Métaphore, il fait froid dehors

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mercredi 3 décembre 2003

Pink Floyd meets Yoko Ono

I'm in the high fidelity first class traveling set,
And I think I need a lear jet-hiiiiihiiihaahiii !!!!

Alwijn, d'après Pink Floyd

Bon, et bien voilà un concert de passé. Et un drôle avec ça ! Nous avons eu un certain nombre de problèmes techniques, bien entendu : pas de retours par exemple, du coup nous ne nous entendions pas bien, ce qui n'est décidément pas pratique pour jouer. Encore que pour les instruments, ça passait à peu près, vu que nous avions nos propres amplis sur scène. Mais pour tout ce qui passe par la sono, c'est moins fun, c'est à dire que nous n'entendions pas bien le clavier et surtout que le chant se faisait un peu à l'aveugle (enfin: à la sourde.)

C'est le problème de la technique : plus il y a de cables et de boites un peu partout, et plus il est probable que l'un ou l'autre finisse par merder. Mais bon, nous nous en sommes sortis à peu près. Musicalement. Au niveau du chant, ça a été une autre histoire, mais ce n'était pas forcément la faute de la technique.

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dimanche 4 août 2002

trente et un

Me voilà encore un peu plus vieux : J'ai trente et un ans aujourd'hui ... No celebration : je n'ai vu personne, je ne suis pas sorti de chez moi, j'ai fait du jardinage ...

Pour un peu, on m'aurait même laissé l'oublier, car je n'ai pas franchement passé ma journée à répondre au téléphone. Pour la famille, ça a été vite fait, pour les potes ... Ben rien. Je savais bien que je n'avais pas d'amis ! Avec un mention spéciale pour Dijah et le Toune qui m'ont tous deux longuement appelé sans comprendre mes appels du pied. Je me vengerai !

Un mot quand même d'une de phrases les plus sympathiques de la journée, que m'a gentiment dit mon père, toujours plein de tact : "C'est sérieux maintenant, te voilà en route vers les quarante !"

La prochaine fois, je vous parlerai si mon Alzheimer m'en laisse le loisir.

lundi 18 mars 2002

magnifique ratage

Jamais on n'a vu ratage aussi génial !
le Toune

Un vingt-deux septembre au diable vous partîtes,
Et, depuis, chaque année, à la date susdite,
Je mouillais mon mouchoir en souvenir de vous...
Or, nous y revoilà, mais je reste de pierre,
Plus une seule larme à me mettre aux paupières :
Le vingt-deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous.

Georges Brassens

Voilà, c'est fini pour cette fois-ci ... Nous rejouerons peut-être la pièce, mais pour le moment, la représentation est passée et nous sommes soulagés. Soulagés d'avoir réussi à présenter une pièce pour laquelle nous n'étions pas prêts : un certain nombre des comédiens (dont je suis) n'étant pas sur place (Bruxelles pour moi, Paris pour d'autres, alors que nous jouions à Lille), il n'a pas été facile de faire suffisamment de répétitions .... Au final, la pièce aurait mérité un mois de travail supplémentaire.

Nous nous en sommes quand même sortis, grâce d'une part à une bonne dose d'improvisation, d'autre part à certains cabotinages qui nous ont acquis la sympathie du public. Bref, c'est parti un peu dans tous les sens, ça a été un rien catastrophique, mais je ne regrette pas.

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mercredi 6 mars 2002

Julie

Rien n'empêche le bonheur comme le souvenir du bonheur.
André Gide

Ça me rappelle une fieille plague autrigienne : C'est un gars qui se réfeille le matin et qui se dit : tiens, auchourd'hui, che vais faire plaisir à mon chien : che fais le frapper et puis che fais arrêter !
le chef de la division allemande

Oui, je sais : aucun rapport ...
moi

Bon, j'ai du neuf. Si, si ... Il y a quinze jours, j'ai passé la soirée avec Dijah, ça n'a pas été brillant : je n'étais pas en forme, j'ai bu et fumé un peu trop, ça n'a pas été la meilleure soirée de ma vie. Je suis sorti de là en ayant peut-être enfin réellement conscience que c'était terminé.

C'est tout ce que j'attendais : savoir que je ne devais plus l'attendre. Et ça me permet de bouger ... Et donc j'ai du neuf, parce que je ne suis plus tout à fait célibataire.

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dimanche 17 février 2002

moral sauteur

La vie est une ivresse continuelle : le plaisir passe, le mal de tête reste.
Proverbe persan

Un amour malheureux est encore un bonheur.
Adélaïde Dufrenoy

Il est passé quatre heures vingt du matin, je bois de la bière. Tout seul, comme ça ne m'est pratiquement jamais arrivé. Je viens de reconduire Dijah qui à mon avis n'a pas passé une bonne soirée.

Il faut dire que je ne suis pas top en forme. Ces derniers jours marquent l'anniversaire d'un évènement qui m'a fait grandir d'un coup, mais qui laisse des séquelles. Oui, en plus, effectivement, ça tombe sur le jour de la Saint-Valentin, si je n'avais pas assez besoin de penser.

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dimanche 20 janvier 2002

non

J'ai réussi à lui dire non pour la première fois. Voilà bien un truc que je ne vais pas fêter.

mardi 11 décembre 2001

j'me justifie

J't'aimerais même sans charme,
Même sans ce sourire
Qui me fout des larmes
Au milieu des rires.
J't'aimerais l'air de rien,
Au delà de tout,
J't'aimerais rage au poings,
J't'aimerais corde au cou,
J't'aimerais n'importe où,
n'importe comment,
J't'aimerais même si tout à coup j'pouvais faire autrement !

Reggiani

Bon d'accord, n'en jetez plus. Je vois qu'on n'a plus le droit de ne pas aller bien. Ne soyez pas paranos. Bien sûr, ces derniers temps, j'en veux à beaucoup de gens sur leur manière de réagir à mon état, c'est vrai que j'ai l'air d'en vouloir à tout le monde.

C'est faux.

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mardi 4 décembre 2001

porte bonheur

Si j'avais su que je t'aimais tant, je t'aurais aimé plus.
Frédéric Dard

Cet été, j'ai acheté une guitare, une jolie, toute fine, cordes aciers, mais pas folk, idéale pour jouer du Brassens. Je l'ai achetée à une demoiselle et à sa maman qui étaient fort sympathiques, et qui m'ont du trouver sympathique aussi, parce qu'elles m'ont fait un cadeau. Pas un gros cadeau, mais un gentil cadeau : un porte bonheur, un tout petit, qui tient dans ma poche, et qui s'y trouve régulièrement depuis.

Je ne suis pas superstitieux, je ne crois pas trop à ces choses là, d'ailleurs, je ne crois pas trop à quoi que ce soit qui ne soit pas scientifiquement prouvé, c'est un peu dommage d'ailleurs, mais plus le temps passe moins je suis convaincu de l'existence d'un ailleurs. Bref, je n'ai que faire des signes dit précurseurs de malheur, et je ne prête pas plus d'attention que ça à ce qu'on appelle des porte-bonheurs.

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mardi 27 novembre 2001

Poésie

Les femmes sont faites pour être mariées et les hommes pour être célibataires. De là vient tout le mal.
Sacha Guitry

I keep on believing that I'm older and wiser now, while I'm probably just getting old.
Felix Atagong d'après plus ou moins David Gilmour

Et le soir vient et les lys meurent
Regarde ma douleur, beau ciel qui me l'envoies
Une nuit de mélancolie ...
Allons plus vite, nom de Dieu !
Allons plus vite.

Guillaume Apollinaire

Parfois, je cherche pendant des heures une citation introductive, parfois je la trouve vite. Parfois même mon mise-à-jour entière est guidée par une phrase que j'ai trouvée ici ou là. En ce moment, ces citations s'imposent toutes seules à moi, et j'en ai trop pour ma production habituelle. Il me faut dire aussi que je lis beaucoup plus que d'habitude.

Apollinaire par exemple ... Pourquoi est-ce que je le lis ? Il n'y a pas forcément un choix réfléchi, j'ai envie ces temps-ci de lire les poètes. Oh, je sais bien que ça vole un peu trop haut pour moi : parlez moi de Pink Floyd et je vais disserter pendant des heures. Parlez moi de poésie et j'aurai juste l'air d'un con. Mais c'est agréable de lire quelques vers de temps en temps, et tant pis pour les plus cons que moi qui trouvent que j'ai l'air d'un con.

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vendredi 16 novembre 2001

régularité

Ne désespérez jamais. Faites infuser davantage.
Henri Michaux

Les gens compliquent tout pour avoir l'impression de vivre.
Patrick Rambaud

J'ai quand même pratiquement tenu deux ans. Deux ans de mises-à-jour régulières, en ne restant pas plus d'une fois ou deux plus d'une semaine entre deux ditos, et même dans ces cas là, pas beaucoup plus. Et ceci même lorsque j'étais en vacances, ce qui veut dire que je n'ai jamais été pendant ces deux ans plus d'une semaine loin de tout ordinateur.

On ne m'en voudra donc pas si depuis quelque temps j'ai du mal à tenir le rythme. D'autant que d'autres affaires privées ne me laissent pas forcément en excellente forme non plus.

Or, il y a quelques années, un moral au fond des chaussures avait tendance à me précipiter sur la feuille blanche pour de magnifiques écrits romantiques que personne ou presque n'a jamais eu l'occasion de lire, eut égard à leur niaiserie et leur misérabilisme. Maintenant, ça ne va pas, mais je suis plus passif créativement parlant. J'ai compris depuis longtemps que je ne suis ni Mallarmé, ni Brassens. Ce n'est pas un petit malheur tout personnel qui va me transformer en grand auteur, et finalement, l'introspection pseudo littéraire n'est qu'une perte de temps.

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