Métaphore, il fait froid dehors

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jeudi 17 avril 2008

2006 : rien

Pour paraphraser Louis XVI, je dirais bien 2006 : rien.

Je n'ai pas de souvenir marquant de cette année là, dans ma mémoire, elle est grise. Il y a bien eu le voyage au japon, mais c'était tellement court. De plus, si le Japon m'a vraiment plu, alors même que je n'en attendais rien, le voyage lui même reste, pour des motifs personnels, un souvenir très mitigé.

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lundi 10 mars 2008

Rah, c'est marrant, quand même ! (2007)

Le cerveau humain est une machine formidable : il refoule comme s'il avait été créé exclusivement pour ça. Il y a encore peu de temps, j'étais en train de hurler à la face du monde à quel point j'étais l'homme le plus heureux de la terre. Forcément, il y a eu un net ralentissement sur ce front là depuis quelques jours, mais ça ne change rien au passé, pas vrai ?

L'autre soir, privé de mes habituels interlocuteurs en ligne et rendu inopérant par une fatigue qui m'écrase depuis quelques nuits, j'ai profité de la nouvelle pagination que j'ai mise en place en page de garde pour parcourir à rebours les mois qui viennent de s'écouler. À relire ce que j'ai écrit, ce que j'ai sous entendu et les quelques indices qui ne vous disent rien mais qui servent de support à ma mémoire, je me suis rendu compte d'une vérité que j'avais complètement occultée.

2007 a été une année de merde.

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vendredi 1 juin 2007

Je vous dis que je l'ai vu

Je dis ça, c'est pour m'en débarrasser, mais comme je l'ai déjà dit : je n'ai pratiquement pas de souvenirs d'enfance. À l'inverse, j'ai une cervelle idiote qui retient n'importe quelle connerie pourvu qu'il y ai une mélodie dedans. Ce qui permet à mes collègues de me prendre pour un fou quand je me mets à chanter un cantique que j'ai entendu à la messe quand j'avais dix ans. Ça les amuse aussi beaucoup de chanter trois mots sur autant de notes pour me lancer sur un chanson idiote des années quatre-vingt (mais ne l'étaient-elles pas toutes, à l'époque ?)

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jeudi 18 janvier 2007

Cinq choses

Allez va, c'est pas tous les jours qu'on participe à une chaîne, mais là, ça m'est envoyé par mon copain le gros nââze, à qui je ne peux rien refuser. D'ailleurs si, je peux, mais là, je suis d'humeur. Voici donc cinq choses que vous ne savez pas de moi, et tant qu'à faire, on va repartir loin :

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lundi 15 janvier 2007

Souvenirs d'enfance

J'ai un déficit en souvenirs d'enfance, et ça n'a même pas été évident de m'en rendre compte. Un jour, il y a une douzaine d'années, mon amoureuse de l'époque m'a demandé des précisions sur certains comportements que j'avais eu petit et que ma mère lui avait racontés. Il s'agissait de comportements tout sauf anectodiques ou triviaux, et pourtant, je n'en avais pas le moindre souvenir.

C'est à partir de cette discussion que j'ai commencé à réfléchir à ce problème là. Il m'a fallu plusieurs années (bon, j'ai été distrait entre temps) pour que la conclusion s'impose à moi : je n'avais pas de souvenirs d'enfance. Ce qui m'avait empêché de m'en rendre compte jusque là était une imitation : oui, je me souvenais d'images de quand j'étais petit, je n'avais juste jamais remarqué qu'il s'agissait presque toujours de photos que j'avais vues ou revues plus tard. Mes souvenirs d'enfance étaient des photos revues à l'adolescence. En fouillant, mes premiers vrais souvenirs semblaient remonter à mes onze ou douze ans.

Non, ce n'est pas vrai : j'ai un souvenir plus ancien très net : un cauchemar. Un rêve ou je me levais avant tout le monde le matin de Noël. J'allais au toilettes avant d'aller voir mes cadeaux, mais au lieu d'un comportement normal de la chasse d'eau, l'eau était aspirée brutalement dans un gargouillis affreux. Ensuite, une fois arrivé près du sapin, je voyais la couverture écossaise à franges sur laquelle il était posé, histoire d'en recueillir les épines, tenter de ramper vers moi, retenue seulement par le poids du conifère en question.

Voilà, c'est mon premier souvenir net.

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jeudi 28 septembre 2006

Rencontre de jeunesse

Du côté de mon adolescence, quelque part entre les premières pensions alimentaires de mon père et les premières traites de ma mère pour racheter sa part de la maison, nous avons eu de l'argent. Pas suffisamment pour être riches peut-être, mais assez pour se permettre des vacances un peu plus longues et un peu plus loin que nos habituels quinze jours en camping dans l'Hérault. Ça a quand même presque duré trois ans...

Les deux premières années, ma mère a trouvé le truc idéal quand on est une jeune divorcée avec trois enfants : le club de vacances. Du temps libre pour elle (et quand ce n'est que quelques jours sur une année, ça compte) et des activités à ne plus savoir qu'en faire pour nous. J'en ai gardé de très bons souvenirs (aaaah, les buffets gargantuesques pour le petit déjeuner, aaaaah, ma découverte de la voile...) et d'autres moins bons (j'étais déjà plutôt handicapé socialement à cette époque, et personne parmi mes petits camarades n'aimait le gars bizarre avec sa coiffure de Dave.) mais dans l'ensemble, c'était plutôt positif.

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vendredi 23 décembre 2005

Grand-Père Arthur et Grand-Père Raymond

Grand-Père Arthur, je ne l'ai pas connu, il est mort avant même le mariage de mes parents. Mais c'était un grand bonhomme : Le genre de patriarche qui fait taire toutes les conversations en ouvrant la bouche, personne jamais n'avait l'idée saugrenue de le contredire, personne de mentalement sain en tous cas. Dans la famille, c'était encore plus flagrant : c'était lui le centre, tout lui tournait autour... Sa femme elle même trouvait tout à fait naturel qu'une épouse soit entièrement soumise à son mari. Dans les mois qui ont précédé sa mort, alors qu'il était très malade, c'était encore lui qui faisait la pluie et le beau temps.

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