Métaphore

(il fait froid dehors)

Rafting sur la Rangitikei

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Lever tôt et reprise de la route improbable (mais jolie). Très tôt parce que très improbable. Une fois affronté tous les dangers et une des plus belles collections de virages qu'il m'ait été donné de voir, nous arrivons au River Valley Lodge. Le coin est fort joli, plus en tous cas que le camping où nous avons passé la nuit, et je suis un peu déçu d'apprendre en arrivant que nous aurions pu camper sur place. Je suis aussi un peu inquiet d'être arrivé avec un voyant de carburant qui clignote.

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Après un petit briefing, on nous habille de pied en cap et on nous colle à plein dans un bus. Un certain nombre de virages et de petites routes (mais d'autres) plus tard, nous voilà au bord de l'eau et prêt à partir, non sans avoir été formés rapidement et efficacement : les encadreurs sont des professionnels : ayant chacun sous sa responsabilité cinq amateurs dont trois n'ayant jamais fait ça de leur vie (nous sommes du lot,) ils nous transforment en un équipage qui passera sans problème des rapides pas piqués des hannetons (plusieurs rapides de force cinq sur le parcours, pour les connaisseurs.) Tellement sans problème d'ailleurs, que notre pilote nous donnera juste avant la fin du parcours une indications foireuse à laquelle nous réagirons tous comme un seul homme, ce qui nous retournera le bateau et nous enverras tous à la flotte, ceci juste histoire de nous montrer ce que ça fait, pour que l'expérience soit complète (et évidemment, je finis en dessous du bateau.)

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Nous n'avons pas fait que naviguer d'ailleurs : À un certain moment du trajet, ceux qui le voulais (genre moi) ont eu l'occasion de nager dans les rapides, l'eau n'était pas excessivement chaude. Un peu plus loin, on nous a laissé la possibilité de sauter d'un rocher un peu trop haut pour moi. Je ne voulais pas y aller, et puis tout le monde s'y mettait, du coup, j'ai fini par me décider. Une fois arrivé en haut, j'ai vraiment eu du mal, je me suis rendu compte que donner soit même l'impulsion pour sauter dans le vide est tout sauf naturel, ça promet si je veux sauter à l'élastique. Julie, elle, est montée, mais est redescendue sans sauter, ce n'est sûrement pas moi qui vais la blâmer.

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Hormis le plaisir d'avoir nagé dans les rapides et celui de sauter d'un rocher de trop de mètres, j'ai eu un plaisir supplémentaire de cinéphile : En pagayant entre deux falaises dans les endroits calmes, j'avais vraiment l'impression de faire partie de la Communauté de l'Anneau ; Ce qui n'est pas étonnant, certaines scènes ayant été tournées juste un peu en aval.

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Une fois rendus à bon port, douchés, séchés, sustentés, il est temps de voir si Laïs (j'ai finalement appelé la voiture comme ça parce qu'elle démarre comme Dorothea, le deuxième album du groupe éponyme (non, éponyme n'est pas le nom du groupe.)) sera capable de rouler quarante minutes de virages avec le voyant de carburant qui clignote. C'est une expérience intéressante que de zigzaguer dans des petites routes de montagne en essayant d'utiliser le moins possible le frein, parce que ça gâche l'essence (l'avantage d'une cacahouète à roulettes, c'est qu'on sent vraiment bien la route, on se croirait dans une 2cv.)

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Finalement, malgré mes craintes, c'est Julie qui avait raison et nous parvenons à la pompe sans autre encombre qu'une suée bien appuyée de ma part. Nous pouvons donc quitter la capitale mondiale du lancer de bottes en caoutchouc (je ne vais pas m'en remettre) pour d'autres aventures.

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Aventures qui pour aujourd'hui vont se contenter de nous rapprocher de Wellington, en passant par un peu de shopping à Palmerston North (Oh ! Un nouveau best-of de Led-Zep (ce qui explique leur présence étonnante sur les ondes ces jours-ci.) Oh ! Un américain portant un nom du moyen orient qui écrit des morceaux aux titres en français !) et quelques achats de fruits sur la route. Une fois de plus, nous passerons la nuit dans un camping du DOC, celui-là encore plus difficilement accessible que les précédents (mais du coup encore moins cher : 1€ la nuit, qui dit mieux ?$$D'autant, à ma grande honte, que nous n'avons pas payé cette nuit là, n'ayant pas encore bien compris le système.$$.

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En arrivant, on sent d'après le décor qu'on se rapproche de Wellington : ici aussi ont été tournées des scènes du film. Mais pourquoi faut-il que les campings du DOC soient si inaccessibles ? Cette route aussi avait son lot de portions de gravier, mais ici, ces portions ont été (et de loin) les meilleures du chemin, dont les trois kilomètres ont été les plus longs de toute ma vie. Enfin, nous arrivons à temps pour éviter la pluie, visiblement, c'est encore une nuit où il va faire beau.

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Comments

1. By Pep, on 13/12/2007 at 00:04

Il a tout de même fallu que tu débusques mon repaire du bout du monde alors qu'en temps normal tu n'es même pas fichu de trouver mon chez moi sans t'arrêter pour pleurer à la gare SNCF la plus proche !

Tu es consternant, mon pauvre garçon ...

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