Métaphore

Il fait froid dehors

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Je ne peux plus dire "Je t'aime"...

Elle m'a offert ce à quoi je n'avais pas eu droit après ma première grande histoire : une confrontation avec la réalité.

Et le fantasme n'a pas tenu la route : elle a vécu sans moi assez longtemps pour n'être plus la fille que j'aime. Une réflexion nous avait été faite lorsque nous étions ensemble que nous nous ressemblions de plus en plus à mesure qu'avançaient les années. Cette ressemblance n'était pas pour rien dans mon sentiment que nous étions l'un pour l'autre. Un an sans contact a fait disparaître ça ; la fille que j'ai rencontrée il y a quelques jours n'est plus celle dont je rêve, celle que je rêve depuis tant de longs mois. Il n'est pas besoin de chercher si c'est une bonne ou une mauvaise chose, la différence est suffisante pour que j'en sois conscient : Si je suis amoureux d'une fille, ce n'est pas de celle que j'ai croisée récemment. Celle là n'est plus ma Julie.

les petites routes qui tournent....

Je suis passé cet été voir des amies, et c'était bien : discussions et farniente sur la terrasse avec ma guitare. Elles m'ont bien fait comprendre que j'étais le bienvenu et que je pouvais rester autant que je le voulais, mais je ne pouvais pas, je sentais qu'il fallait que je prenne la route, il fallait que j'aille me prendre des paysages dans la gueule, j'en avais besoin.

Oh, ça tourne.

J'ai au moins découvert ça ces six dernières années : le plaisir d'un certain nomadisme. Je croyais auparavant que les vacances avaient plutôt tendance à me faire chier, c'était faux ; Simplement, je m'ennuyais à rester au même endroit. Que ce soit sur les routes de France ou du bout du monde, j'ai découvert que j'adorais rouler, découvrir de nouvelles routes et de nouveaux paysages.

Bien entendu, au début, j'ai surtout apprécié ces routes parce qu'à mes côtés était assise celle que j'aimais, et pendant longtemps (et heureusement) il ne m'a guère été possible d'apprécier la route séparément de sa présence. La première fois, ça a été mon tour de France, mais j'étais encore un rien trop dégagé de la tête pour réellement en profiter, je l'ai fait parce qu'il fallait que je le fasse. Cet été, je l'ai fait parce que j'en avais envie, parce que même j'en avais besoin.

Je suis une femme de marin

Aujourd'hui, je me suis réveillé en ayant un petit serrement au niveau des entrailles, l'impression qu'elle avait atteint le point de non-retour sur la route qui l'éloigne de moi. C'est totalement idiot et je ne crois pas du tout à ces histoires de femme de marin qui se réveille la nuit en ayant l'impression que son homme l'appelle, juste la nuit où il meurt noyé à l'autre bout du monde. Mais depuis quelques jours, je ne réussis pas à faire totalement taire cette petite voix qui essaie de me convaincre qu'elle a rencontré quelqu'un.

il y a un an

Il y a un an et quelques jours, pour être vaguement précis, je me cassais le poignet. J'entamais deux mois pas drôles où m'étaient interdits la plupart de mes loisirs, le boulot, et pas mal d'autres choses. C'était l'été, tout le monde était en vacances, et je me retrouvais seul alors qu'il m'était plus que problématique de me faire à manger, de faire des courses, du ménage ou simplement ma toilette.

Il y a un an, la fille dont j'étais amoureux m'a bien signifié que tout ça n'était pas une raison suffisante pour qu'elle accepte de me laisser passer une partie de cette période là avec elle. Et tout le reste a perdu son importance à côté de la tempête dans ma tête que ça a déclenché. Après des années de paix, les crises d'angoisse ont fini par se réinstaller et j'ai fini l'été dans un état lamentable, à essayer de me convaincre que ces idées là étaient idiotes et que c'était ma tête qui n'allait pas et imaginait des choses qui n'existaient pas. J'y étais presque arrivé d'ailleurs, quand quelques mois plus tard elles se sont brutalement confirmées.

Aujourd'hui, je réapprends à vivre avec cette absence là, la dame des questions m'aide beaucoup. Mais le creux est toujours là. J'étais ces derniers jours en train de bosser sur des projets perso, le genre qui ne l'aurait jamais intéressée, mais j'avais envie, comme avant, de me lever pour aller la déranger dans ses projets perso à elle, juste le temps de l'embrasser et de s'y remettre.

Il y a du travail, pourtant je suis en train de chasser tout doucement les ombres dans ma tête. Ça va mieux.

Mais elle est toujours absente.

encore un cauchemar

Ce week-end, j'ai encore rêvé que je voyais son nouveau mec. Pire, il voulait que nous ayons de bons contacts. J'ai passé tout un rêve à essayer de refermer les portes derrière moi. Chose étrange : dans ce rêve, il était évident que c'était elle, mais ce n'est qu'à mon réveil que je me suis rendu compte que je l'avais physiquement remplacée par une autre ex très importante, mais d'il y a trèèèès longtemps.

Dois-je analyser ça comme une indication que dans ma tête, tout ça commence à être du passé ?

J'aimerais pouvoir en tous cas. Mais je continue de penser à elle, d'avoir envie de parler avec elle, envie de la voir, envie d'entendre sa voix. Envie de la prendre un peu beaucoup dans mes bras.

pour me narguer

Au hasard de mon ménage, un cheveu rouge ...

une fille bien

Il y a un petit quelque chose qui me met mal à l'aise sur ces pages, c'est que je vous parle de mon ressenti par rapport à ma situation, mais par la force des choses vous n'avez que mon point de vue, qui est forcément biaisé.

grosse claque

Je ne crois pas plus que ça aux contes de fées : je n'imaginais pas que j'allais effacer les derniers mois d'un coup de baguette magique. J'estimais possible une certaine interprétation de la situation, et je devais le faire, fut-ce pour n'avoir pas de regrets. Mais je ne l'estimais pas probable et je savais que j'allais vraisemblablement au devant d'un coup de pelle dans la gueule, j'y étais préparé.

partout

Je fais la vaisselle, l'évier est trop bas, j'ai mal au dos, et un grand trou s'ouvre sous moi en repensant à nos séances de massages.

C'est sidérant à quelle point cette fille avec qui je n'ai jamais habité est présente à chaque moment de ma vie.

À ma place

Une amie me demandait récemment ; Si tu avais su le bonheur que cette relation allait t'apporter, même en sachant comment ça allait se terminer, tu y serais allé quand même, non ?

Je ne crois pas.

Adieu Julie

Je l'avais dit ici : J'avais envie de la voir parce que j'avais l'impression que nous étions en train de faire une connerie; Aujourd'hui, j'ai pris le volant, parcouru les trois cent cinquante kilomètres qui ont été notre garantie de non prise d'habitude pendant quatre ans et notre habitude les années suivantes et je l'ai appelée. J'ai entendu sa voix pour la première fois depuis deux mois et nous nous sommes vus pour la première fois depuis autant;

Nous sommes allés nous parler autour d'un verre, je lui ai dit énormément de ce que j'avais sur le cœur, de mes doutes, du bonheur dont nous avons montré que nous étions capables, des milles choses folles que je voulais encore faire avec elle.

Je lui ai dit qu'à Paris il pleuvait, que j'avais une voiture, et que la météo prévoyait un temps magnifique sur la Toscane tout le week-end. Je lui ai dit que si elle n'avait pas envie de rouler, j'avais mon passeport sur moi et nous pouvions prendre le premier avion pour le Vietnam. Je lui ai dit que ce bonheur dont nous sommes capables valait le coup d'essayer, même si ça n'était que pour un week-end, pour trois semaines ou pour six mois. Je lui ai dit que si elle avait le moindre doute, ça valait le coup de nous donner une chance, aussi faible soit elle.

Elle n'avait pas le moindre doute.

Alors j'ai écouté sa voix pour la dernière fois, je l'ai prise dans mes bras pour la dernière fois, j'ai hûmé l'odeur de sa peau pour la dernière fois, j'ai caressé sa joue pour la dernière fois, j'ai posé la main sur sa nuque pour la dernière fois. J'ai même posé mes lèvres sur les siennes pour la dernière fois.

Et tandis qu'elle s'éloignait derrière la grille du métro, je l'ai regardée pour la dernière fois.

Elle était belle.

Adieu Julie. Je t'aime.

Bipolaire

C'est assez étrange, finalement, mon état du moment. Tout se mélange et je commence à ne pas savoir si je vais bien ou pas. Je ne sais pas si le opportunités l'emportent sur les regrets ou le contraire, ou si tout ça se mélange d'une façon inextricable et ne se dénouera que dans des mois ou des années.

Les opportunités me fascinent. Il y a bien longtemps que je n'étais pas allé aussi vite de rencontres en retrouvailles. Il y a des amis que j'ai plus vus ces deux derniers mois que lors de l'année précédente, j'ai rencontré une princesse inca même pas psychopathe (ou pas trop) j'ai revu mon mythe fondateur douze ans après la dernière dispute et j'en ai été heureux, j'ai rencontré une magicienne qui m'a fait comprendre qu'il est d'autres filles qui me sont parfaites avant de disparaître dans un nuage de fumée, j'ai vu plus de France en dix jours que de Nouvelle-Zélande en trois semaines et j'y avais des amis partout, j'ai vu que les jolies filles de la télé existent aussi en vrai, j'ai senti l'appel de la scène en voyant jouer un ami dans un théâtre prestigieux, une fée s'est penchée sur mes angoisses sans égards pour ses propres problèmes, j'ai décroché mon téléphone et repris une conversation vieille de dix ans avec celle qui m'a fait comprendre il y a si longtemps à quel point les filles allaient compter pour moi ... Ma vie récente est bien remplie, et elle est bien remplie.

D'un autre côté, je continue à voir la moindre possibilité de voyage, de discussion, de balade, au prisme de ce que nous pourrions faire ensemble. Je pense que la douleur disparaîtra avant l'anormalité de son absence.

Tricky relationship

Ah tiens :

trickyrelationship.png

Tiré de la dernière contribution de XKCD, une case qui n’est pas très loin de ce que je ressentais il y a six ans. Finalement, non seulement j’étais prévenu, mais surtout c’est moi qui m’étais prévenu, j’aurais du être averti.

Ben non. A l’avenir, j’ai bien l’intention de continuer tout pareil.

gueule de bois

Ce matin, j'ai encore été réveillé par son absence.

Paris sans elle

Si je ne m'embrouille pas totalement dans les dates et les évènements, c'est la première fois que je viens à Paris en dehors de notre histoire. J'ai découvert la ville avec elle, et je ne l'ai jamais vue sans elle. La dernière fois que je suis venu, c'était la dernière fois que nous nous sommes vus. Est-ce que j'ai envie de cette ville sans elle ?

La tristesse, la colère et l'impression de gâchis stupide se mélangent en une grosse boule de sentiments qui ne sait pas par où sortir.

Je crève d'envie...

... de l'appeler et de simplement lui dire Si on arrêtait nos conneries ? J'ai envie de te voir.

Sourire envolé

un grand sourire, en petit

Je me rendais compte ce matin qu'une des victimes de toute cette histoire, c'est mon sourire. J'avais l'habitude d'être un garçon souriant dans la vie de tous les jours, c'était l'expression par défaut de mon visage, disons. Aujourd'hui, l'expression par défaut, elle est plutôt vide et si encore certains muscles refusent la plupart du temps de rester au repos, ce ne sont pas ceux qui relèvent le coin des lèvres, mais ceux qui plissent le front.

Heureusement, je suis toujours capable de sourire, voire de rire, lorsque que je suis avec des personnes pour lesquelles j'ai de la sympathie. C'est juste ça : je ne suis, par défaut, plus souriant.

Mon sourire est mort d'avoir vu disparaître le sien.

déjà vu

Pour l'avoir déjà vécu à maintes reprises, j'en aurais pu tirer leçon : il n'est rien de tel que l'affirmation péremptoire d'un mieux pour offrir un socle à une bonne petite rechute de derrière les fagots. J'en suis là depuis hier matin, quand une petite contrariété a été une goutte de trop et que j'ai une fois de plus lâché nerveusement. Je l'ai dit, je l'ai répété : un jour, j'irai mieux. Mais bordel de merde, c'est quand ?

Jalousie

Elle et moi avions un contrat moral très libre, c'est un pré-requis quand on a une relation à des centaines de kilomètres de distance. Elle a sa vie, j'ai la mienne, et notre bonheur, c'était de nous retrouver pour faire des choses ensemble.

démonstration pratique

Tout-à-l'heure, j'ai passé une heure dans une librairie tout à fait épatante. J'ai passé une heure à me dire : Ah, il faudra vraiment que j'amène Julie ici la prochaine fois qu'elle vient ... Ah non, merde, c'est vrai ! .... Il faudra décidément que je l'amène ici la prochaine fois qu'elle passe. Ah, crétin, mais non ! ...

Et caetera.

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