Métaphore, il fait froid dehors

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mardi 28 août 2007

et le troisième jour, il ressuscita des morts

Contrairement à ce que je vous disais l'autre jour, ce n'était vraisemblablement pas un simple angine : Au vu des symptômes, ça ressemblait plus à une très grosse grippe. Avec pour bien faire un timing parfait, puisque si ça faisait plusieurs jours que j'avais mal à la gorge, c'est après être sorti de chez le médecin vendredi après-midi pour une histoire qui n'avait rien à voir que je me suis mis à n'aller pas bien du tout.

Et bien c'est un expérience étrange que d'être malade comme un chien tout seul chez soi pendant trois jours, le temps est un peu distordu. En gros, je me suis couché vendredi en début de soirée et jusqu'à hier après-midi, j'ai suinté divers liquides par tous les orifices du visage et je n'ai quitté ma couche que pour ramper aux toilettes (pour vomir, souvent, surtout la nuit (plusieurs fois par nuit, bien entendu)) et parfois me traîner à la cuisine pour m'obliger à manger quelque chose, suivant le vieil adage qui dit qu'il faut nourrir sa fièvre. Et si je suis depuis hier soir en état de me lever, tout n'est pas terminé, puisque la fièvre continue de m'interdire une station verticale prolongée et que l'état de ma gorge est ce matin franchement devenu un motif d'inquiétude.

En tous cas, pendant le gros de la crise, mon cerveau ne faisait rien d'autre que d'essayer de suivre quelques ordres simples : Ne tousse pas, vu l'état de ta gorge, ça ne peut rien amener de bon. Ou Accroche toi au souvenir de ta vie sans les nausées permanentes, si tu tiens le coup, cette époque merveilleuse reviendra. Avec cette conséquence amusante que bien que tout ça n'ait duré que trois jours, j'ai fini par ne plus trop savoir quel jour nous étions, et d'ailleurs, ça avait peu d'importance.

Sans rire maintenant, j'ai droit à ma grippe tous les ans, je suis habitué (encore que certains détails m'amènent à penser que celle-ci est loin d'être une des plus bénignes), je savais donc que tout ça n'était que temporaire. Mais c'est je crois la première fois que ça me tombait dessus alors que je n'avais pas la moindre interaction sociale avec un monde extérieur qui ignorait mon état et ça ajoute un poids fort désagréable à la fièvre. Il y a des moments où ça va tellement mal qu'il faut une sacrée dose de méthode Coué pour se convaincre de l'innocuité de la chose. Faites moi penser à essayer de n'être pas seul quand toute la tuyauterie commencera vraiment à lâcher d'ici - je l'espère - quelques décennies.

Reste la question ultime : Mais où est-ce que je suis allé me choper une grippe pareille en plein mois d'août ?

lundi 27 mars 2006

Suis je malade ?

Dans la nuit de samedi à dimanche, je me suis réveillé vers deux heures moins cinq pour aller aux toilettes. Quand j'en suis sorti, il était plus de trois heures. Suis-je malade ?

mercredi 8 mars 2006

Je vais mourir

Qu'on m'excuse cette entrée en matière misérabiliste, ce dès le titre, mais voilà : je suis malade. Il n'est pas forcément dans mes intentions de vous imposer jérémiades et récriminations, mais mâle je suis, et en tant que tel, je me dois de me conformer à certains usages. Adoncques voilà : j'ai un rhume, par conséquent je vais mouriiiiiiiiiiiiir !

J'ai bien conscience du peu d'intérêt que la nouvelle peut déclencher chez vous, j'ai tenu pourtant à vous l'assener afin que vous ne vous inquiétiez pas de l'absence temporaire de mise à jour ici. Oh bien sûr, d'aucun me diront qu'un rhume n'empêche guère d'écrire. Wuais ben si !

Celui là en tous cas, il m'empêche de faire pas mal de chose : voilà trois jours que je suis dans un état déplorable et que je me liquéfie peu à peu, et ça commence à avoir un certain effet, ne serait-ce que la fatigue (je me réveille plusieurs fois par nuit à cause de mon nez qui coule,) partant le manque de concentration. Et donc je suis à peu près inapte au boulot, inapte à la musique, inapte au surf sur le Net, je suis même inapte au regardage de conneries à la télé : je ne réussis pas à suivre.

Alors voilà, maintenant qu'un passage au toilettes m'a fait me rendre compte de l'étendue des dégâts[1] et que j'en suis à me demander si je ne vais pas prendre demain le troisième jour de congé maladie de ma carrière, j'ai décidé de vous prévenir : je risque de fonctionner au ralenti quelques jours, ne m'en veuillez pas.

Ça va être beau pour notre concert samedi, tiens.

Notes

[1] Non, aucun problème digestif : j'y suis allé pour me passer de l'eau sur le visage, vu que je me suis tellement mouché que j'ai le nez rouge d'une pommette à l'autre et du front à la bouche, atrocement irrité et douloureux. Et j'en ai profité pour faire peur à un collègue qui découvrait mon été et mes yeux injectés de sang (car je me mouche tellement que même mes yeux eux même se liquéfient.)