Métaphore, il fait froid dehors

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vendredi 2 mai 2008

Moi et ma grande gueule ...

Parmi les fonctionnalités qu'on trouve dans ce nouveau moteur de site, il y a les mots-clefs[1]. Du coup, je suis en train de repasser sur des centaines de billets pour y mettre les mots-clefs adéquats. Et je tombe sur quoi ? Le jour il y a plus d'un an où j'annonçais notre futur voyage en Nouvelle-Zélande :

Voilà. Trois semaines à l'autre bout du monde, rien qu'à deux, entre les moutons... Après ça, à mon avis, soit nous nous séparons, soit nous nous marions. :)

J'ai l'impression que ce smiley est en train de se foutre de ma gueule.

Notes

[1] Ne faites pas attention, c'est aussi du travail en cours. J'ai commencé par les billets les plus récents, donc forcément, les préoccupations récentes ressortent plus plus l'instant.

mercredi 30 avril 2008

Fin

Il n'aura finalement servi à rien que je prévoie de derniers moments en commun pour, en quelque sorte, faire le plein avant la pénurie et vivre une dernière fois des choses ensemble pour se donner envie de se retrouver sur d'autres bases dès que nous en aurions été prêts : Sans nouvelles d'elle, notre dernier week-end était déjà tombé à l'eau. Ce sont maintenant quinze jours de vacances qui commencent ce soir dont je ne sais pas quoi faire, à part être vide : elle a finalement trouvé que mon idée de ne plus se voir pour pouvoir avancer était si bonne qu'elle en a avancé la date.

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lundi 28 avril 2008

Équilibre

Dans un commentaire récent, Al'han me disait :

Mais putain, les gens comme toi, je me permets de faire une généralité, ils sont plein de ressources. Et je comprends pas que la Fille-qui-part puisse engendrer toute cette crasse dans les yeux et dans la tête. Parce que, OK, c'est déséquilibrant, et que t'es tombé.

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samedi 26 avril 2008

Fin ? Sans doute.

D'après ce qui était prévu, ce week-end était notre dernière possibilité de passer du temps à deux avant de partir chacun de son côté. Comme je n'ai pas eu de nouvelles depuis qu'elle a eu quelque chose à me demander il y a dix jours, plutôt que de se faire ensemble une dernière balade, une dernière expo, un dernier ciné, je passe mon week-end seul. Les médicaments ne sont pas suffisants pour aller bien, mais ils m'empêchent tout de même de m'effondrer complètement.

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jeudi 24 avril 2008

pas prêt.

Avec toi, ça ne sera jamais évident, mais c'est évident que c'est avec toi.

C'est ce que je lui ai dit dans les premiers temps de notre relation. Pas une seule seconde je n'ai envisagé une relation simple et linéaire, nous avions trop de personnalité tous les deux pour que tout passe comme une lettre à la poste. Tant mieux d'ailleurs : la vie, c'est mieux avec du relief.

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mercredi 23 avril 2008

cœur à nu

les larmes ne veulent pas s'arrêter aujourd'hui.

je suis malheureux.

je me bats avec moi depuis longtemps écrire simplement ça : je suis malheureux.

les médecins savent

Il y a quelques jours, je me sentais mieux. Du coup, je me suis dit qu'il était intéressant de cesser de prendre ces cachets qui m'avaient été prescrits (oui, j'aime pas ingérer des concentrés de produits chimiques.) Il ne m'est pas venu à l'idée, bêtement, que si j'allais mieux, c'était en partie grâce à ces saloperies.

Ça a été magnifique : je me suis remis à partir en vrille comme si rien n'avait avancé.

C'est peu de dire que je commence à être fatigué. Je suis content d'être retourné au boulot, ça me permet de me changer les idées, de me concentrer sur quelque chose, et à vrai dire d'être un peu surpris : si on m'avait dit il y a quelques années que c'est au boulot que je trouverais un jour le plus de stabilité, j'aurais bien ri. Sauf que bon, c'est pas drôle.

Tout ça est un peu décousu, mais dans ma tête, ça l'est tout autant. Si j'en ai le courage, je vous dirai à quel point je me sens vieux.

vendredi 11 avril 2008

Mauvaise période pour les décisions

Bon, je l'ai dit, je n'arrête pas de le dire depuis quelque temps, je ne suis pas dans une de mes meilleures périodes : On a donné un coup de pied dans la vase au fond de ma tête et je n'ai plus aucune visibilité. Du coup, ce n'est vraiment pas la bonne période pour prendre des décisions.

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mardi 8 avril 2008

la musique qui fait mal à la tête

On pourrait croire à mes écrits récents que j'ai du mal à supporter ma rupture. Ce n'est pas exactement le cas, en tous cas pas directement ; Disons que la rupture n'est que la perte du dernier des points d'appui grâce auxquels j'avais réussi à me construire un équilibre ces dernières années.

Mais ce problème d'équilibre est bien plus profond que cette histoire là, je m'y débats depuis des lustres. Il est un indicateur de cette situation auquel je n'avais jamais pensé : la musique.

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lundi 7 avril 2008

jour, nuit, jour, nuit

Ça va, ça va pas, ça va, ça va pas... Je continue à alterner les périodes où je me sens détendu et les périodes où mes nerfs me lâchent complètement[1]. Le passage du bien au pas bien peut se faire en quelques dizaines de minutes ; Dans l'autre sens, ça peut se faire brutalement : une image, un souvenir qui revient, une idée qui en amène un autre et je n'ai plus qu'à trouver un trou pour me cacher.

Sortir pour n'être pas seul et ne pas tourner en rond n'est pas même une solution : tout à l'heure, quelque part entre Éluard et Allais, un présentoir m'a lancé une phrase qui a tapé en plein milieu de la cible, et les clients de la librairie se sont demandé ce qui arrivait à ce taré en train de pleurer entre deux étagères.

Je suis épuisé.

Notes

[1] Je devrais sans doute me mettre à écouter de la musique contemporaine.

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