Il y a fort longtemps, dans une autre vie, mon meilleur ami et moi aimions nous déplacer avec des guitares (voire des mélodicas, des kazoos, un triangle, une toupie électrique, quand pas un accordéon) et passer des soirées à mélanger boissons et chansons. Nous chantions des chansons folks, du Pink Floyd, des Beatles ou du Brassens, et aussi un paquet de chansons de nos auteurs préférés : nous.

Ces dernières étaient rarement intellectuelles, et c’était très bien : quand on chante sans y être invité dans des estaminets, il vaut mieux s’attirer la sympathie du public, ce qui est plus facile avec des chansons drôles qu’avec des chansons sérieuses (encore que…) Ce n’est pas toujours la peine de se faire des nœuds dans la tête pour faire un succès populaire : deux de nos plus grands succès avaient été plus rapides à écrire qu’ils ne l’étaient à chanter.