Métaphore

Il fait froid dehors

Je suis en pleine forme

mercredi 24

Cinq minutes avant de quitter le boulot pour rejoindre Lille, je me dis que je n'ai pas grand chose à y faire. Je joins Julie qui me confirme qu'elle est chez elle le lendemain, et je prends la route vers Paris. Vers 22h, coup de chance : il y a une place libre juste devant chez elle. N'ayant pas prévu ça, j'ai avec moi un sacré barda à monter à pieds au troisième (non, je ne laisse rien d'une quelconque valeur dans ma voiture.) Julie m'accueille, je suis amoureux.

jeudi 25

Journée tranquille, à bosser chacun sur des projets persos, mais assez proches pour que je puisse l'embrasser quand l'envie m'en prend. J'aime bien.

vendredi 26

J'ai un rendez-vous à Lille, quand Julie part travailler, je reprends la voiture et je fais mes deux cents kilomètres. Arrivée à Lille, repas d'affaires avec des copains d'un copains qui se renseignent sur la future stratégie informatique et Internet de leur boite. J'ai avec moi mon ukulélé : ça fait quinze jours que je le trimballe partout[1], en sortant du repas, j'ai l'intention d'aller dans un magasin de musique que j'aime bien, voir s'ils n'ont pas une housse. Préoccupation légitime : en sortant de là, je m'encastre (à pieds) dans un poteau posé là pour protéger les piétons : le ukulélé s'est pris un coup : choc dans la caisse et vernis au niveau du talon qui a morflé, indiquant des dommages plus profonds. Heureusement, il s'agit d'un instrument bon marché, mais quand même, ça énerve. J'achète donc une housse... qui contient un autre uku, meilleur que celui qui vient de se prendre le choc. Le soir répète avec le groupe, jusqu'à onze heures trente. Puis de nouveau trois quarts d'heure de route pour aller retrouver Julie qui est arrivée chez sa mère du côté de Valenciennnes.

samedi 27

Quelques courses avec Julie, puis j'ai des trucs à faire à Lille chez ma mère. Encore une heure et demie de route aller-retour, histoire de faire quelques courses et bricolages divers. Je ne roule pas beaucoup, aujourd'hui, je trouve.

dimanche 28

On part dans le cambraisis pour une fête familiale chez la cousine de Julie, ça prend la journée, mais encore une fois, même pas deux heures de route aujourd'hui, on se repose.

lundi 29

À sept heures du matin, j'embrasse Julie qui dort encore et je pars pour Bruxelles. Circulation normale pour un lundi matin : c'est la merde. Je finis par arriver un peu en retard. Une de mes collègues est absente pour passer des certifs, plus de boulot que d'habitude, donc. À 18 heures, hop, on repart dans l'autre sens : demain matin, c'est moi qui passe la mienne, à Lille. Je dors donc sur place.

mardi 30

Debout là dedans : je ramasse un stylo et je m'habille, puis je pars passer la certif. Surprise ! Je l'ai. C'est donc tout content que je passe ensuite prendre le frère de Julie et sa copine : nous allons voir un concert à Paris ce soir. Arriver à Paris se fait en deux heures, après normalement c'est facile : on n'a pas beaucoup plus à parcourir sur place que le boulevard de la chapelle. Sauf qu'au bout d'une heure, nous finissons par nous rendre compte que ça ne va pas être possible si nous voulons arriver au concert à l'heure. Demi tour : je vais me garer dans un parc de stationnement Porte de la Chapelle. Un trajet de métro avec changement anarchique (travaux, pas d'interconnexion entre les lignes, remontez et passez par les trottoirs.) nous voilà chez Julie. Nous nous rendons ensuite à la Cigale pour y voir le tour de chant du Cirque des mirages.... Je ne peux pas vous raconter ça en deux mois, il faut que je trouve le courage d'en parler plus longuement. L'impression que j'en garde, c'est que la chanson, ça sert à ça, tout simplement. Le reste n'est que du remplissage.

mercredi 31

Au réveil, Julie va bosser, moi aussi. Sauf que pour ma part, j'ai trois cent cinquante bornes à faire. Enfin, plus, puisque je dois repasser par Lille : comme je pensais avoir à y reconduire la belle famille, j'y avais laissé un certain nombre de choses. Ça tombe bien remarque, voilà qu'est arrivée la console d'occase à que dalle que j'ai trouvé sur ebay... [2] Hop, j'embarque le tout et deux heures plus tard, je suis au boulot pour un après midi de dingue, puisque j'ai près de deux jours à rattraper.

jeudi 01

Journée sans histoire, mais c'est la première depuis une semaine où je ne verrai pas du tout Julie, c'est nul. Comme je n'ai pas assez conduit ces derniers temps, je me couche tard à cause d'une connerie de jeu de voiture !

vendredi 02

Journée de boulot normale. Deux heures ensuite de route pour rentrer sur Lille. Pas de répète aujourd'hui, Adrien, le claviériste, est absent.

samedi 03

Levé tard, journée passée entre les guitares, le piano et le ukulélé. De site de partition en sites de partitions, je finis par lâcher la guitare vers trois heures du matin, quand malgré toute ma volonté je ne réussis plus à garder les paupières ouvertes.

dimanche 04

Concert ! Alwijn a été invité à jouer dans le Pas de Calais. C'est un peu loin pour trimballer tout le matériel (nous n'avons que deux voitures pour transporter cinq personnes et tout les instruments et amplis.) Mais ça vaut le coup : à chaque fois qu'on vient jouer dans le coin, l'enthousiasme du public nous porte et nous donnons le meilleur. David, notre batteur a décrit notre version de Atom Heart Mother de ce soir comme tellement massive qu'on avait l'impression qu'on avait ouvert une fonderie. Je suis plutôt d'accord avec sa vision de la chose. Deux heures et demie de concert intense, donc épuisant, et les yeux me piquent avant même de reprendre le volant pour les trois quarts d'heure de route du retour. Je fais la tournée pour reconduire les camarades et leur matériels et je rentre pour me coucher... Ce que je fais, dès que j'ai fini ma conversation avec Pep, vers deux heures et demie du matin.

lundi 05

Férié pour moi : en Belgique, il y a des jours fériés et des jours pas fériés. Les jours un peu fériés mais pas trop, c'est une invention française dont les voisins n'ont pas fini de se moquer. Je rencontre le copain de ma mère, ça me fait un peu bizarre : la dernière fois qu'un mec a dormi à la maison (en ma présence en tous cas) ça devait être mon père, il y a une trentaine d'années. Mais il est sympa. Journée passée en courses, courses, courses. On va changer toute la maison. Je suis complètement dans l'espace. Le soir, je n'ai pas le courage de rentrer à Bruxelles comme prévu. Je dors sur place.

mardi 06

Sachant que je devais absolument m'endormir vite parce qu'il fallait que je me lève tôt, je n'y suis pas arrivé : couché à minuit, encore éveillé une heure plus tard, réveillé à trois heures par l'envie de pisser, vaguement rendormi en me tournant dans tous les sens après, réveillé et déjà complètement crevé à cinq heure et demie, une demie-heure avant mon réveil. Je prends la route à six heures trente, une heure après, j'approche de Bruxelles. Il me faudra une heure et demie de bouchons pour y entrer.

La journée est super courte, avec un gros boulot qui doit absolument avancer très vite. À dix-sept heures, je reprends la route pour retourner en France, je dois être deux heures plus tard à l'aérodrome de Bondues. Les embouteillages étant ce qu'ils sont (une heure et quart pour sortir de Bruxelles) j'arrive avec à peine un quart d'heure de retard. Je dois aller faire une promenade en ballon pour l'anniversaire de ma mère (Son anniversaire, c'est demain, mais là on parle de celui de l'année dernière, plusieurs fois déjà, le temps nous a obligé à repousser la balade.) D'ailleurs, aujourd'hui, il y a des rafales, on va devoir repousser... Non ? Si, mais on finit quand même par y aller, ouf. Survol de Lille du Nord au Sud, passage à la verticale de la Grand Place, tout bien ! A l'arrivée, l'apéro des vainqueurs, la remballe de la toile... Quand on rentre à la maison, il est passé onze heures. Tant pis, je mangerai une autre fois, au lit à minuit moins le quart.

mercredi 07

levé à 6h30, retour à Bruxelles

ce soir, je dors (si je ne trouve pas trente six autres trucs à faire.)

Notes

[1] Je l'avais dans un carton depuis plus de deux ans. Je l'ai ressorti quand j'ai vu une vidéo de dingue , et compris qu'il s'agissait d'un vrai instrument de musique (attention, le jeune homme en question - Jake Shimabukuro - est quand même considéré comme le plus grand joueur de ukulélé que la terre aie porté, c'est un professionel, n'essayez pas ça chez vous.) Pour terminer la minute culturelle, sachez qu'on dit oukoulélé, pas "ioukoulélé ou pire : Youkoulailleli'', comme ils disent chez les ricains.

[2] J'aime pas les jeux, sauf un, qui permet de se promener (oui, il y a des courses aussi, mais je n'aime pas la compétition, je préfère le mode promenade) en voiture dans des villes réelles modélisées. Le dernière version permet de se promener à Paris, mais elle n'était dispo que sur console. J'ai attendu des années que le prix des occases deviennent risible.

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Commentaires

1. Par Pep, le 07/06/2006 à 16:29

Nous nous rendons ensuite à la Cigale pour y voir le tour de chant du Cirque des mirages.... Je ne peux pas vous raconter ça en deux mois, il faut que je trouve le courage d'en parler plus longuement.

Ca fait quand même déjà pas mal long, hein ...

2. Par Pascal, le 07/06/2006 à 16:50

Euh, la vidéo de ce Jake Shimabukuro, c'est truqué, hein ? Il ne fait pas vraiment ça, le monsieur ? Comment ? Ah si ? Bien bien, je le note...

3. Par xave, le 07/06/2006 à 19:19

Pascal> l'autre possibilité, c'est que le garçon sache réellement se débrouiller avec quatre cordes.

4. Par Cui, le 08/06/2006 à 10:54

rahhh, le Cirque de Mirages, quelle chouette spectacle ! je suis particulièrement fan de la prostituée fantome comment résister à un garçon qui chante "comme je n'avais pas de fleurs, j't'ai apporté une jambe" ?

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