cru pendant des années qu'il fallait remonter à ma pré-adolescence, quand j'étais un gamin délicat plus copain avec les livres qu'avec les enfants de son age, partant cible idéale pour les petites brutes de l'école.

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Mardi 10 juin 2008

Motto #3 : Il est inutile de s'énerver

Il y a dix ans, lors d'une démarche administrative, j'avais vu scotchée sur un comptoir, attribuée au Dalaï Lama, la citation suivante :

Si vous êtes confronté à un problème grave, réfléchissez-y sérieusement. S'il y a une solution, il est inutile de s'énerver. S'il n'y en a pas, c'est d'ailleurs tout aussi inutile.

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Jeudi 5 juin 2008

Motto #2 : Devenir meilleur

Il m'arrive de regarder la télévision, voire de regarder n'importe quoi à la télévision. C'est ainsi qu'il y a quelques années, j'ai vu As Good as its Gets, une comédie romantique avec Helen Hunt (pour laquelle j'avais un fort faible à l'époque, elle me rappelait furieusement une de mes ex) et Jack Nicholson. Je vous fait le pitch vite fait : un auteur célèbre mais totalement antipathique, névrosé et bourré de TOC en tous genres tombe un jour amoureux de la serveuse du resto où il s'assied tous les jours à la même table pour manger le même repas avec les mêmes couverts. Évidemment, ça amène pléthore de scènes plus ou moins drôles et à la fin ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants. un film sympathique mais bon, sans plus.

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Mercredi 4 juin 2008

Motto #1 : Aimez votre age

Il suffit de parfois pas grand chose pour faire avancer dans la vie. Parmi ces pas grande choses, il y a quelques idées, quelques phrases, ramassées ici et là, qui sont celles que je choisirais de faire encadrer sur ma cheminée, eussé-je une cheminée et l'envie d'y avoir une décoration ringarde.

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Lundi 28 avril 2008

Équilibre

Dans un commentaire récent, Al'han me disait :

Mais putain, les gens comme toi, je me permets de faire une généralité, ils sont plein de ressources. Et je comprends pas que la Fille-qui-part puisse engendrer toute cette crasse dans les yeux et dans la tête. Parce que, OK, c'est déséquilibrant, et que t'es tombé.

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Le mythe du solitaire

tel est en effet l'axiome caché de la philosophie occidentale : pour être intelligent, il faut être seul. Délié. Sans amour sinon pour la vérité ou la transcendance. [...] Ce qu'une telle perspective néglige, c'est que l'individu seul n'a aucune raison de penser, tandis que l'eros et la philia tissent des liens de désirs et d'intelligence nécessaires à l'éclosion de l'œuvre d'art ou du concept. À se considérer lui même comme une sorte de dieu qui devrait créer le monde ex nihilo, le sujet court le risque de se vouer au néant, de se stériliser.

C'est de la plume d'Alexandre Lacroix. Pas mieux.

Vendredi 18 avril 2008

Pas pareil

Depuis tout petit, j'ai vraiment cette envie -que beaucoup partagent, je pense- de n'être pas tout à fait comme tout le monde. Là où je pousse un peu le truc, c'est que j'essaie de me faire ma petite place à part dans à peu près tout ce que je fais, que ce soit créatif, au boulot, ou simplement humain.

Mettons par exemple que je fasse de la musique : je n'aurais pas pu faire de la guitare : tout le monde joue de la guitare. J'ai donc fait de la basse, ce qui est plus rare. Plus rare, mais ça arrive quand même, donc j'ai évité soigneusement toutes les techniques de jeu modernes que je voyais autour de moi, à la place, j'ai préféré faire des milliers de notes. Ça n'est sans doute pas meilleur, mais au moins ce n'est pas comparable.

D'ailleurs, au cas où quelqu'un se mettrait à faire des choses comparables, finalement je me suis mis aux claviers et aussi à la guitare, au cas où. Et à la guitare, j'ai fait exactement la même chose : j'ai développé un style de jeu que n'effleuraient pas mes petits camarades. Du coup, je vis très bien de ne savoir faire ce que font les autres, puisqu'eux ne savent pas faire ce que je fais.

Au boulot, c'est le même topo : en plus de mes attributions relativement classiques, je suis depuis longtemps le préposé officiel aux trucs bizarres : on ne sait pas comment faire ? On n'a jamais vu ça ? C'est pour ma pomme.

Mais je réussis ça très bien également dans mes relations avec les autres. Les banales d'abord, où je ne veux pas être juste un client N entre le client N-1 et le client N+1, mais où je veux établir un contact humain, je veux qu'on me regarde et je veux déclencher un sourire. Je ne veux pas être un lambda.

et puis les relations plus suivies : J'ai souvenir qu'au lycée, j'étais accepté par un certain nombre de bandes, des premiers de la classe au punks qui fumaient des pétards dans les buissons, avec tous les entre-deux possibles. Pourtant je ne faisais partie d'aucune, et j'aimais beaucoup ce papillonage.

Aujourd'hui je continue sur le même principe : à ma grande honte, j'aime quand une amie me dit qu'elle me passe ce qu'on n'accepterait pas facilement des autres. J'aime quand on me rapporte que des copines disent de moi que je suis chiant, mais qu'elles ne peuvent m'en vouloir, parce que je suis xave. J'aime attirer l'attention en étant le dernier arrivé à des répétitions de théâtre ou celui dont on accepte qu'il refuse les activités de groupe. Et j'aime à penser que si on accepte de moi ce genre de choses, c'est qu'il doit être visible d'une façon ou d'une autre que si, souvent, je me sens différent, jamais je ne me sens supérieur.

Au contraire.

Mardi 8 avril 2008

la musique qui fait mal à la tête

On pourrait croire à mes écrits récents que j'ai du mal à supporter ma rupture. Ce n'est pas exactement le cas, en tous cas pas directement ; Disons que la rupture n'est que la perte du dernier des points d'appui grâce auxquels j'avais réussi à me construire un équilibre ces dernières années.

Mais ce problème d'équilibre est bien plus profond que cette histoire là, je m'y débats depuis des lustres. Il est un indicateur de cette situation auquel je n'avais jamais pensé : la musique.

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Mercredi 27 février 2008

le bonheur


(Écoutez ce morceau !)

'Cause I don't know what to do
Everything's gone blue:
Mind and body and soul,
And I'm feeling so alone...
But you love me, don't you ?

Findlay Brown

Au cours des dernières discussions que j'ai eues avec Julie, j'ai compris certaines choses sur moi, par la vertu du vieux principe qui veut qu'on apprenne des choses sur soi-même en les formulant presque par hasard au milieu d'une discussion où on jette des idées en vrac.

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Mercredi 9 mai 2007

Le syndrôme de l'imposteur

Celui-là, ça fait tellement longtemps que je le tourne dans ma tête que je ne sais absolument plus comment j'en suis venu à découvrir son existence, partant son adéquation à mon cas. Ce n'est pas quelque chose de très compliqué à exprimer, je l'ai trouvé décrit sous le nom de complexe de l'autodidacte. Les deux noms sont intéressants, l'un aide ceux qui en souffrent à se rendre compte qu'il s'agit de quelque chose qui les concerne, l'autre donne d'emblée une vision claire d'une de ses causes principales.

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Vendredi 16 mars 2007

De la difficulté d'écrire

Je me retrouve une fois de plus à essayer de rattraper mon retard dans pas mal de domaines : des tas de trucs au boulot, des factures, des papiers, des révisions, du classement, du rangement, et toute cette sorte de choses. Et une fois de plus, il y a certaines choses qui passent en bas de la liste, qui toutes concernent l'écriture. D'abord il y a ces mails qui traînent au fond de la boite, et qui sont tous d'une certaine importance, à défaut d'être urgents : leur point commun est d'attendre une réponse qui tient sur plus de quelques lignes, et donc il faut que je prenne le temps de m'asseoir, de ne rien faire d'autre, et de rédiger. Du coup hop, les voilas qui prennent la poussière (les destinataires en attente se reconnaîtront facilement, hein Amélie ?)

Ensuite, évidemment, il y a ce site, que vous tous, mes plus grand fans (oui, tous les trois) scrutez avec impatience en attendant que je veuille bien y balancer quelque mots. Vous croyez que c'est facile ?

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Vendredi 26 janvier 2007

Ceci n'est pas un blog

Je ne suis pas plus intéressant qu'un autre. Enfin, si : pour moi. Mais pour vous ?

Petit rappel historique, pour ceux qui n'auraient pas suivi : Quand j'ai démarré ce site, il y a huit ans de ça, c'était juste un site perso qui mettait en avant les dernières nouvelles, afin de tenir au courant les copains que ça intéressait. Ceci afin de proposer un site régulièrement mis à jour, histoire d'éviter qu'il ne meure de dessèchement, sort qu'avaient connu certains de mes sites précédents. Très vite, les autres morceaux du site sont tombés et n'est plus resté que cette collection d'éditos, soigneusement archivés.

Après quelques années à être tranquille dans mon coin, voilà que brutalement, tout ça s'appelle un blog et que c'est à la mode.

Fichtre.

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