Métaphore

(il fait froid dehors)

Saint Chartier 2004

Nous sommes donc encore une fois partis vers Saint-Chartier. Trois dans la voiture : cette année, nous avons emmené Gaëlle, qui prenait autant de place dans la voiture que trois elle. C'est fou ce que ça prend de la place, les filles ! La route n'est pas directe cette fois ci : dans la série 2004, année nuptiale, nous commençons par un détour en Eure-et-Loire pour le troisième mariage des huit de cet été.

Qui dit mariage loin dit problème de couchage. Histoire de ne pas bouffer trop vite le budget, nous avons passé cette première nuit en camping. c'est bien, en plus ça prépare pour la suite... À noter tout de même quelques petits inconvénients : D'abord, c'est pas évident de s'habiller mariage dans une tente de 1m20 de haut. Ensuite... Bon, c'est l'habituelle loi de l'emmerdement maximum : évidemment il pleut, à verse. De quoi emporter la tente, ça n'aide pas non plus pour s'habiller.

Nous y sommes quand même arrivés, le mariage était bien (beau cadre, bon traiteur) et j'ai découvert la Julie reine de la nuit : elle a dansé jusqu'à en claquer son bustier ! Du coup nous sommes quand même rentrés nous coucher, je n'allais tout de même pas laisser tout le monde profiter de son buste !

Le lendemain, départ vers Saint Chartier, hop ! Nous profitons d'une accalmie pour nous diriger vers le Berry, hop ! Voyage sans histoire jusqu'à l'arrivée : nous nous heurtons au cerbère de la porte :

-Bonjour, nous voulons aller au camping qui est juste là, à cinq mètres...
-Le parking, c'est par là.
-Oui mais non : nous ne voulons pas nous garer, nous voulons aller planter notre tente et déposer la voiture, c'est là, à cinq mètres.
-Le parking, c'est par là.
-Rien à foutre du parking, je veux aller arriver au camping qui est juste là derrière, à cinq mètres !
-Le parking, c'est par là.

Bref, monsieur Tourne-en-Boucle, incapable de donner un renseignement. Ça commence bien, ça m'énerve. Me voilà reparti sur les chapeaux de roues pour essayer les petites routes de campagnes et arriver sur Saint-Chartier d'un autre coté, un coté où il n'y aurait pas de cerbère, ou alors un cerbère moins con. Chance : trouvé à la première tentative. Nous voilà dans le camping, à la recherche de la tente à Cui.

Avant d'arriver, ce n'était pourtant pas moi qui était énervé : Gaëlle venait d'apprendre que nous allions nous installer dans le camping réservé aux festivaliers, ceux qui paient le forfait, et son âme de baba cool libertaire ex-troskiste n'a fait qu'un tour devant cette odieuse sélection par l'argent ! C'est déjà assez grave qu'ils fassent payer les concerts, si en plus il y a une différence de traitement entre ceux qui paient et ceux qui non, où allons nous ? Une discussion fort intéressante, que le cerbère a tué dans l'œuf, flûte alors.

Après avoir trouvé Amélie quasiment sous mes roues, nous admirons la différence quer ça fait d'avoir un campeur sérieux avec soi : le campement d'Amélie et camarades[1], finement installé par le consciencieux Cédric, est un modèle d'organisation. Sauf le jambon, qui va très vite ne plus être bon. Nous profitons aussi de l'occasion pour aller dire bonjour et prendre l'apéro avec les Floliv et le clan Duquesne.

Le soir, première virée vers la première partie du premier concert (pour nous les retardataires.) C'est un duo : vielle et piano. En bons habitués du festival, Mélie et moi nous levons dès le premier morceau pour aller dire bonjour à la buvette. Moins au fait des méthodes locales, Gaëlle et Cédric restent sur place. Vilains de nous. Bon, nous sommes quand même de retour pour la seconde partie... Mais contrairement à l'année dernière, cette année, c'est un vrai festival de Saint Chartier : il pleut à verse, et je suis bien content d'avoir acheté un poncho. Ceci dit, je remarque que je m'embourgeoise : l'année dernière encore, je n'avais qu'un k-way (qui ne m'avait pas servi,) celle d'avant, j'étais encore au sac poubelle percé de trous pour la tête et les bras. Ce poncho est d'ailleurs une bénédiction, parce qu'il pleut vraiment comme vache qui pisse.

Retour devant la scène pour la seconde partie : La Talvera avec la participation exceptionnelle de Massilia Sound System. C'est à dire du folk occitan, que j'aime bien, parce que c'est joyeux, avec au dessus du presque rap et un scratcheur de platines. Ça passe étonnamment bien... Même si Amélie, qui a déjà vu Massilia Sound System guester ici ou là trouve qu'ils phagocytent un peu trop la musique.

Puis le festival se poursuit : nous avons stoïquement supporté une concert de cornemuses pour assister au concert d'un groupe de pub irlandais qui doivent être bons en groupe de pub mais qui étaient un peu déplacés sur la scène. Nous avons assisté à un concert des Ours du Scorff qui aurait pu être le dernier, l'un des chanteurs ayant visiblement très mal supporté la chaleur et étant reparti en ambulance. Nous avons assisté au concert de la nouvelle grande voix du Qawwali. J'ai découvert que je n'étais pas fan du Qawwali. J'ai redécouvert que décidément, j'aime beaucoup le trip-hop breton lent de Denez Prigent. Julie et moi avons traversé une grosse crise qui a presque duré toute une soirée. Nous avons bien socialisé avec des Amélie, des Gaëlle, des Cédric, des Floliv, et d'autres... Mais c'était trop court (et c'est Amélie qui est resté le plus longtemps, vous y comprenez quelque chose, vous ?)

Au final, un Saint-Chartier, très ... Comme d'hab ! Un excellente ambiance et plein d'occasion de dire du mal pour des médisants comme nous. Mmmh... Il va falloir qu'on ramène notre camarade qui n'aime pas les gens, un jour.

La prochaine fois, la suite.

Notes

[1] Cédric, dit la Conscience et Gaëlle, mais une autre (c'est d'un commun comme prénom ! :))

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Comments

1. By da-ouid36, on 14/03/2007 at 16:19

sympa , sympa Je vien d'arriver sur Marseille(13) et je voulais prendre des nouvelles de mon festival , auquel je ne pourrais malheureusement assister cette année , forcer de constater que tout a l'air tant vécut qu'il ne fallait que les mots pour le dire et quels beaux mots , BRAVO. P.S: apparement j'ai cru reconnaitre parmi tes photo une personne dont j'aurai bien voulu avoir des nouvelles. je finirais de parcourir ton blog plus tard , merci à bientot. pour de nouvelles aventures .... et un vrai commentaire .

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