Métaphore, il fait froid dehors

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vendredi 4 juillet 2008

Cette histoire de place

J'ai la tête qui surchauffe depuis quelques mois : j'essaie d'appréhender mon état du moment, du coup je réfléchis tout seul dans mon coin, je réfléchis en parlant avec des amis, je réfléchis en écrivant ici, chaque verbalisation me permet de cerner un peu mieux ce qui m'arrive et donc comment je dois réagir pour ne pas aller plus mal.

Mais on n'a pas fait mieux que la psychothérapie pour se voir renvoyer les bonnes questions et faire des progrès brutaux : je pense que grâce à une question qui a été judicieusement choisie, j'ai fini par comprendre la raison principale de ma difficulté à gérer cette rupture.

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mercredi 18 juin 2008

J'veux d'l'amour

Putain, c'est quand même dur à écrire, ces mots là.

J'ai parlé il y a quelque temps du syndrome de l'imposteur. Il ne m'est apparu que récemment qu'il n'était pas limité à ma vie professionnelle : Je ne sais pas jusqu'où il peut s'étendre, ma seule certitude à ce stade de mes réflexions, c'est qu'il est bien présent dans ma vie amoureuse. ce Elle est trop bien pour moi, qui m'a été reproché lors de ma dernière relation mais qui est une vieille connaissance, cachait sans doute plus prosaïquement un Un jour, elle va se rendre compte que je ne suis pas aussi bien qu'elle l'a cru au départ.

Oui, l'idée est la même, il s'agit toujours de se déprécier, mais ça a quelque chose de plus vicieux. Hors le fait que la rupture semble entériner cette vision des choses, on comprend bien l'effet épée de Damoclès qui me fait merder complètement dès que j'ai l'impression qu'en face de moi il y a le moindre doute.

Jusqu'où vais-je devoir remonter pour comprendre l'origine de ce dysfonctionnement ? J'ai cru pendant des années qu'il fallait remonter à ma pré-adolescence, quand j'étais un gamin délicat plus copain avec les livres qu'avec les enfants de son age, partant cible idéale pour les petites brutes de l'école.

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mardi 10 juin 2008

Motto #3 : Il est inutile de s'énerver

Il y a dix ans, lors d'une démarche administrative, j'avais vu scotchée sur un comptoir, attribuée au Dalaï Lama, la citation suivante :

Si vous êtes confronté à un problème grave, réfléchissez-y sérieusement. S'il y a une solution, il est inutile de s'énerver. S'il n'y en a pas, c'est d'ailleurs tout aussi inutile.

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jeudi 5 juin 2008

Motto #2 : Devenir meilleur

Il m'arrive de regarder la télévision, voire de regarder n'importe quoi à la télévision. C'est ainsi qu'il y a quelques années, j'ai vu As Good as its Gets, une comédie romantique avec Helen Hunt (pour laquelle j'avais un fort faible à l'époque, elle me rappelait furieusement une de mes ex) et Jack Nicholson. Je vous fait le pitch vite fait : un auteur célèbre mais totalement antipathique, névrosé et bourré de TOC en tous genres tombe un jour amoureux de la serveuse du resto où il s'assied tous les jours à la même table pour manger le même repas avec les mêmes couverts. Évidemment, ça amène pléthore de scènes plus ou moins drôles et à la fin ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants. un film sympathique mais bon, sans plus.

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mercredi 4 juin 2008

Motto #1 : Aimez votre age

Il suffit de parfois pas grand chose pour faire avancer dans la vie. Parmi ces pas grande choses, il y a quelques idées, quelques phrases, ramassées ici et là, qui sont celles que je choisirais de faire encadrer sur ma cheminée, eussé-je une cheminée et l'envie d'y avoir une décoration ringarde.

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lundi 28 avril 2008

Équilibre

Dans un commentaire récent, Al'han me disait :

Mais putain, les gens comme toi, je me permets de faire une généralité, ils sont plein de ressources. Et je comprends pas que la Fille-qui-part puisse engendrer toute cette crasse dans les yeux et dans la tête. Parce que, OK, c'est déséquilibrant, et que t'es tombé.

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Le mythe du solitaire

tel est en effet l'axiome caché de la philosophie occidentale : pour être intelligent, il faut être seul. Délié. Sans amour sinon pour la vérité ou la transcendance. [...] Ce qu'une telle perspective néglige, c'est que l'individu seul n'a aucune raison de penser, tandis que l'eros et la philia tissent des liens de désirs et d'intelligence nécessaires à l'éclosion de l'œuvre d'art ou du concept. À se considérer lui même comme une sorte de dieu qui devrait créer le monde ex nihilo, le sujet court le risque de se vouer au néant, de se stériliser.

C'est de la plume d'Alexandre Lacroix. Pas mieux.

vendredi 18 avril 2008

Pas pareil

Depuis tout petit, j'ai vraiment cette envie -que beaucoup partagent, je pense- de n'être pas tout à fait comme tout le monde. Là où je pousse un peu le truc, c'est que j'essaie de me faire ma petite place à part dans à peu près tout ce que je fais, que ce soit créatif, au boulot, ou simplement humain.

Mettons par exemple que je fasse de la musique : je n'aurais pas pu faire de la guitare : tout le monde joue de la guitare. J'ai donc fait de la basse, ce qui est plus rare. Plus rare, mais ça arrive quand même, donc j'ai évité soigneusement toutes les techniques de jeu modernes que je voyais autour de moi, à la place, j'ai préféré faire des milliers de notes. Ça n'est sans doute pas meilleur, mais au moins ce n'est pas comparable.

D'ailleurs, au cas où quelqu'un se mettrait à faire des choses comparables, finalement je me suis mis aux claviers et aussi à la guitare, au cas où. Et à la guitare, j'ai fait exactement la même chose : j'ai développé un style de jeu que n'effleuraient pas mes petits camarades. Du coup, je vis très bien de ne savoir faire ce que font les autres, puisqu'eux ne savent pas faire ce que je fais.

Au boulot, c'est le même topo : en plus de mes attributions relativement classiques, je suis depuis longtemps le préposé officiel aux trucs bizarres : on ne sait pas comment faire ? On n'a jamais vu ça ? C'est pour ma pomme.

Mais je réussis ça très bien également dans mes relations avec les autres. Les banales d'abord, où je ne veux pas être juste un client N entre le client N-1 et le client N+1, mais où je veux établir un contact humain, je veux qu'on me regarde et je veux déclencher un sourire. Je ne veux pas être un lambda.

et puis les relations plus suivies : J'ai souvenir qu'au lycée, j'étais accepté par un certain nombre de bandes, des premiers de la classe au punks qui fumaient des pétards dans les buissons, avec tous les entre-deux possibles. Pourtant je ne faisais partie d'aucune, et j'aimais beaucoup ce papillonage.

Aujourd'hui je continue sur le même principe : à ma grande honte, j'aime quand une amie me dit qu'elle me passe ce qu'on n'accepterait pas facilement des autres. J'aime quand on me rapporte que des copines disent de moi que je suis chiant, mais qu'elles ne peuvent m'en vouloir, parce que je suis xave. J'aime attirer l'attention en étant le dernier arrivé à des répétitions de théâtre ou celui dont on accepte qu'il refuse les activités de groupe. Et j'aime à penser que si on accepte de moi ce genre de choses, c'est qu'il doit être visible d'une façon ou d'une autre que si, souvent, je me sens différent, jamais je ne me sens supérieur.

Au contraire.

mardi 8 avril 2008

la musique qui fait mal à la tête

On pourrait croire à mes écrits récents que j'ai du mal à supporter ma rupture. Ce n'est pas exactement le cas, en tous cas pas directement ; Disons que la rupture n'est que la perte du dernier des points d'appui grâce auxquels j'avais réussi à me construire un équilibre ces dernières années.

Mais ce problème d'équilibre est bien plus profond que cette histoire là, je m'y débats depuis des lustres. Il est un indicateur de cette situation auquel je n'avais jamais pensé : la musique.

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mercredi 27 février 2008

le bonheur


(Écoutez ce morceau !)

'Cause I don't know what to do
Everything's gone blue:
Mind and body and soul,
And I'm feeling so alone...
But you love me, don't you ?

Findlay Brown

Au cours des dernières discussions que j'ai eues avec Julie, j'ai compris certaines choses sur moi, par la vertu du vieux principe qui veut qu'on apprenne des choses sur soi-même en les formulant presque par hasard au milieu d'une discussion où on jette des idées en vrac.

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