Métaphore, il fait froid dehors

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lundi 7 avril 2008

jour, nuit, jour, nuit

Ça va, ça va pas, ça va, ça va pas... Je continue à alterner les périodes où je me sens détendu et les périodes où mes nerfs me lâchent complètement[1]. Le passage du bien au pas bien peut se faire en quelques dizaines de minutes ; Dans l'autre sens, ça peut se faire brutalement : une image, un souvenir qui revient, une idée qui en amène un autre et je n'ai plus qu'à trouver un trou pour me cacher.

Sortir pour n'être pas seul et ne pas tourner en rond n'est pas même une solution : tout à l'heure, quelque part entre Éluard et Allais, un présentoir m'a lancé une phrase qui a tapé en plein milieu de la cible, et les clients de la librairie se sont demandé ce qui arrivait à ce taré en train de pleurer entre deux étagères.

Je suis épuisé.

Notes

[1] Je devrais sans doute me mettre à écouter de la musique contemporaine.

dimanche 6 avril 2008

décision prise

C'est fait, ma décision est prise et communiquée : je me donne un mois pour passer encore un peu de temps avec elle. Et dans un mois, elle disparaît de ma vie. J'espère maintenant qu'elle saura faire quelques efforts pour ces derniers moments passés ensemble avant de tirer un trait définitif sur ces six dernières années.

Et après, vous serez gentils de me ramasser.

mercredi 2 avril 2008

arrête

Bon, ma tentative lamentable de poisson d'avril n'a pas déchaîné les foules, je n'étais pas crédible ?

Non, il n'y a pas de mieux. Ma tête est toujours aussi bordélique et tout ça remue énormément la vase déposée au fond au cours des années. Je disais l'autre jour que plus que la rupture, c'est le vide qui m'était insupportable. Il semblerait que plus encore que le vide, je doive gérer des noirceurs profondément enracinées, et de celles là, je ne suis pas prêt de m'extirper.

Dans le passé, j'ai déjà mis plusieurs années à me sortir de situations similaires. Aujourd'hui la peur que ça se reproduise me fait essayer d'avancer très vite, et c'est sans doute trop vite : les nerfs sont tendus à la limite de la rupture.

La limite s'est rappelée à moi hier.

lundi 31 mars 2008

Impression en creux

Je n'ai plus trop envie de voyager. Je n'ai plus trop envie d'aller voir une expo. Je n'ai plus trop envie d'aller au ciné. Je n'ai plus trop envie de lire des essais. Je n'ai plus trop envie de partir en week-end. Je n'ai plus trop envie d'aller visiter un musée. Je n'ai plus trop envie de me balader. Je n'ai plus trop envie.

Bien qu'elle soit toujours autant douloureuse, la frustration de l'avoir perdue, de ne pouvoir l'embrasser, de ne pouvoir simplement lui tenir la main lorsque j'en ai envie est en train de rentrer dans l'ombre du trou énorme qu'elle laisse dans ma vie.

lundi 24 mars 2008

Normal

C'est assez étrange, mais je me sens presque normal. Je sors, je fais des courses, je vois des copains, je travaille, je bouquine au coin du feu, et tout ça a l'air normal. Je vais marcher sur des pavés pour goûter quelques flocons de neige, et je me sens normal. Je joue du piano, je fouille quelques cartes du temps passé, et tout ça m'a l'air ... normal.

C'est comme si ma vie était comme elle devrait être, comme si je ne sentais presque pas cette anesthésie sur mes sentiments. Comme si il n'y avait pas, juste à côté de moi, cette impression en creux, ce gouffre, ce manque. Cette absence de celle que je viens de passer six ans à aimer.

mercredi 19 mars 2008

Besoin de comprendre

Je dois aller mieux pour l'instant : j'ai moins envie d'écrire.

Ça ne veut pas dire que je vais bien, qu'on le note. Mais sur la sinusoïdale de mon moral, je suis plutôt dans un haut depuis quelques jours, même si sur les harmoniques, je suis dans un bas. C'est pas grave, les harmoniques, c'est plus petit.

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vendredi 14 mars 2008

Retrouvailles sans rendez-vous

Aujourd'hui, je lutte contre la crampe de l'écrivain en ressortant un texte d'Arnaud Fleurent-Didier (j'en avais parlé ici.) Quand j'ai découvert son album, j'étais immédiatement entré en résonance avec celui-ci, empli de préoccupations que je comprenais et de textes que j'aurais aimé être capable d'écrire.

Il y a une phrase dans une de ses chansons qui m'avait immédiatement frappé comme correspondant à ma façon de voir Julie. Je n'imaginais pas alors que mes pensées s'accorderaient à ce texte au delà du début du refrain. Si, c'est fait ...

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Sois optimiste

Sois optimiste, me disait-on récemment, faute de trouver mieux à dire devant mon manque d'entrain.

La bonne nouvelle, c'est que je le suis. Je sais que ça va aller mieux. Et peut-être pas seulement mieux que maintenant, mais mieux qu'avant. Bien que comme tout le monde réfractaire au changement, je pondère sévèrement depuis que je me suis rendu compte que tous les changements que j'ai craints a priori se tous révélés bénéfiques a posteriori.

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jeudi 13 mars 2008

Non, laisse moi !

Si on se met à faire des jingles télé avec la bande son de notre rupture, ça ne va pas m'aider ...

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mercredi 12 mars 2008

Pardon, vous disiez ?

Un des aspects désagréables de ce que je traverse actuellement, c'est cette incapacité à me concentrer sur quoi que ce soit ; Toute cette histoire me tourne dans la tête au point d'éjecter sans ménagement toute pensée ne s'y rapportant pas. Ça rend le travail très difficile et se changer les idées devient un vrai challenge (perdu pour le moment.)

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