Métaphore, il fait froid dehors

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samedi 25 juillet 2009

Le célibat, ça craint...

Fut un temps, une fille était amoureuse de moi que j'aimais. Parfois, histoire de s'offrir un peu d'aventure, nous partions pour des vacances à l'itinéraire mal défini, mouvant, et imprévu.

C'était vachement bien ; nous avions la tente dans le coffre, des cartes dans la voiture et assez peu d'idées préconçues quant aux routes que nous allions emprunter et à l'endroit où nous allions dormir. J'aimais beaucoup faire ça.

vue sur le camping

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mercredi 1 octobre 2008

les petites routes qui tournent....

Je suis passé cet été voir des amies, et c'était bien : discussions et farniente sur la terrasse avec ma guitare. Elles m'ont bien fait comprendre que j'étais le bienvenu et que je pouvais rester autant que je le voulais, mais je ne pouvais pas, je sentais qu'il fallait que je prenne la route, il fallait que j'aille me prendre des paysages dans la gueule, j'en avais besoin.

Oh, ça tourne.

J'ai au moins découvert ça ces six dernières années : le plaisir d'un certain nomadisme. Je croyais auparavant que les vacances avaient plutôt tendance à me faire chier, c'était faux ; Simplement, je m'ennuyais à rester au même endroit. Que ce soit sur les routes de France ou du bout du monde, j'ai découvert que j'adorais rouler, découvrir de nouvelles routes et de nouveaux paysages.

Bien entendu, au début, j'ai surtout apprécié ces routes parce qu'à mes côtés était assise celle que j'aimais, et pendant longtemps (et heureusement) il ne m'a guère été possible d'apprécier la route séparément de sa présence. La première fois, ça a été mon tour de France, mais j'étais encore un rien trop dégagé de la tête pour réellement en profiter, je l'ai fait parce qu'il fallait que je le fasse. Cet été, je l'ai fait parce que j'en avais envie, parce que même j'en avais besoin.

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samedi 9 août 2008

Vroum noch einmal

Sur le départ pour quelques jours sur la route et voir des gens. Sans doute pas de comptes rendus cette fois-ci, c'est fatiguant. Mais du coup, ne vous inquiétez pas de ne pas me voir. J'aurai sans doute une connexion Internet ici ou là, ceci dit, donc qui sait ?

Alleï, je vous fais une baise !

mercredi 14 mai 2008

4800 kilomètres pour tenter de me retrouver

Adieu mon frère, je pars. Un homme tu sais, ça s'évade
C'est fait pour s'envoler, pour prendre l'aile d'une vague.
C'est pas fait pour durer mais pour se donner sans retour
Jusqu'à se déchirer le flanc sur les brisants d'amour...

le Cirque des Mirages

Me voilà donc de retour, après dix jours sur les routes qui m'ont paru un mois tant j'y ai emmagasiné d'expériences. Je ne sais si ça m'aidera sur le long terme, mais au fur et à mesure que je vivais l'expérience, elle me faisait un bien fou. S'il y a bien un truc dont je suis sûr, c'est que je veux que la route ne s'arrête jamais. Surtout lorsqu'il s'agit, comme le disait René Fallet, d'un paysage grandeur nature qui n'a jamais servi à la promenade matinale des chiens.

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mardi 13 mai 2008

Où ? Caen.

Je me réveille plus tôt que je ne l'aurai voulu, mais il me faut pratiquement une heure pour réussir à m'extirper du lit. La fatigue accumulée ces derniers jours commence à avoir raison de moi. D'ailleurs, je n'ai rien prévu d'autre aujourd'hui que les cinq cents derniers kilomètres pour rentrer chez moi. Je passe donc une journée tranquille à profiter d'être enfin posé un peu pour me détendre, et à aller distraire LeChieur lors des quelques pauses qu'il s'accorde par rapport au boulot (certaines de ces pauses vont jusqu'à durer quatre minutes, quand même.) Le midi, nous partons sur Caen, toujours histoire pour lui d'abattre un peu de boulot et pour nous deux d'aller manger des cochonneries dont nous sommes friands. Je m'étonne encore une fois de la familiarité qu'à pour moi cette ville, voilà ce que c'est que d'y passer trois ou quatre fois par an.

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lundi 12 mai 2008

tour de Bretagne en douze heures

Réveil sur la plage

J'ai poussé hier soir mon périple jusqu'au bout de la presqu'île de Rhys, jusqu'à me retrouver sur une plage, avec l'Alantique en face et le Golfe du Morbihan derrière moi. J'ai évité des campings qui se trouvaient trop loin de l'eau ; J'avais envie de sentir l'iode et le sel dès mon réveil, alors je suis allé au plus direct : j'ai sorti mon sac de couchage et j'ai dormi sur la plage. Et la nuit a été bonne : les étoiles étaient dégagées, le ressac me berçait, et le sable est le matelas idéal. Je retiendrai simplement pour la prochaine fois qu'il serait souhaitable d'acheter un sac un peu plus costaud que celui-ci, prévu pour dormir sous une tente avec une température extérieure supérieure à quinze degrés. Quoique deux t-shirts fassent finalement aussi bien l'affaire.

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dimanche 11 mai 2008

le bout du monde, c'est nul

Beaucoup de vert

En sortant du camping tôt ce matin, je me souviens que la patronne des lieux m'a parlé, quand je suis arrivé hier soir, de grottes qui surplombaient le village, et je me dis qu'après tout, je peux bien prendre une demie-heure pour y aller faire un tour, puisque c'est juste au dessus et que je me suis levé de bien plus bonne heure que prévu. Stupide moi !

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samedi 10 mai 2008

ma biche

20080510-1.jpg

Étonnant : j'ai fait une nuit de presque plus de huit heures. Je me sentais plein de courbatures hier soir et j'ai dormi comme un loir, même si je me suis réveillé au milieu de la nuit avec encore sur les rétines le visage, le cou et les épaules d'une certaine demoiselle que décidément je vais avoir du mal à oublier, ce n'est que quelques larmes plus tard que je me rendormirai. Je crois pourtant que je suis en train d'évacuer énormément de tension.

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vendredi 9 mai 2008

Vous avez une idée, vous ?

le Massif Central ou les Landes ?

jeudi 8 mai 2008

Sept heures sur trois pattes

Ma roue abîmée

La nuit n'a pas été ma meilleure : un peu inquiet, seul, dans cet endroit non éclairé, à l'écart de tout et où s'il m'arrivait quelque-chose personne ne passerait peut-être avant trois mois, j'ai eu du mal à m'endormir, mais les cachets que j'avais laissé de côté depuis mon départ m'aident à me détendre. Ils ne m'aident pas par contre à trouver une position confortable : ma grande carcasse n'est pas très à l'aise pour s'allonger à l'intérieur de l'habitacle et je me réveille une fois où deux dans la nuit. Par contre, au final, j'aurai fait une nuit de huit heures, c'est la première fois depuis longtemps.

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mercredi 7 mai 2008

Bonne journée qui finit mal

la vallée

Grande hésitation ce matin avant de prendre la route : est-ce que je monte vers le Massif Central ou est-ce que je descend vers l'Ardèche ? Je décide d'aller jusqu'au Puy-en-Vellay et de décider là bas.

À propos de décision, arrivé en ville, je prends la résolution d'éviter les agglomérations : non seulement s'il y a quelque chose de joli à voir, je ne sais pas où ça se situe, mais la circulation est insupportable. Je m'arrête juste dans un supermarché pour le ravitaillement et je reprend la route : finalement, c'est l'Ardèche, et c'est au fin fond des gorges de l'Ardèche que je m'offre mon petit pique-nique.

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liste de courses

penser à ne jamais acheter :

  • un système de guidage par GPS
  • une boite automatique
  • un pays plat avec des routes droites

(je termine un pique-nique au fond des gorges de l'Ardèche. je suis déjà allé plus mal.)

jeudi 1 mai 2008

Bon, on bouge ?

Si vous vous foutez de l'informatique, sautez le premier paragraphe ....

Allez savoir pourquoi, j'ai envie de changement en ce moment. Donc hop, je change encore une fois de thème, mais bien obligé puisque j'ai changé de moteur pour ce site et je suis passé à Dotclear2 pour fêter la sortie de la Release Candidate. Ne vous habituez pas : ce thème là ne va vraiment pas rester longtemps. Bien sûr, la migration a été faite en courant[1] et l'endroit est encore en travaux, mais le plus gros est fait.

Et puis, comme je vous l'ai dit, j'ai à remplir quinze jours de vacances et je crois que je vais aller me promener. Je n'ai pour le moment pas fait d'itinéraire, mais si vous habitez en France ou pas loin, que vous avez envie de me payer une bière et/ou de me prêter un canapé pour une nuit (ou de me faire à manger si vous êtes un Kibou) envoyez moi un message à xave, chez xave.org, en me disant dans quel coin vous êtes, sait-on jamais que j'y passe. :)

Notes

[1] Encore que : ce qui m'a pris le plus de temps, finalement, ça a été de trouver les bonnes règles de redirection dans mon htaccess. Saviez vous que mes fils de syndication étaient accessibles par dix adresses différentes ?

lundi 26 novembre 2007

Akaroa

Achtuce : En cliquant sur les parties gauche ou droite d'une photo, vous pouvez passer à la précédente ou à la suivante. (les touches P & N fonctionnent aussi.)

[photo]

J'ai presque fait une grasse matinée ce matin, sans doute le contrecoup d'avoir été réveillé par le froid au milieu de la nuit et en prévision de la route à faire aujourd'hui.

À dix heures, nous quittons Dunedin, direction Christchurch. Nous ne faisons guère qu'un arrêt ravitaillement à Oamaru (absente des guides) et Timaru (présente dans les guides comme la ville où on s'arrête pour faire une pause quand on fait le trajet Dunedin/Christchurch.)

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samedi 24 novembre 2007

Côte sud

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Avant de partir ce matin, nous passons le petit déjeuner à discuter avec les voisins : un couple de retraîtés d'Invergargill qui passent le week-end dans le cabanon d'à côté. Par extraordinaire, nous comprenons à peu près tout ce qu'il dit (mais pas ce que dit sa femme.) Ça nous permet d'apprendre ce qui n'est pa écrit dans les guides : Oui, le chômage est bas (2%) mais les salaires le sont aussi, et beaucoup de néo-zélandais cherchent à émigrer en Australie.

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vendredi 23 novembre 2007

Anecdote routière

N'espérez rien de cette notule sans intérêt, je veux juste écrire une anecdote qui ne rentrait pas dans mon compte-rendu, histoire de ne pas l'oublier.

Sur la route de Milford Sound, au dessus de Te Anau, nous nous sommes arrêtés au milieu de la route parce qu'un feu temporaire indiquait une circulation alternée, à cause de travaux. Déjà, c'est exceptionnel : d'habitude en Nouvelle-Zélande, c'est plutôt un gars avec un panneau double face ("go"/"stop") qu'il retourne à intervalles réguliers. C'était justifié ceci dit parce qu'il n'y avait pas de visibilité.

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Après quelques minutes d'attente, un pick-up est arrivé dans l'autre sens, et s'est arrêté près du feu. Un gars en est descendu qui a commencé, tranquillement, à démonter le feu. Il a fallu qu'il explique au chauffeur de la première voiture que les travaux étaient tout juste terminés, le malheureux n'osait pas démarrer à ce feu qui venait de passer au vert mais allait disparaître avant de repasser au rouge.

Milford Sound

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Réveil assez tôt une fois de plus : Nous pensions hier avoir à faire ce matin la route vers Te Anau -Deux heures quarante cinq d'après notre tableau des temps de parcours- mais je me suis souvenu hier soir tard qu'en réalité c'était juste un peu plus haut et que la table sus-mentionnée indiquait plutôt cinq heures de route, et nous devons y être en tout début d'après-midi.

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dimanche 18 novembre 2007

Franz Joseph

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La nuit sur les graviers a été parfaite ; Ces matelas de randonnée sont bougrement efficaces. Après le petit déjeuner, nous nous rendons au point de rendez-vous d'où nous partirons avec le guide sur le glacier.

Le glacier Franz Joseph a deux particularités : Il se jette dans une vallée recouverte de qu'on appelle techniquement une forêt tempérée humide (à savoir une forêt tropicale mais sans la chaleur) d'une part. D'autre part, depuis 2003, à l'inverse de la quasi totalité de ses congénères, il avance, il reprend du volume, aidé en cela par sa proximité d'une grande étendue humide : c'est l'un des glaciers le plus proche du niveau de la mer, laquelle se situe à moins de vingt kilomètres.

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Équipés de pied en cap (des crampons pour les pieds, un bonnet pour le cap, et tout ce qu'il faut entre les deux,) nous entreprenons l'ascension (avec courage, malgré les avertissements.) Et impressionnant est encore une fois le mot le plus faible qui vient à l'esprit : je n'ai jamais vu un aussi gros glaçon de toute ma vie.

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samedi 17 novembre 2007

Sur la route toute la sainte journée

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Au réveil, Julie déplace la voiture (c'est la première fois qu'elle prend le volant depuis le début des vacances) de deux mètres. Moi, je fais un petit tour par le chemin de randonnée, histoire de me dégourdir les jambes, parce qu'aujourd'hui, ça sera surtout de la route.

J'ai mesuré plusieurs fois depuis le début du séjour à quel point j'avais de la chance d'aimer conduire. Oh, pas forcément sur toutes les routes : l'autoroute Lille/Bruxelles par exemple m'emmerde royalement ; Je la connais par cœur et c'est désespérément tout droit. Par contre, sur des routes inconnues, avec des virages, je ne m'ennuie jamais. Mieux que ça même, puisque dans les petites routes de montagne où il n'est pas question de lâcher un instant le volant ni le levier de vitesse, je prends mon pied comme rarement.

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mardi 13 novembre 2007

Rivendell & Wellington

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J'ai connu de meilleures nuits. D'abord parce qu'hier soir, sur ce terrain au bout du monde, nous n'étions pas seuls : une voiture s'est mise à faire du rodéo juste au dessus de nous, nous l'avons encore entendue une fois couchés. Ce n'est que ce matin que je me suis rendu compte que ce n'était qu'un autre campeur qui faisait son kéké.

L'autre inquiétude, ça a été la pluie. J'adore dormir dans une tente sous la pluie, mais pas quand ladite pluie est susceptible de transformer en champ de boue un chemin qui est la seule route de sortie et que j'ai eu du mal à parcourir sec. Mais cette inquiétude là était également sans fondement : ça passe "aussi bien" qu'hier.

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