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  <title>Métaphore, il fait froid dehors - angoisses</title>
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  <description></description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Thu, 03 Jul 2008 21:47:21 +0200</pubDate>
  <copyright>1999-2008 xave</copyright>
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    <title>J'veux d'l'amour</title>
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    <pubDate>Wed, 18 Jun 2008 18:14:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>xave</dc:creator>
        <category>pensées irréfléchies</category>
        <category>angoisses</category><category>ligne de vie</category><category>souvenirs</category>    
    <description>&lt;p&gt;Putain, c'est quand même dur à écrire, ces mots là.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'ai parlé il y a quelque temps du &lt;a href=&quot;http://xave.org/post/2007/05/09/820-le-syndrome-de-l-imposteur&quot;&gt;syndrome de l'imposteur&lt;/a&gt;. Il ne m'est apparu que récemment qu'il n'était pas limité à ma vie professionnelle&amp;nbsp;: Je ne sais pas jusqu'où il peut s'étendre, ma seule certitude à ce stade de mes réflexions, c'est qu'il est bien présent dans ma vie amoureuse. ce &lt;q&gt;Elle est trop bien pour moi&lt;/q&gt;, qui m'a été reproché lors de ma dernière relation mais qui est une vieille connaissance, cachait sans doute plus prosaïquement un &lt;q&gt;Un jour, elle va se rendre compte que je ne suis pas aussi bien qu'elle l'a cru au départ.&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Oui, l'idée est la même, il s'agit toujours de se déprécier, mais ça a quelque chose de plus vicieux. Hors le fait que la rupture semble entériner cette vision des choses, on comprend bien l'effet épée de Damoclès qui me fait merder complètement dès que j'ai l'impression qu'en face de moi il y a le moindre doute.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jusqu'où vais-je devoir remonter pour comprendre l'origine de ce dysfonctionnement&amp;nbsp;? J'ai cru pendant des années qu'il fallait remonter à ma pré-adolescence, quand j'étais un gamin délicat plus copain avec les livres qu'avec les enfants de son age, partant cible idéale pour les petites brutes de l'école.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Il m'est apparu brusquement lors des discussions post-rupture avec Julie que cette explication, dont je me contentais depuis des années, était peut-être un rien simpliste et qu'il fallait chercher un peu plus loin. Ceux qui suivent savent que ce n'est pas facile, puisque je n'ai pratiquement aucun souvenir d'avant mon adolescence. D'où viennent alors les mots qui me sont sortis des lèvres sans s'annoncer&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Parce que mon père m'a abandonné.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;Je ne sais même plus de quoi nous parlions, je sais juste que ça s'insérait parfaitement dans la conversation, je sortais juste un ressenti qui était là prêt à prendre mais que je n'avais jamais voulu voir. &lt;q&gt;Mon père m'a abandonné.&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il n'y a pas loin à chercher pour comprendre pourquoi je ne l'avais jamais réalisé&amp;nbsp;: j'ai toujours connu mon père. Ma mère et lui se sont séparés très tôt - encore que la rupture ait mis près de dix ans à être franche - mais il n'a jamais disparu de ma vie&amp;nbsp;: il était parfois là le soir, il nous voyait pour les week-ends, une partie des vacances et puis il retournait voir sa maîtresse. Moi, gamin, je n'ai jamais bien saisi ce fonctionnement-là, simplement je savais que j'avais un père, et des fois je le voyais. Je sais, par des histoires qu'on m'a racontées car je n'en ai aucun souvenir, que j'ai contesté très tôt son autorité (&lt;q&gt;Si tu viens juste pour m'engueuler sur mon bulletin, c'est pas la peine, tu peux repartir.&lt;/q&gt;) mais je n'étais pas orphelin.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et comme il a toujours été dans les parages, je n'ai pas réussi à me rendre compte avant très récemment de la façon dont je l'avais ressenti, gamin. &lt;q&gt;Mon papa m'a abandonné.&lt;/q&gt; Avec la question absolument énorme, qui me pesait sans même que je sache son existence&amp;nbsp;: &lt;q&gt;Pourquoi mon papa il m'aime pas ?&lt;/q&gt;&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://xave.org/post/2008/06/18/#pnote-927-1&quot; id=&quot;rev-pnote-927-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je crois que ça explique beaucoup de mes comportements limite, pas forcément les plus agréables&amp;nbsp;: j'ai désespérément besoin qu'on m'aime. Parce que dans tous mes rapports sociaux, amicaux ou amoureux, il y a un petit garçon qui a peur d'être abandonné.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://xave.org/post/2008/06/18/#rev-pnote-927-1&quot; id=&quot;pnote-927-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] Aujourd'hui, je continue à voir mon père de trop loin en trop loin. Je l'aime et il est évident qu'il m'aime. C'est juste que nous ne vivons pas tout à fait sur la même planète.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
</description>
    
    
    
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    <title>pas de Coué</title>
    <link>http://xave.org/post/2008/05/29/pas-de-Coue</link>
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    <pubDate>Fri, 30 May 2008 14:14:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>xave</dc:creator>
        <category>pensées irréfléchies</category>
        <category>angoisses</category><category>rupture</category>    
    <description>    &lt;p&gt;C'est une méthode Coué qui porte en elle les germes de son propre échec&amp;nbsp;: chaque pas en avant est une déchirure, qui m'éloigne un peu plus de tout ce que je ne peux me résoudre à quitter. Toute volonté de ma part d'avancer et d'aller vers un mieux m'enfonce un peu plus. Je pense qu'il ne me reste que le temps, mais qu'est-ce qu'il est lent depuis quelques mois.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les oscillations se font de plus en plus fortes&amp;nbsp;: Je crois que je pourrais dans la même phrase vous convaincre que personne au monde ne la vaut et en dire pis que pendre. A dix heures, je vais relativement bien, à midi, je suis en pleurs, à quinze heures j'ai un mieux, à dix huit, j'étouffe, je me couche de bonne humeur, je me réveille en pleurant. Je suis épuisé.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je suis écrasé par toutes ce que nous ne découvrirons pas ensemble, par tout ce que nous ne ferons plus ensemble.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'aimerais bien que ça s'arrête.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Rah, c'est marrant, quand même ! (2007)</title>
    <link>http://xave.org/post/2008/03/10/941-rah-c-est-marrant-quand-meme</link>
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    <pubDate>Mon, 10 Mar 2008 10:32:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>xave</dc:creator>
        <category>Maha-ha viiiiie...</category>
        <category>angoisses</category><category>petits cailloux</category><category>souvenirs</category>    
    <description>&lt;p&gt;Le cerveau humain est une machine formidable&amp;nbsp;: il refoule comme s'il avait été créé exclusivement pour ça. Il y a encore peu de temps, j'étais en train de hurler à la face du monde à quel point j'étais l'homme le plus heureux de la terre. Forcément, il y a eu un net ralentissement sur ce front là depuis quelques jours, mais ça ne change rien au passé, pas vrai&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'autre soir, privé de mes habituels interlocuteurs en ligne et rendu inopérant par une fatigue qui m'écrase depuis quelques nuits, j'ai profité de la nouvelle pagination que j'ai mise en place en page de garde pour parcourir à rebours les mois qui viennent de s'écouler. À relire ce que j'ai écrit, ce que j'ai sous entendu et les quelques indices qui ne vous disent rien mais qui servent de support à ma mémoire, je me suis rendu compte d'une vérité que j'avais complètement occultée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;2007 a été une année de merde.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Que j'ai cru à mes histoires de bonheur quand tout me pétait à la gueule est assez fascinant. Dans mon souvenir était clair que j'avais eu du mal à traverser l'été qui m'a vu tourner en rond, plâtré, seul à la maison. Il l'était beaucoup moins que j'étais arrivé à cet été avec les nerfs dans un état déjà déplorable, à occulter pas mal de choses.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'année n'avait pas si mal débuté que ça, j'ai même eu un printemps plutôt sympa. Mais je gardais d'une période de doutes à l'automne précédent une propension à cogiter dans le mauvais sens. Ni ça, ni les quelques problèmes que je commençais à avoir au boulot ou dans d'autres projets n'était prioritaire dans ma tête jusqu'à ce qu'au mois de juillet je me casse le poignet, me mettant hors jeu de tout défouloir créatif (plus écrire, plus dessiner, plus jouer de musique, plus programmer) pour deux mois. Il s'est trouvé qu'en plus la famille était en vacances et que Julie m'avait fait comprendre qu'elle ne tenait pas une maison de repos.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je me suis donc retrouvé à passer deux mois à tourner en rond, n'ayant rien d'autre à faire qu'ingurgiter passivement la télé ou des bouquins. Avec ma seule main gauche, je me battais tous les jours en essayant de faire la cuisine, la vaisselle ou bêtement ma toilette. La moindre connerie me demandait des efforts et un temps idiot, et pendant ce temps là, mes journées sombraient dans un ennui et une solitude que je supportais de moins en moins. Dans ma tête commençaient à tourner en rond toutes sortes de pensées négatives.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;À la fin du mois d'août, je suis tombé malade&amp;nbsp;: on peut retrouver sur ce site &lt;a href=&quot;http://xave.org/post/2007/08/30/852-bonjour-moi-je-t-avais-oublie&quot; hreflang=&quot;fr&quot; title=&quot;Bonjour moi, je t&amp;#039;avais oublié...&quot;&gt;ce que j'ai écrit en sortant de là&lt;/a&gt;. Mais ce que j'ai minimisé ce jour là en parlant d'une &lt;em&gt;expérience étrange&lt;/em&gt; a été un des moments les plus difficiles de l'année. J'étais seul, j'étais malade au point que j'imaginais le pire (non, je veux dire plus que d'habitude.) Enfin, j'imaginais le pire quand je n'étais pas en train de délirer à cause de la fièvre, dans les moment où j'étais capable de me traîner jusqu'aux toilettes, qui ont constitué avec le lit mon seul horizon pendant trois jours.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et pendant ces trois jours de fièvre pratiquement sans sommeil, alors que j'avais perdu la notion du temps, que j'étais de plus en plus inquiet quant à la gravité du truc et que tournait dans mon esprit le fait que personne nulle part ne savait que j'étais malade, je toussais. Je toussais à un point que je me suis totalement détruit la gorge et qu'il a presque fallu trois semaines avant que je cesse de cracher du sang au moindre raclement de gorge.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'était trop. Quelques jours après, je ne pouvais plus supporter la façon dont ma tête était en train de partir en vrille, et je suis allé me faire prescrire de quoi assommer les crises d'angoisse qui étaient revenues pour la première fois depuis .... oh, au moins six ans. Six mois après, je suis encore en train de me débattre avec ça&amp;nbsp;; J'avais réussi à mettre un couvercle là dessus il y a quelques années, maintenant qu'il a sauté, je sais qu'il va me falloir un certain temps avant que tout ça s'arrête.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voilà mon année 2007&amp;nbsp;: Un faux plat en descente vers un pétage de plombs, et des mois ensuite à essayer de remonter sans victoire fracassante. Aux amis avec qui j'étais au réveillon de nouvelle année, je disais que bien que n'étant pas coutumier de ce genre d'annonce, je crachais sur cette année de merde qui se terminait et que j'étais impatient de vivre 2008, qui ne pouvait être que bien meilleure&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour le moment, ce n'est pas très bien parti.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Et ben comme ça, c'est clair.</title>
    <link>http://xave.org/post/2008/03/06/943-et-ben-comme-ca-c-est-clair</link>
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    <pubDate>Thu, 06 Mar 2008 18:11:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>xave</dc:creator>
        <category>humeurs</category>
        <category>angoisses</category><category>rupture</category>    
    <description>&lt;p&gt;Il y a deux ans, Hellgy faisait un lien vers un site de santé où l'on pouvait évaluer son niveau de stress. Par curiosité, j'étais allé voir ce que ça donnait pour moi. Mes résultats donnaient respectivement un &lt;a href=&quot;http://www.passeportsante.net/fr/Maux/Tests/Fiche.aspx?doc=stress_profil_test_ts&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;profil&lt;/a&gt; et un &lt;a href=&quot;http://www.passeportsante.net/fr/Maux/Tests/Fiche.aspx?doc=stress_ts&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;niveau&lt;/a&gt; de stress de 7 et 138. Dans un cas comme dans l'autre, c'était vraiment bas et j'allais extraordinairement bien (vous pouvez faire les tests pour vous faire une idée -ils sont rapides, ou considérer comme un panel les commentateurs du &lt;a href=&quot;http://weblog.redisdead.net/main/2006/05/17/1773-teste-ton-stress&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;post dont je parle plus haut&lt;/a&gt;.)&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Retombant là dessus aujourd'hui, il m'est venu la curiosité d'aller mesurer un peu le changement. C'est affligeant&amp;nbsp;: de 7, je suis passé à 41, ce qui est très largement dans le rouge. Et de 138, me voilà monté à 529. (on peut là aussi comparer au &lt;em&gt;panel&lt;/em&gt;, il n'est que de savoir que le test ne considère comme élevé que les résultats inférieurs à 300, au dessus, on passe à très élevé, voire carrément préoccupant.) Dans un cas comme dans l'autre, on me promet des conséquences à peu près certaines sur ma santé.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Histoire de pondérer, on notera que ces tests ne se font pas sur un instantané mais sur le mois écoulé pour le premier et les deux années précédentes pour le second, on n'expliquera donc pas la hauteur des résultats uniquement par le fait qu'il vient de m'arriver quelque chose.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Et c'est marrant, c'est au moment où c'est un indicateur extérieur, plutôt que moi, qui vient indiquer qu'effectivement je suis dans une période de merde, que j'ai l'impression de la ramener avec ma douleur. Ça n'est pas le cas, croyez-le, je suis juste dans une période où j'essaie vraiment de savoir où j'en suis, et je ne me sers de cette tribune que pour faire des économies de psy.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Combien je vous dois&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Obéir à ce qui n'existe pas</title>
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    <pubDate>Fri, 22 Feb 2008 10:00:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>xave</dc:creator>
        <category>pensées irréfléchies</category>
        <category>angoisses</category>    
    <description>&lt;p&gt;Je me suis souvent demandé ce qu'il se passait dans la tête d'un &lt;em&gt;schizophrène sain&lt;/em&gt;, quelqu'un qui se sait malade, qui sait que les voix qu'il entend dans sa tête n'ont pas d'existence réelle et qui pourtant se laisse guider par elles. J'ai toujours pensé que ça devait être fortement désagréable, mais enfin, il n'est pas difficile de faire la différence entre ce qui est réel et ce qui ne l'est pas&amp;nbsp;: Je sais parfaitement distinguer, heureusement, un flash d'information réel d'un flash d'information dans un film.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors quoi&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;J'ai toujours été bien conscient qu'un intérieur de tête était un écran un peu plus impliquant qu'une télévision, mais ce qui est une invention de l'esprit en reste une, même si c'est son propre esprit (je parle bien de ceux qui se savent malades, ceux qui admettent consciemment que leur esprit leur joue des tours.)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Depuis quelques mois, je commence à comprendre. Oh, je ne suis pas schizophrène, mais j'ai moi même des choses dans la tête que je sais être le pur produit de mon esprit. Il y a longtemps maintenant que je suis dans mes mauvaises périodes sujet à des crises d'angoisse (c'est désagréable.) J'ai compris seulement récemment qu'un des mécanismes qui m'y amenaient étaient des crises de paranoïa tournant sur elles mêmes de plus en plus vite.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous y voilà&amp;nbsp;: Je &lt;strong&gt;sais&lt;/strong&gt; que cette paranoïa est un pur produit de mon cerveau dérangé. J'en suis absolument conscient, c'est totalement clair. Alors pourquoi est-ce que ça continue à me rendre dingue ?!? Pourquoi est-ce que je continue à interpréter des faits totalement insignifiants comme s'ils étaient le signe caché de problèmes de grande envergure&amp;nbsp;? Rien n'est à l'abri dans ma tête, j'entrevoie à intervalles irréguliers la fin de ma santé, de ma vie, de mon couple, de ma liberté, du moindre bout de bonheur que j'ai mis des années à apprendre à apprécier.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y a moins d'un an, j'étais stupidement heureux, bêtement insouciant, jusqu'à ce qu'à la fin de l'été dernier, à force d'enfermement seul à me sentir totalement inutile&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://xave.org/post/2008/02/22/#pnote-926-1&quot; id=&quot;rev-pnote-926-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;, ces crises là reviennent brutalement, me chopant totalement hors de ma garde après des années en sourdine. Depuis, quand je vais bien, c'est que je suis entre deux crises.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et voilà que je me retrouve comme un con à tourner autour de la boite d'anxiolytiques, ces saloperies que je ne veux pas prendre mais qui sont les seuls capables de stopper net la spirale qui me fait exploser l'esprit. Mais je suis tellement fatigué...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je sais que je me fais des idées, alors pourquoi ces idées ont elles un tel ascendant sur moi&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ça s'arrête comment&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://xave.org/post/2008/02/22/#rev-pnote-926-1&quot; id=&quot;pnote-926-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] Rappel : Poignet cassé, plâtre, tout le monde en vacances. Seul en tête à tête avec moi pratiquement tous les jours pendant deux mois. Plus de musique, plus d'écriture, plus de discussions, plus de programmation. Plus aucun exutoire créatif.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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    <title>Économies de train</title>
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    <pubDate>Thu, 14 Feb 2008 11:49:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>xave</dc:creator>
        <category>humeurs</category>
        <category>angoisses</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Tiens, la dernière fois que j'ai été seul à la Saint Valentin, &lt;a href=&quot;http://xave.org/post/2002/02/14/159-valentiiiiine-valentiiiiiiine&quot; hreflang=&quot;fr&quot; title=&quot;valentiiiiine, valentiiiiiiine ...&quot;&gt;c'était en 2002&lt;/a&gt;. &lt;a href=&quot;http://xave.org/post/2005/02/18/512-ubuntu-phase-1&quot; hreflang=&quot;fr&quot; title=&quot;Ubuntu, phase 1&quot;&gt;J'aime pas les anniversaires&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Ça commence à faire beaucoup</title>
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    <pubDate>Mon, 24 Sep 2007 13:54:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>xave</dc:creator>
        <category>Maha-ha viiiiie...</category>
        <category>angoisses</category><category>Murphy</category><category>route</category>    
    <description>&lt;p&gt;Avertissement&amp;nbsp;: Ce qui suit est un exposé, absolument pas une plainte.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si vous m'avez lu, vous savez que ces derniers temps, j'ai eu un ou deux petits problèmes. Bon, ce n'est pas grave, ça arrive d'avoir des problèmes, on sert les dents et on passe à travers. C'est juste que ça a été un peu difficile parce qu'il y a eu plusieurs choses d'un coup. Si rien de plus ne me tombe dessus, je pense que la tendance est à l'amélioration.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'ai passé une très mauvaise nuit de jeudi à vendredi, avec cauchemars inclus. De façon générale, je n'ai pas eu une très bonne semaine et je l'ai finie un peu fatigué, j. J'étais bien content de pouvoir un peu décompresser, j'ai commencé vendredi par aller passer la soirée avec des copains que j'aime bien. C'est là que mon batteur préféré (avec qui je joue depuis huit ans et avec qui j'ai un plaisir énorme à jouer) m'a annoncé qu'il quittait le groupe, ce qui met donc celui-ci en parenthèse pour un bout de temps, si pas définitivement d'ailleurs. J'ai accusé le coup. La nuit qui a suivi, j'ai encore fait une série de cauchemars, et puis je me suis réveillé, et puis je me suis rendormi, et puis j'ai fait une deuxième série de cauchemars.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Samedi matin, je devais aller à Paris. Je calcule le temps dont je dispose de façon un peu large, j'avais juste une rapide course à faire à Lille et je fonçais direct. Je prévois donc une demie heure supplémentaire pour faire ma course, me dirige vers Lille et tombe sur des travaux et des déviations où les camions tournaient en rond pour essayer de trouver comment gagner l'autoroute. Je vous passe le détail de ma course (et de sa caisse qui avance moins que les autres, bien entendu, avec un seul gars devant moi qui a pris autant de temps que quatre personne à chacune des autres caisses de la rangée) et j'arrive sur le périphérique à un endroit que j'ai choisi sans travaux, pour rejoindre l'autoroute de Paris.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ma portion sans travaux se retrouve complètement engorgée, à cause -je le découvre après quelques minutes de circulation en accordéon et au pas- d'un carambolage impliquant quatre ou cinq voitures, qui toutes devaient déplorer au moins une égratignure sur le pare-choc. En zigzagant à travers une circulation bizarrement chargée pour l'heure et en traversant quelques ralentissements du à des accidents ou à des riens (et encore, d'après la radio, j'ai raté la biche sur la route, les sacs sur la voie de gauche et le conducteur à contresens) je commence quand même à me rapprocher de mon but.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est à ce moment là que devant moi, à peine à quelques centimètres, la caravane qui était en train de doubler un camion commence à tanguer, de plus en plus fort, jusqu'à sauter en rebondissant d'une roue sur l'autre. Et moi j'avais un camion sur ma droite et un monospace sur ma gauche qui ne me laissaient d'autres choix que d'enfoncer la pédale de frein en essayant de maîtriser un minimum ma trajectoire et en espérant que la voiture arrivant à pleine vitesse derrière moi saurait s'arrêter à temps.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je crois que le conducteur de la caravane a du essayer de freiner, ce qui n'était pas une bonne idée, puisque les roues de la caravane ne touchaient plus le sol que le temps de rebondir et qu'aucun frottement n'était plus susceptible de lui faire perdre la vitesse qu'elle avait acquise. C'est à ce moment que la caravane s'est soulevée et s'est envolée, emportant la voiture qui jusque là la tractait comme si celle-ci n'avait rien pesé, pour partir directement dans le fossé.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Là, je n'ai plus trop suivi, je crois que j'ai réussi à partir dans la file d'à côté sans percuter personne et sans perdre tout à fait le contrôle de ma voiture (merci les voitures allemandes d'une tonne cinq. En Clio, je partais dans le décor.) Le temps que je redresse ma trajectoire, l'accident était loin derrière et tout le monde s'arrêtait. J'aurais voulu moi aussi m'arrêter et faire quelque chose, mais quand j'ai suffisamment repris mes esprits pour assimiler ce qui venait de se passer, j'avais déjà parcouru presque cinq kilomètres.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après m'être arrêté quelques minutes pour respirer, j'ai repris la route doucement, je suis finalement arrivé à Paris ou après avoir parcouru en quarante minutes le dernier kilomètre et demi, j'ai enfin pu m'arrêter.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est là qu'en relevant mes mails, histoire de me changer un peu les idées pour me détendre, j'ai appris qu'un autre truc sur lequel je bosse avec des potes était aussi à moitié en train d'imploser, avec le bordel que ça peut foutre dans la bande de potes en question.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Heureusement, me suis-je répété tout le week-end, au boulot tout va bien. C'était avant que je retrouve après deux mois et demi de séparation mon chef qui n'a jamais été un de mes plus grand fans, et qui me l'a rappelé assez rapidement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et puis ce midi, surpris par la pluie et le vent dans un parc, je me suis abrité sous un arbre avec une collègue. Quand nous avons compris que ça n'allait pas se calmer tout de suite, nous avons commencé à nous diriger vers le bureau d'abri en abri. Il y a un surplomb où nous avons bien fait de nous abriter puisque quelques mètres plus loin, pile sur le chemin que nous suivions, et dans un craquement d'enfer, la moitié d'un arbre s'est écrasée au sol en s'éparpillant en mille morceaux (je ne savais d'ailleurs pas qu'un arbre pouvait se briser comme du verre.)&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Alors bon, je ne me plains pas. Je ne suis pas malade, je ne suis pas seul, je ne suis pas pauvre, ma vie est à mon avis plutôt enviable. À un moment, tout ça va se calmer et on en rira dans dix ans. Mais pour le moment, j'ai une impression d'accumulation qui commence tout doucement à me fatiguer, je suis limite nérvousse bréquedaune.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vivement les vacances, les vraies.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Que j'aille faire un peu de saut à l'élastique, pour me détendre.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Yang</title>
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    <pubDate>Thu, 20 Sep 2007 17:47:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>xave</dc:creator>
        <category>humeurs</category>
        <category>angoisses</category>    
    <description>    &lt;p&gt;C'est marrant comme il suffit d'expliquer que tout va bien pour que ça s'arrête.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Nouvelles du front (le mien)</title>
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    <pubDate>Thu, 20 Sep 2007 12:42:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>xave</dc:creator>
        <category>humeurs</category>
        <category>angoisses</category><category>fracture</category>    
    <description>&lt;p&gt;Ça va ... plutôt mieux. Physiquement, d'abord, si les douleurs au poignet sont toujours là, surtout le matin, je récupère une certaine dextérité et par contrecoup sans doute, il y a belle lurette que je n'avais pas joué autant d'orgue et de guitare. J'ai d'ailleurs l'impression de progresser sur ces instruments plus que je ne l'avais fait depuis longtemps. (Mais bordel, ça va faire un mois ce week-end que je suis déplâtré, quand est-ce que je vais vraiment tout récupérer ?)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mentalement ensuite, les nuages noirs d'il y a trois semaines s'éloignent, même si le temps au beau fixe n'est pas encore d'actualité.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Dans la semaine qui a précédé ma reprise du boulot, déjà, j'avais recommencé à jouer et à écrire, et puis la reprise est arrivée qui m'a permis de me recaler sur un certain rythme, mais surtout de me remettre à fouiller les entrailles de mes serveurs préférés et plonger le nez dans des scripts abscons. Tout ça fait que l'impression d'être inutile a disparu, et avec elle beaucoup du poids que je ressentais.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Maintenant, j'ai l'impression d'être un &lt;em&gt;schizophrène sain&lt;/em&gt; qui entend des voix dans sa tête mais fait son possible pour les ignorer parce qu'il sait qu'elles sont imaginaires. Les monstres dans ma tête ne sont plus en train de peser directement sur moi, mais je les sens derrière la vitre qui aimeraient bien rentrer quand même. À charge pour moi maintenant de consolider la fenêtre pour que ça n'arrive pas.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je note avec plaisir la quasi disparition de ma paranoïa, mais les autres angoisses m'ont laissé dans un relatif état de fragilité. Ça se repère à des détails idiots&amp;nbsp;: voilà que les scène sentimentales dans les films ou même les sitcoms me font facilement monter le larmes aux yeux (alors que normalement, je suis un mâle, quoi, merde !) et que la musique me donne la chair de poule comme si tout était extase mystique, fut-ce des morceaux écoutés mille fois ou d'autres que j'aurai oublié le mois prochain. Ce sont ces petits détails qui m'alertent encore&amp;nbsp;: &lt;q&gt;Fais gaffe bonhomme, tu as la sensibilité -donc les nerfs- à fleur de peau.&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Tout ça possède un bon côté dont je suis moi-même étonné&amp;nbsp;: après quelques années passées à aller tellement bien, j'avais oublié ce côté là de ma personnalité. Bien sûr, ce n'est pas le côté que je préfère, mais j'ai quand même l'impression d'avoir retrouvé un membre de la famille que je n'aurais pas vu depuis longtemps. Dit autrement&amp;nbsp;: cette période à n'aller pas bien du tout me donne l'étrange sentiment d'être entier.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>La meilleure thérapie</title>
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    <pubDate>Mon, 03 Sep 2007 11:37:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>xave</dc:creator>
        <category>Petits bonheurs</category>
        <category>angoisses</category><category>braderie</category><category>Julie</category><category>love</category>    
    <description>&lt;p&gt;Voilà une braderie de passée et pour une fois, j'ai trouvé quoi faire de mes sous (j'en cause dans la semaine.) Je passais juste vous dire que, rapport à l'efficacité des médicaments, il vaut mieux faire des crises d'anxiété que des migraines, les remèdes sont bien plus efficaces.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Pourtant, il y a bien mieux encore que ces cachets dont la notice annonce une composition qui n'est pas sans rappeler celle d'un quelconque aliment allégé (si, si, allez lire les listes d'ingrédients de ces trucs, je vous assure que vous ne boufferez plus un 0% ensuite)&amp;nbsp;: Il y a Julie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La Sécu devrait rembourser les billets de train de Julie (en plus ça tombe bien, je suis sûr qu'elle serait d'accord.)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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