Nous voilà en 2006, et pour le coup, notre réveil est vraiment tardif : 9h, avec les interruptions habituelles dûes au muezzin et aux mouchoirs de Julie. Après notre premier petit déjeuner sans Pinar du séjour, nous sortons pour affronter un brouillard à couper au couteau : on n'y voit pas à dix mètres. Dans ces conditions, le visite que je voulais rendre à l'Artémision, à savoir les restes d'une des Sept Merveilles du Monde, est fortement écourtée : Je n'y jette qu'un vague coup d'œil, sans même sortir de la voiture. C'est idiot, il faudra que je revienne.
Il le faut bien : nous affrontons alors le brouillard pour quitter la ville. Juste après que Julie aie pris une photo afin de pouvoir témoigner de la visibilité que nous avons, il disparaît brutalement ! Nous sommes dans le brouillard complet, et dix mètres plus loin, le soleil brille... En nous retournant (après avoir arrêté la voiture quand même) nous nous apercevons que Selçuk est visiblement dans une cuvette : il y a derrière nous un gros nuage de brume parfaitement circonscrit.

Debout ! Petit déjeuner, question médicamenteuses sur un anti-nez-qui-coule (Julie est toujours malade) à la bru médecin néerlandaise du propriétaire de la pension et hop : on se cale le sac sur le dos et on se dirige vers l'otogar, qu'on a quand même du mal à trouver - oui, les plans sont meilleurs sur le Lonely Planet que sur le routard, nous le savons ! Le temps de nous rendre compte une fois de plus que décidément non, tous les turcs ne sont pas multilingues, et nous réussissons à avoir un billet de bus jusqu'à Izmir.
Après un réveil plus tardif qu'à l'accoutumée et un petit déjeuner aux œufs comme à l'habitude, nous profitons du même taxi avec les mêmes espagnols qu'hier pour monter à l'acropole de Pergame, patelin qui ne vous dit peut-rien, mais qui fût une des très grandes villes de ce monde (et accessoirement le lieu où on a inventé le parchemin lors d'un embargo sur le papyrus,) et dont la bibliothèque, pour le coup la plus grande du monde fut vidée pour emplir celle d'Alexandrie. Si l'abondance de vieilles pierres ne peut que me faire plaisir, je suis quand même déçu que la dite bibliothèque soit le seul bâtiment des plans que je ne réussisse à situer correctement, je sais qu'il n'en reste pratiquement rien hors l'histoire, mais l'histoire, c'est bien, ils pourraient planter une pancarte, pour le moins !
Dans le ferry, nous nous asseyons sur la première place disponible. Erreur ! Les places sont numérotés , on récupère les sacs et on va chercher nos places, à l'autre bout du bateau. Une petite vieille nous rend l'accès difficile, avec tous nos bagages, tant pis, la banquette d'à côté est libre, occupons là ... Jusqu'à ce que ses occupants arrivent, on repart au fond ! Les chaises musicales plus l'humeur de Julie m'offrent le premier ras-le-bol du séjour : Je veux rentrer chez moi !!!
Réveillé comme prévu par le muezzin et la frénésie de mouchoirs de Julie, petit déjeuner ! Nos voisins de petit-déj sont français, évidemment (en plus, j'ai l'impression de les avoir déjà vu quelque part.) Une fois avalé l'œuf dur, direction Topkapı, le palais des sultans... Dans la file d'attente, nos voisins sont .. français ! Très bien, celui qui suit au fond. D'ailleurs, pour être plus précis, ce sont même nos voisins de petit-déjeuner justement.
Après une bruyante soirée de Noël en famille (la mienne, de famille, avec tous ces neveux et nièces.) Julie et moi prenons le train très tôt ce matin, direction Roissy. L'avion ne décolle qu'à midi, mais tant pis, nous attendrons un peu, et nous pourrons nous faire enregistrer avant tout le monde. Pas tout de suite, tout de même : Julie va poser la question, histoire que ça soit fait tout de suite, mais il lui est répondu que ce ne sera pas avant onze heures, tant pis, nous attendrons, en mangeant un Kinder géant même, ça pourrait être pire...