<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="http://xave.org/feed/rss2/xslt" ?><rss version="2.0"
  xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
  xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
  xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
  xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom">
<channel>
  <title>Métaphore, il fait froid dehors - Tag - Turquie</title>
  <link>http://xave.org/</link>
  <atom:link href="http://xave.org/feed/tag/Turquie/rss2" rel="self" type="application/rss+xml"/>
  <description></description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Sat, 11 Oct 2008 12:35:18 +0200</pubDate>
  <copyright>1999-2008 xave</copyright>
  <docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>
  <generator>Dotclear</generator>
  
    
  <item>
    <title>Épices</title>
    <link>http://xave.org/post/2006/03/31/686-epices</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:361d72e5a5c03698d72b3e48691ad78c</guid>
    <pubDate>Fri, 31 Mar 2006 18:27:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>xave</dc:creator>
        <category>zimages</category>
        <category>Turquie</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/zimages/epices.jpg&quot; alt=&quot;Stand d&amp;#039;épices&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Stand d'épices au marché d'Avanos (Turquie) le &lt;a href=&quot;http://xave.org/post/2006/01/07/658-dernier-jour-en-capadocce&quot; hreflang=&quot;fr&quot; title=&quot;Dernier jour en Capadocce&quot;&gt;6 janvier 2006&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://xave.org/post/2006/03/31/686-epices#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://xave.org/post/2006/03/31/686-epices#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://xave.org/feed/rss2/comments/685</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>dernier jour turc et mouillé</title>
    <link>http://xave.org/post/2006/01/10/661-dernier-jour-turc-et-mouille</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:db79df6811dab1ff06e2fc6aa2af53ee</guid>
    <pubDate>Tue, 10 Jan 2006 00:06:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>xave</dc:creator>
        <category>Découvrir</category>
        <category>avion</category><category>Julie</category><category>train</category><category>Turquie</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/istanbulvide.jpg&quot; alt=&quot;photo: c&amp;#039;est le désert sous le grand bazar&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt; Aujourd'hui, c'est la fête du sacrifice, la Saint-Mouton, comme dirait mon pote Abdel. Est-ce pour ça que je n'ai pas entendu le muezzin ce matin&amp;nbsp;? Ou est-ce simplement comme l'année dernière que j'ai attendu le dernier jour pour m'y habituer&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Parce que c'est le dernier jour&amp;nbsp;: ce soir, nous serons rentrés, chacun de notre côté, il convient de profiter des dernières heures. Après l'habituel petit déjeuner, nous libérons la chambre et laissons nos sacs à la réception, nous profitons même de la note pour écouler le faux billet d'hier.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Puisqu'il nous reste quelques heures, nous avons décidé de nous promener et de faire les magasins, si c'est possible. Mais ce n'est pas si évident que ça&amp;nbsp;: dès que nous mettons le pied dehors, tout a l'air étrange, et il nous faut un certain temps pour comprendre&amp;nbsp;: il n'y a pas un bruit. On dirait que les rues sont vides, et que tout est fermé. Ah oui alors, quand c'est férié, c'est férié&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est d'autant plus flagrant lorsqu'on approche du grand bazar&amp;nbsp;: rien. Personne. Sans surprise, le bazar des livres, qui était la but de cette balade, est fermé comme le reste. En redescendant tout doucement vers le port, les rues dans lesquelles nous avons du faire du slalom il y a une dizaine de jours sont maintenant complètement désertes, tout en gardant les traces de leur activité de tous les jours, marrant.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/istanbulpigeons.jpg&quot; alt=&quot;photo: les pigeons de la Mosquée Neuve&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Plus bas, après avoir joué avec les pigeons de la Mosquée Neuve (grippe comment, vous dites ?) le bazar égyptien est lui aussi fermé, et comme plus haut, ce ne sont pas les trois camelots à touristes qui restent qui vont donner envie de rester (même si les voyagistes qui promènent leurs japonais sont quand même contents de les trouver,) et nous décidons d'aller tenter notre chance du côté de Beyoğlu.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/istanbulcafe.jpg&quot; alt=&quot;photo: une tasse sur la table&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt; La rue pour y parvenir est toujours aussi fatiguante à gravir, mais cette fois-ci, elle est aussi sacrément humide&amp;nbsp;: il s'est remis à pleuvoir de plus belle, et nous faisons plus d'un arrêt pour nous protéger tant bien que mal en profitant de quelques auvents sympathiques. Tout ça pour arriver en haut et se rendre compte que ce n'est pas beaucoup plus brillant qu'en bas. Un peu quand même, puisqu'au moins quelques magasins sont ouverts, et c'est heureux, ça nous permet de nous soustraire à la pluie par moments, d'acheter quelques bouquins (il y avait longtemps que j'avais envie de relire 1984, et Julie n'a jamais suffisamment de matière pour ses expériences graphiques.) et ... de finir au Simit Sarayi du coin, tant que c'est encore possible.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En redescendant, nous tombons sur le Mado du coin. Bien sûr, y aller serait de la gourmandise, mais nous ne nous sommes toujours pas remis de la glace d'avant-hier, et je suis trop fan des symboles et jeux de mots foireux pour, ayant commencé le séjour au MacDo, ne pas le finir au Mado. Ça boucle la bouche en quelque sorte. Par contre, ce n'est pas pour faire mon snob, mais franchement, si vous voulez manger un banana-split au Mado (et je vous y encourage) Allez plutôt à Ankara qu'à Istanbul, si, si.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/istanbulalien.jpg&quot; alt=&quot;photo: un alien à Istanbul&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt; Et c'est toujours la fête à la grenouille tandis que nous retraversons la ville (et le pont de Galata, et les quais où nous nous décidons enfin à acheter un sandwich à la sardine, mais pourquoi n'ai-je pas fait ça plus tôt&amp;nbsp;? C'est bon !) pour retourner à la pension récupérer nos sacs et aller une dernière fois aux chiottes chez les turcs, puis se diriger tout doucement vers l'aéroport.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Est-ce à cause de la Saint-Mouton&amp;nbsp;? Est-ce que nous ressemblons à des touristes qui s'en vont&amp;nbsp;? Toujours est-il que pour la première fois, nous nous promenons avec les sacs au dos sans être importunés. C'est ça, le secret&amp;nbsp;: nous devrions toujours être en train de partir. C'est affreux comme tout à l'air de se terminer... Bon, sans doute que tous ces magasins fermés participent de cet impression là, mais tout de même, se dire que ce simit acheté entre le tram et le métro est le dernier, c'est triste.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/istanbulperuvien.jpg&quot; alt=&quot;photo: un vendeur péruvien à Istanbul, ils sont partout !&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt; Et puis c'est l'aéroport&amp;nbsp;: Julie est vengée de ses chaussures de marche qui l'avaient cataloguée terroriste à l'aller&amp;nbsp;: cette fois-ci, c'est à mon tour&amp;nbsp;: dans mon sac à dos - destiné à partir en soute - j'ai rangé un Opinel. Ne suis-je pas un dangereux criminel&amp;nbsp;? Nous mangeons notre dernier simit, nous entrons en zone d'embarquement et l'attente commence... Pendant que Julie regarde &lt;em&gt;l'age de glace&lt;/em&gt;, je tourne dans les magasins en essayant de trouver un usage quelconque pour les seize lires qui me restent. Combien pour ce disque&amp;nbsp;? Hein&amp;nbsp;? Sixteen liras&amp;nbsp;? Très bien, si je ne trouve rien d'autre, je viendrais l'acheter. Julie vient bien m'aider à trouverf mais décidemment, rien ne me parle, alors je vais prendre ce disque qui a le bon goût de coûter exactement ce qui me reste dans la poche.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quoi pas assez&amp;nbsp;? Hein&amp;nbsp;? Combien vous dites&amp;nbsp;? Ah ben bonjour, aimables comme une porte de prison et doués en anglais pour travailler dans un aéroport international... Bon alors, c'est quoi le problème&amp;nbsp;? Quoi !?! Soixantes Lires ?!? Pour un CD&amp;nbsp;? Mais c'est complètement n'importe quoi&amp;nbsp;! Bon, ben si c'est comme ça, on va acheter des stocks de M&amp;amp;M's, ça leur fera les pieds.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/agedeglace.jpg&quot; alt=&quot;photo: Julie regarde l&amp;#039;Age de Glace&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt; Avec toute cette histoire, il ne va pas être temps de le prendre, cet avion&amp;nbsp;? Si, si... D'ailleurs, voilà qu'une hôtesse nous cherche, sommes nous si en retard que ça&amp;nbsp;? Ah il parait que oui. Allons-y alors, nous ne voudrions pas mettre l'avion en retard. Ceci dit, s'ils le veulent vraiment, on peut&amp;nbsp;: Vous avez une idée du temps que ça prend à délacer et à relacer, des chaussures de marche&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans l'avion, Julie dort, et en la regardant, je m'aperçois que j'ai somme toute très bien supporté ces quinze jours avec elle, et qu'avant même d'arriver en France, elle commence déjà à me manquer. Cette fille est une sorcière.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et puis c'est l'atterrissage, la France, la récupération des bagages, et l'escalator de gauche pour le RER de Julie et celui de droite pour mon TGV. Deux voies côte à côte, mais aux destinations opposées... Vous savez quoi&amp;nbsp;? J'ai bien envie de repartir avec elle, moi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vivement cet automne. Vivement le Japon.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://xave.org/post/2006/01/10/661-dernier-jour-turc-et-mouille#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://xave.org/post/2006/01/10/661-dernier-jour-turc-et-mouille#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://xave.org/feed/rss2/comments/660</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Retour à Istanbul</title>
    <link>http://xave.org/post/2006/01/09/660-retour-a-istanbul</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:10b42217a9bf3997ad2ea023ee1d579e</guid>
    <pubDate>Mon, 09 Jan 2006 14:49:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>xave</dc:creator>
        <category>Découvrir</category>
        <category>bateau</category><category>train</category><category>Turquie</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/istanbulpetitmatin.jpg&quot; alt=&quot;photo: Istanbul au petit matin&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt; La nuit a été abominable&amp;nbsp;: coincés dans les sièges, nous n'avons réussi à trouver que quelques minutes de sommeil ici ou là, réveillé régulièrement à chaque arrêt du train pour regarder monter des minets pires que ceux d'Ankara à chaque fois (mais en voyant le bon côté des choses, il faut avouer que ces décolletés et ces nombrils à l'air semblent montrer que la Turquie est finalement assez ouverte d'esprit.)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est dans un état déplorable qu'au matin nous arrivons à Istanbul, mais sur la rive indienne. Heureusement, la suite est assez simple&amp;nbsp;: directement au sortir de la gare de Haydarpaşa (un bâtiment début XXième, tellement au bord de l'eau que si les trains freinent mal, il doivent se transformer en sous-marins) on embarque pour Sultanhamet, la rive européenne, dans la version maritime et un peu plus chic du bus de banlieue. Il bruine, le temps est gris, les gens sont à peine réveillés et maussades, mais le lever de soleil sur le détroit du Bosphore vaut bien ça.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/istanbulgareasiatique.jpg&quot; alt=&quot;photo: Istanbul, la gare de la rive asiatique&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt; En sortant du tram pour retourner à la pension où nous avons passé les premières nuits, nos sacs se font soudainement plus pesants&amp;nbsp;: ils attirent une fois de plus les lourds qui veulent absolument nous convaincre que leur pension est meilleure que celle vers laquelle nous nous dirigeons, c'est possible, moins chère, c'est probable, mais nous avons pour règle de ne jamais accepter les sollicitations directes. Nous arrivons donc une fois de plus à la Nayla Palace Pension, où nous avons l'intention de déposer nos sacs avant d'aller nous promener.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vœu pieu&amp;nbsp;: la pluie qui s'est mise à tomber à verse ne nous donne pas franchement envie de ressortir, et la proposition du tenancier de nous offrir café et thé en attendant qu'une chambre soit prête à nous accueillir achève de réduire à néant notre détermination. C'est finalement avec gratitude qu'une fois la chambre disponible, nous nous y engouffrons. Il n'était pas question jusque là de faire une sieste (tant il est vrai qu'au sortir d'une nuit blanche, on est en pleine forme pour au moins ... une heure ?) mais je m'endors finalement en sursaut.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/piteux.jpg&quot; alt=&quot;photo: il pleut, nous sommes piteux&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt; Un fois un minimum reposés, nous affrontons les intempéries pour retourner au grand bazar, nous perdre un peu dans les allées et faire quelques achats&amp;nbsp;: pour Julie, une lampe qu'on espère aussi jolie seule qu'elle l'est avec toutes ses petites camarades, pour moi, un mug pour touriste, avec le drapeau turc, que j'ai presque honte d'acheter, mais c'est une commande&amp;nbsp;: ma sœur les collectionne. Dans la rue, on trouve un vendeur de kaburga dolma, le même ragoût d'agneau que celui que nous avons mangé hier soir (seulement&amp;nbsp;? Comme la temps passe vite...) mais je passe en faveur d'un simple kebap, juste histoire de me dire une fois de plus que décidément, mes préférés restent ceux du Turc à côté de mon boulot, à Bruxelles. Ce n'est pas tant le problème du contenu, mais je n'ai définitivement pas la même conception du pain qu'eux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En redescendant vers le pont de Galata, la pluie qui redouble nous oblige à trouver un abri&amp;nbsp;; Ce sera un magasin de musique où nous passerons un bon bout de temps, pris en main par un vendeur patient qui nous guidera dans nos choix pour trouver de la musique turque moderne à notre goût. Julie se laisse séduire par une compil, moi par les deux premiers albums de &lt;a href=&quot;http://www.babazula.com/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Baba Zula&lt;/a&gt; et la bande originale de &lt;a href=&quot;http://www.organizeisler.com/&quot;&gt;Organize Işler&lt;/a&gt;, le film à l'affiche partout en ce moment&amp;nbsp;: du groove turc, voilà qui est original.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/simitsarayi.jpg&quot; alt=&quot;photo: des simits&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Arrivés en vue du pont, la pluie ne s'est pas calmée et nous sommes piteux, nous nous réfugions dans un &lt;a href=&quot;http://www.simitsarayi.com&quot; hreflang=&quot;tr&quot;&gt;Simit Sarayi&lt;/a&gt; pour une boisson chaude, et bien entendu des simits, tant que nous le pouvons encore, et décidons que décidément, ça va bien comme ça, à l'hôtel, au moins, il fait sec. Bravant la pluie et les engueulades entre chauffeurs de bus et de taxi (au moins, ici, les spectateurs essaient de les séparer,) nous rentrons. Non sans avoir eu le temps de constater que Julie s'est fait refiler un faux billet, qui sera refusé par la patron d'une boulangerie sur la route. Philosophe, elle se dit qu'au moins, nous n'aurons pas à manger ce qu'elle allait acheter, qui a finalement l'air bien moins bon vu de près que dans la vitrine.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/couverturesinjustes.jpg&quot; alt=&quot;photo: Julie répartit les couvertures&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt; À l'hôtel, nouvelle sieste, parenthésée de douches&amp;nbsp;: Julie avant, moi après, puis il est temps de commencer à se préparer pour le retour&amp;nbsp;: j'écris mes cartes postales, et nous devons préparer les sacs pour la soute, donc sans rien qui dépasse. Julie réfléchit très longuement avant de s'attaquer à son Tétris, moi un peu moins (j'avais déjà réfléchi avant) et d'ailleurs pas assez&amp;nbsp;: une fois que tout est terminé, je m'aperçois que je ne réussis plus à mettre la main sur mes notes, qui doivent constituer la base de mon compte-rendu. Affolement donc, surtout qu'il me faut un certain temps avant de les retrouver, évidemment tout au fond de mon sac, qu'il me faut donc entièrement refaire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tout doucement, la journée se termine, nous allons nous coucher (comme d'habitude, je dois lutter pour avoir un peu de couverture)&amp;nbsp;: demain, c'est le retour en France.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://xave.org/post/2006/01/09/660-retour-a-istanbul#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://xave.org/post/2006/01/09/660-retour-a-istanbul#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://xave.org/feed/rss2/comments/659</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Ankara</title>
    <link>http://xave.org/post/2006/01/08/659-ankara</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:280d64f1d98a34087400a27aef9a9533</guid>
    <pubDate>Sun, 08 Jan 2006 14:47:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>xave</dc:creator>
        <category>Découvrir</category>
        <category>miam</category><category>train</category><category>Turquie</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/avanosdepart.jpg&quot; alt=&quot;photo: Départ d&amp;#039;Avanos&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt; Aujourd'hui, je suis fatigué. Remarquez bien que je ne suis pas le seul&amp;nbsp;: la principale raison de ma fatigue est que je n'ai pas réussi à bien dormir à cause de Julie qui s'est mouchée toute la nuit, imaginez donc sa fatigue à elle...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au petit-déjeuner ce matin, plus de frites, mais du saucisson chaud, et une fois de plus, je me régale. Après une discussion avec Yassin et notre dernière rencontre avec la chatte d'Osman, le gérant, qui suit son maître comme le ferait un chien, il est temps de reprendre la route&amp;nbsp;: tout à l'heure, nous rendons la voiture à Ankara.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La route nous prends moins de temps que nous ne l'avions imaginé&amp;nbsp;: après trois heures de paysages splendides, nous voilà arrivés. Enfin presque&amp;nbsp;: nous avons atteint l'agglomération, il faut maintenant se repérer, ce qui comme d'habitude se révèle une épreuve avec le Guide du Routard&amp;nbsp;: il propose une version simplifiée du plan du centre-ville. Chouette&amp;nbsp;! Mais c'est par où le centre-ville&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/ankaraagence.jpg&quot; alt=&quot;photo: On rend la voiture&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt; Je remercie une fois de plus Papa et Maman qui m'ont fabriqué avec une boussole interne, et Papa et Maman Julie qui l'ont faite rapide à la lecture des rares panneaux qu'on trouve ici, parce que nous réussissons finalement assez vite à retrouver à peu près notre chemin (on arrive à l'ouest et il y a un axe nord-sud quelque part, ne reste plus qu'à essayer d'aller plus ou moins tout droits dans les petites rues. Essayez, c'est drôle, de Dieuleveult, c'est à ta mémoire que nous faisons ça...)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous finissons donc par trouver la gare, il va maintenant falloir acheter nos billets&amp;nbsp;; Nous prenons nos tickets, comme au rayon fromage de chez Auchan, et nous attendons notre tour. Pendant ce temps là, nous essayons de trouver les consignes, histoire de ne pas traverser la ville avec nos énormes sacs une fois la voiture rendue&amp;nbsp;: ah ben non. Visiblement, il n'y a pas de consigne, pas plus que de turc qui parle anglais, fut-ce au guichet des renseignements.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au guichet d'achat des tickets non plus d'ailleurs, si bien que nous prenons nos billets, mais nous allons maintenant prier très fort pour qu'ils nous amènent bien à Istanbul, parce que la réservation de billets de train en langage des signes n'est pas une science exacte.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous sortons alors de la gare, on nous fait payer le parking (mais c'est une manie alors !) et, avant de rendre la voiture, nous allons visiter le Musée des Civilisations Anatoliennes, qu'on dit un des plus intéressants de Turquie. Nous nous perdons un peu dans le bazar du vieil Ankara (tant mieux, ça nous permet de reconstituer (fort) temporairement notre stock de simits) et nous payons l'entrée (chère) du Musée. Intéressant, il l'est. La Turquie est un pays gigantesque, le plus grand carrefour qui aie été dans l'antiquité et le berceau d'un certain nombre de civilisations, il y a donc largement de quoi faire. Malheureusement, s'il est effectivement bien fourni et architecturellement superbe, il est aussi plutôt fouillis et pêche par manque d'explications&amp;nbsp;: beaucoup de vitrines par exemples n'ont droit qu'à une description générique, on ne sait rien de chaque objet pris individuellement. Et le sens de la visite est tellement bien indiqué que nous l'avons faite complètement à l'envers.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il est temps maintenant de trouver l'agence de location, ce qui est facile&amp;nbsp;: nous avons nos repères maintenant. Arrivés là, une fois de plus, l'employé ne parle pas anglais, mais ça ne l'empêche pas d'être un gars bien&amp;nbsp;: il appelle un de ses copains, anglophone lui, pour qu'on puisse discuter, puis nous propose de garder nos sacs pendant les quelques heures qui nous séparent du départ du train, et propose même de nous conduire à la gare à l'heure idoine, parce qu'avec de tels sacs sur le dos, elle est quand même sacrément loin.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/ankarabananasplit.jpg&quot; alt=&quot;photo: &quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous pouvons donc maintenant profiter pendant quelques heures d'Ankara, surtout que nous sommes dans le centre de la ville moderne, c'est plein de bars, de magasins, et de lumières. Tout ceci est fort européanisé, surtout les gens&amp;nbsp;: Nous sommes entourés de minets comme on peut déjà trop en voir à Paris ou à Bruxelles, si l'on excepte le fait qu'il y a tout de même moins de blonds, nous voilà en présence d'exactement la même engeance que ces fashions-victims embrillantinées sur lesquelles on a déjà envie de frapper chez nous.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il n'est pourtant pas question de se laisser abattre&amp;nbsp;: au bout de cette rue se trouve Mado, le glacier qui est décrit par le guide comme un des meilleurs du pays, et même si ici comme partout ailleurs, nous avons recours au langage des signes pour nous faire comprendre, nous parvenons tout de même à commander. La réputation est justifiée&amp;nbsp;: ce banana-split n'a rien à voir avec ceux que j'ai connus jusqu'ici, mais cette glace et cette sauce au caramel, ces pistaches pilées et ces morceaux de kiwis et d'oranges sont absolument délicieux. Le tout est copieux, mais après tout, nous n'avons qu'à décréter que nous avons commencé le repas par le dessert.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/ankaragare.jpg&quot; alt=&quot;photo: Salle d&amp;#039;attente&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt; Un peu plus bas, nous entrons dans un centre commercial de luxe, réservé à la haute, visiblement. La fouille des sacs et le portique de sécurité aide à s'y sentir bien, c'est sûr. Et comme plus haut, il n'y a ici aucun dépaysement. Avant de sortir, tout de même, Julie se laisse séduire par un sac un rien bohème, dont les grosses fleurs en feutre et les pompons multicolores ont l'air de se demander ce qu'ils font là.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et il est temps de se nourrir&amp;nbsp;: Nous nous dirigeons vers le &lt;a href=&quot;http://www.tavacirecepusta.com/&quot; hreflang=&quot;tr&quot;&gt;Recep Usta&lt;/a&gt;, un restaurant qui a tout de la grande brasserie parisienne&amp;nbsp;: placeur, maître d'hôtel, et ballet de serveurs... Et langage des signes&amp;nbsp;: une fois de plus, personne ne parle anglais. Qu'est-ce que c'est que cette capitale où personne ne parle étranger&amp;nbsp;? Enfin, si&amp;nbsp;: une famille dîne à la table voisine et le fils, militaire qui a passé deux ans aux États Unis, parle anglais. Fichtre, les militaires seraient les seuls anglophones du pays&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En tous cas, grâce à lui, nous faisons notre choix&amp;nbsp;: ce sera un kaburga dolma, un ragoût d'agneau et de riz, servi dans un plat gigantesque qui remplit la table entre nos deux assiettes, et c'est bon, c'est même super bon. C'est tellement bon que plus d'une demi-heure plus tard, nous sommes deux à être désespérés d'avoir le ventre plein et de ne pas savoir terminer le plat. Raaaaaah, encore&amp;nbsp;! Ankara ne m'aura pas laissé un souvenir impérissable, mais ce plat est un des meilleurs moments des vacances.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/anatoluexpress.jpg&quot; alt=&quot;photo: &quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt; Nous tentons bien ensuite de pousser jusqu'à la mosquée Kocatepe, qui à défaut d'être jolie, est impressionnante, mais nous n'arriverons pas tout à fait jusque là, puisque quelques rues en dessous, nous devons nous résoudre à faire demi-tour si nous voulons être à l'heure au rendez-vous à l'agence de location. D'ailleurs, nous sommes même finalement vingt minutes en avance, et ça tombe très bien, puisque notre bienfaiteur arrive lui-même avec dix-neuf minutes d'avance. J'aurais aimé quand même qu'il ne pense pas nous faire plaisir en mettant le chauffage à fond dans la voiture, avec mon manteau et mon pull, j'ai failli me trouver mal.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est quand même vraiment gentil de sa part de nous conduire à la gare. Nous arrivons un peu en avance, mais si tel n'avait pas été le cas, il nous aurait porté les bagages directement dans le train. Les turcs, quand même, sont des gens serviables.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après une petite heure dans la salle d'attente, c'est la fin du suspens quant à notre train&amp;nbsp;: il s'agit bien d'un train de nuit qui va à Istanbul, par contre, visiblement, le train-couchettes que nous visions, c'est celui qui part une heure plus tard. Prêt pour passer une nuit coincé dans un fauteuil de train&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://xave.org/post/2006/01/08/659-ankara#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://xave.org/post/2006/01/08/659-ankara#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://xave.org/feed/rss2/comments/658</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Dernier jour en Capadocce</title>
    <link>http://xave.org/post/2006/01/07/658-dernier-jour-en-capadocce</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:ac517eb86c21a9043385eec0a30fda32</guid>
    <pubDate>Sat, 07 Jan 2006 14:46:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>xave</dc:creator>
        <category>Découvrir</category>
        <category>route</category><category>Turquie</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/citesouterrainetunel.jpg&quot; alt=&quot;photo: tunel souterrain&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt; Nous n'y sommes pas arrivés&amp;nbsp;: Une fois de plus, la conversation nous a conduit à des heures où toute Julie normalement constituée devrait être au lit (moi, je suis beaucoup plus couche-tard.) Nous arrivons encore une fois bon derniers au petit-déjeuner. Pas de frites aujourd'hui, mais du saucisson cuit, et une fois de plus je me régale.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aujourd'hui, nous avons prévu de visiter une cité souterraine, mais avant, nous avons quelques courses à faire&amp;nbsp;: j'ai décidé d'acheter un jeu de rami pour ma mère et ce magasin là bas en vend. Nous réussissons une fois de plus à passer la barrière de la langue, le temps ensuite d'aller au supermarché et Julie a décidé qu'un jeu de rami, ça ferait un beau cadeau pour son frère aussi. Retour donc au magasin qui n'a sans doute jamais vendu autant de jeu d'un coup. La barrière de la langue est brutalement devenue beaucoup plus difficile à franchir au moment où Julie a essayé d'obtenir une réduction pour le lot de deux quand même. Mon inquiétude, c'est le poids des sacs au retour&amp;nbsp;: ces jeux en bois massif sont très jolis, mais prennent énormément de place et de poids.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Puis nous nous mettons en route. Nous avons décidé de viser la cité souterraine de Derinkuyu, et ce n'est pas facile&amp;nbsp;: Pour y aller, il faut traverser Nevşehir, la plus grosse ville de Cappadoce, mais les indications routières y sont les mêmes que partout ailleurs&amp;nbsp;: d'un seul coup, on a l'impression que la Belgique bénéficie d'une signalisation d'une qualité hors-normes, c'est dire. Nous nous retrouvons donc à suivre un panneau nous indiquant la bonne direction&amp;nbsp;: c'est tout droit. Alors nous avançons tout droit, puis encore tout droit, puis toujours tout droit, jusqu'à nous retrouver face à un mur. De là, nous retrouvons une route plus importante qui indique la ville que nous cherchons, nous la suivons... et nous nous retrouvons à l'entrée de la ville, là où nous sommes passés tout à l'heure. Bon. Et bien on va retrouver le même panneau et cette fois-ci essayer de voir l'embranchement que nous avons raté :tout droit, tout droit, tout droit ... et le même mur&amp;nbsp;! J'applique la stratégie B&amp;nbsp;: nous revenons sur nos pas, décidons que le panneau ne dit pas &lt;em&gt;tout droit&lt;/em&gt;, mais &lt;em&gt;À gauche&lt;/em&gt; et nous nous engageons sur une autre route.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/buttondangerous.jpg&quot; alt=&quot;photo: nous sommes en sécurité&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce n'est pas la première fois que je me retrouve confronté à ce genre de problème&amp;nbsp;: Quand on commence à conduire dans un pays étranger, il faut se glisser dans la peau du conducteur local, perdre ses habitudes et en acquérir de nouvelles. On n'est à l'abri nulle part&amp;nbsp;: j'ai été dépaysé en arrivant en Belgique&amp;nbsp;: il n'y a pas de feu de signalisation miniature à la hauteur de la première voiture , il faut regarder le feu de l'autre côté du carrefour où est repris celui qu'on a à côté de soi. J'ai eu aussi des problèmes en arrivant au Québec, ou ce feu de l'autre côté du carrefour existe aussi, et d'ailleurs, il n'existe parfois que celui là&amp;nbsp;: j'ai failli plus d'une fois m'arrêter en plein milieu d'un carrefour, juste sous le feu.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais ce ne sont pas les problèmes les plus difficiles à surmonter&amp;nbsp;: comprendre ici que les priorités vont au plus gros, comprendre qu'une route à deux voix en comporte soudain cinq ou six à un feu rouge&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://xave.org/post/2006/01/07/#pnote-657-1&quot; id=&quot;rev-pnote-657-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;, comprendre les cycles de feux tricolores différents des nôtres, c'est flagrant, on s'y fait vite. Ce qui est beaucoup plus vicieux, c'est le placement des panneaux qui ressemblent au nôtres&amp;nbsp;: ils ne sont jamais exactement à l'endroit où on s'attendrait à les trouver, j'ai d'ailleurs raté plus d'un embranchement parce que j'aurais mis l'indication juste avant, pas juste après.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/citesouterraineescalier.jpg&quot; alt=&quot;photo: escalier sombre&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;Ici, il faut être sûr de soi&amp;nbsp;: prendre cette route est un peu un pari, et il nous faudra une vingtaine de kilomètres avant de voir un panneau qui nous confirmera ce choix. Route sans histoire à partir de là jusqu'à l'arrivée à Derinkuyu&amp;nbsp;: un dernier panneau nous indique que la cité souterraine est à gauche, nous tournons à gauche et nous nous trouvons entourés de turcs portant des tas de trucs&amp;nbsp;: nous voilà avec la voiture en plein marché piéton surpeuplé&amp;nbsp;! Ça n'a l'air de surprendre personne, mais ce n'est pas fait pour me détendre&amp;nbsp;: comment est-ce que je peux espérer passer sans blesser personne&amp;nbsp;? Ah ben j'y arrive, tiens, et nous roulons encore quelques kilomètres avant de nous rendre compte que décidément non, nous sommes allé trop loin. Demi-tour&amp;nbsp;! Re-marché&amp;nbsp;! Re-stress&amp;nbsp;! Ah ben c'est drôle&amp;nbsp;: le parking est juste avant le marché, nous n'aurions jamais du y entrer.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Extraordinaire&amp;nbsp;: on ne nous fait pas payer la parking, nous pouvons nous diriger vers la cité souterraine, en slalomant entre les vendeurs de cochonneries. On voit que le touriste n'est ici que de passage, il faut lui prendre son argent tout de suite. Pas pour nous, merci, nous devons descendre sous terre. C'est une autre des attractions importantes de la région, lesquelles ont toutes plus ou moins à voir avec la fragilité de la roche locale. Il y a quelque siècles, pour se protéger des attaques, les villageois du coin on creusé dans cette roche toute molle des cités entières en sous-sol, assez grandes pour accueillir des dizaines d'habitants et leurs animaux pendant des jours.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et effectivement, ils ont du s'abîmer le ongles&amp;nbsp;: c'est grand, c'est profond, c'est plutôt pas mal organisé (puits d'aérations, citernes, écuries, tout qui va bien.) mais tout de même&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;

&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;On se les caille. Oui, d'accord, nous sommes début janvier et même en été ils conseillent le pull et je suis en chemise, mais tout de même&amp;nbsp;: il caille&amp;nbsp;!&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Je me cogne. À mon avis, les cappadociens anciens ne devaient jamais dépasser le mètre cinquante, au mieux. Et pour moi, près d'une quarantaine de centimètres au dessus, c'est fatiguant de se tenir toujours courbé.&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;

&lt;p&gt;Nous avons quand même de la chance&amp;nbsp;: il n'y a pas grand monde. Je ne sais pas comment ça se passe au plus fort de la saison touristique, mais quand un escalier qui ne peux pas laisser passer deux personnes de front est bloqué pendant un quart d'heure par trente coréens qui remontent, comment voulez vous descendre&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Moins d'une heure après être entrées, nous voilà dehors. Intéressant, mais comme on nous avait prévenu&amp;nbsp;: il y a ici un paquet de cités semblables, mais en voir une, déjà, c'est bien, et ce n'est pas la peine d'y retourner tous les quinze jours. Le temps de slalomer une fois de plus entre les marchands de trucs trop chers et nous voilà repartis. Malgré une visite de supermarché en repassant à Nevşehir, la journée est loin d'être terminée lorsque nous arrivons à la pension. Que faire&amp;nbsp;? Les sacs pardi&amp;nbsp;: demain nous rendons la voiture, il est donc temps de replier convenablement le linge sale qui s'accumulait dans le coffre pour essayer de refermer le sac qui retournera demain sur notre dos, y caser les jeu de rami serait un plus, déjà qu'avec toutes ces oranges qu'il nous reste, nous sommes bien alourdis.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une fois réglée cette formalité (avec beaucoup de sang, de sueur et de larmes) nous descendons à la cave pour un dernier thé avec Nadine, qui repart ce soir, et discuter encore une fois sans voir passer le temps... Au programme de la discussion cet après-midi, mort, croyances et religion, sujets sur lesquels nous avons tous les trois des opinions assez similaires. J'ai aimé ces discussions parce que trouver d'autres personnes qui mettent d'autres mots sur les mêmes idées, ça permet de cerner un peu mieux pas mal de choses, et de faire de l'ordre dans des pensées parfois un peu décousues. Et puis aussi parce que j'aime bien écouter Julie, à chaque fois que je l'écoute, je vais vous dire&amp;nbsp;: je m'aperçois que vraiment, vraiment, j'ai de la chance...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/avanoschambrebouquins.jpg&quot; alt=&quot;photo: on bouquine&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il est temps ensuite de souhaiter bon retour à Nadine, qui sera en France demain soir. Julie et moi, nous allons tester les différents supermarchés d'Avanos afin de trouver de quoi faire un dernier pique-nique dans la chambre&amp;nbsp;; Ce soir, ce sera feuilles de vignes farcis. Et puis nous rangeons les derniers sacs et Julie se couche assez tôt, je bouquine un certain temps, puis je m'y mets aussi.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://xave.org/post/2006/01/07/#rev-pnote-657-1&quot; id=&quot;pnote-657-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : Le turcs ne conduisent pas mal : ils conduisent différemment. Il est dans leur façon de conduire des comportements que nous attribuons aux mauvais conducteurs, mais quand tout le monde s'y conforme, c'est juste une habitude à prendre, et le mauvais conducteur, c'est le touriste qui persiste à conduire comme chez lui et qui provoque des problèmes parce que son comportement sur la route est imprévisible pour les autres. Par ailleurs, conduire en Turquie est réellement reposant par rapport à la conduite en Jordanie, mais ici comme là bas, on retrouve beaucoup de bidouilles (&lt;q&gt;boah, j'essaie de passer, on verra bien...&lt;/q&gt;) mais jamais cet esprit conquérant, maître de la route, et plus intelligent que les autres qu'on a chez nous. Ici, on zigzague, mais on est courtois, la route n'a qu'une seule voix, mais on peut passer à deux de front s'il s'agit de laisser passer le conducteur du véhicule qui va plus vite que nous. Rester bloqué sur la bande de gauche est absolument inimaginable.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
</description>
    
    
    
          <comments>http://xave.org/post/2006/01/07/658-dernier-jour-en-capadocce#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://xave.org/post/2006/01/07/658-dernier-jour-en-capadocce#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://xave.org/feed/rss2/comments/657</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Kilim</title>
    <link>http://xave.org/post/2006/01/06/657-kilim</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:2bd86873edef6fcfd4556471770962ec</guid>
    <pubDate>Fri, 06 Jan 2006 14:45:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>xave</dc:creator>
        <category>Découvrir</category>
        <category>marche</category><category>Martin</category><category>miam</category><category>Turquie</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/avanosmarche.jpg&quot; alt=&quot;photo: Julie au marché&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt; Non, finalement, pas de grasse-matinée aujourd'hui, nous rejoignons Nadine pour le petit déjeuner dans la cave. rappelons que le petit déjeuner turc est généralement plus salé que le notre. Aujourd'hui, tout de même, nous arrivons à des extrémités que nous n'avons jusqu'alors pas connues&amp;nbsp;: avec le thé, le café, le pain, la confiture, le miel, les tomates et tout ce qui est habituel, voilà qu'on nous sert ... des frites. Julie n'aurait jamais cru manger des frites au petit déjeuner, moi, c'est pire&amp;nbsp;: jamais je n'aurais cru &lt;em&gt;apprécier&lt;/em&gt; des frites au petit-déjeuner.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aujourd'hui, c'est vendredi, jour du marché à Avanos, et nous nous y rendons tous les trois. Julie, bien sûr, est attirée par les si colorés stands de vente d'épices. Elle tient également à acheter des verres à thé d'ici, bien différents de leurs équivalents du Maghreb qu'on voit beaucoup plus facilement chez nous.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/avanosepices.jpg&quot; alt=&quot;photo: stand d&amp;#039;épices&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le marché ici, loin des grosses métropoles, est l'occasion de vérifier une fois de plus que nous sommes à mi-chemin entre ruralité profonde et occidentalisation rapide&amp;nbsp;; S'y développe une impression de marché de nos campagnes à nous, vers les années cinquante, mais y arrivent en force aussi toutes sortes de merdes clinquantes assez proches de ce qu'on peut trouver chez les vendeurs à la sauvette sénégalais de nos coins à vacanciers. On y trouve également des choses bien plus surprenantes, mais logiques finalement dans un coin où le marché est la source d'approvisionnement principale&amp;nbsp;: des pièces de moteur, des cadres de fenêtre, des drogueries complètes sur un étal, ou des petits culottes affriolantes pour démontrer encore une fois que bien que majoritairement musulman, le pays est bien moins prude que ne le sont les pays du Moyen-Orient (on avait déjà remarqué une ouverture similaire à leur consommation d'alcool&amp;nbsp;: le Turc sait boire.)&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/avanosautruche.jpg&quot; alt=&quot;photo: une autruche. Ben si.&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt; Une fois les achats effectués (et les photos prises,) Nadine nous emmène dans la boutique de Kirkit. C'est un peu compliqué&amp;nbsp;: Au départ, Kirkit était un magasin de vente de Tapis à Avanos. Puis il se sont diversifiés&amp;nbsp;: ils ont proposé une agence de voyages, qui organisait des expéditions dans la région, et une pension (celle où nous sommes installés, donc.)  Puis ils se sont agrandis&amp;nbsp;: il y a maintenant à Avanos, la pension, l'agence et un magasin de tapis, il y a également une agence à Istanbul, un bureau de l'agence à Paris, et trois magasins de tapis à Paris, plus une présence dans un certain nombre de salons européens. Oui, ils s'en sortent plutôt bien. Et Nadine, qui vient régulièrement en Turquie depuis plusieurs années, les connaît plutôt bien.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/avanoskirkityassin.jpg&quot; alt=&quot;photo: Yassin&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt; Au magasin de Tapis, c'est Yassin qui nous accueille. La maison est absolument magnifiquement restaurée, le thé est chaud, et Yassin a pour son métier une passion communicative&amp;nbsp;; Nous étions là pour regarder un peu, simplement parce que ça fait un peu partie de l'ambiance, et nous voilà sans nous y attendre conscient que toutes ces broderies autour de nous ne sont pas de bêtes objets de décoration, mais bien des œuvres, des symboles, des objets absolument utilitaires et de bouts d'histoires personnelles, en bref, quelque choses de bien plus intéressants que de bêtes tapis. Du coup, Julie se tâte&amp;nbsp;: certains kilims anciens lui  plaisent vraiment bien, mais ce n'est pas vraiment donné. Je lui propose alors ma large participation, qu'elle refuse, car elle n'aime pas être redevable de ce genre de choses (voyez comme je suis grand stratège&amp;nbsp;: non seulement je suis un gars bien  parce que je l'ai proposé,, mais je ne dépense rien. Ne suis-je pas machiavélique ?)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/avanospanik.jpg&quot; alt=&quot;photo: la grippe aviaire est apparue en Turquie&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt; Pendant qu'elle réfléchit, Ahmet, l'aide de Yassin, nous fait visiter la maison, non seulement superbement restaurée (il s'agit de deux maisons datant de l'époque grecque - donc avant 1923 - de la ville, réunies en un seul bâtiment, entièrement dans la style local avec des méthodes traditionnelles, pas un gramme de béton,) et intéressante en elle-même, mais en plus transformée en musée du tapis, dont certains pièces ont un âge qui ne se compte même plus en décennies. &amp;gt;Bon, c'est intéressant, mais il fait monstrueusement froid dans les étages, on écourte la visite pour préserver la santé des filles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Finalement, Julie se décide. C'était une dépense non prévue c'est même une petite folie, mais quand on aime, on ne compte pas, et Yassin aime, et il est contagieux. Moi-même, j'ai des passions très chères et donc des tas de façons de dépenser mon argent autrement, mais je comprends qu'on puisse avoir envie de ce genre de pièces. Quand en plus c'est beau, allons-y, faisons des folies&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/avanoskirkitjulie.jpg&quot; alt=&quot;photo: Julie fait son choix&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Assez d'enfermement&amp;nbsp;: la Cappadoce, c'est la région idéale pour les randonnées, et si le temps, lui, ne l'est pas (surtout avec le dégel,) ça serait quand même dommage de ne pas aller marcher un peu. Nadine nous entraîne donc à Mustafapaşa, d'où nous partons nous promener dans la nature. Nous avons de la chance, le soleil n'est pas trop éloigné, il fait même plutôt beau et doux. Le problème, c'est qu'effectivement, le sol est humide, très. Et très vite, nos semelles commencent à entraîner une cargaison complète de boue, de feuilles et de cailloux qui n'aident pas  maintenir une position verticale sûre... Heureusement, les panoramas valent quelques sacrifices, et après tout, nous décrotterons nos chaussures au retour, mais ça va être du boulot.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/sinasosstchristophe.jpg&quot; alt=&quot;photo: l&amp;#039;église St Christophe, aux alentours de Sinasos&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;La balade est intéressante ne serait-ce que parce qu'enfin nous comprenons que ces petits trous carrés que nous voyons partout dans la roche sont ces fameux pigeonniers dont on parle partout&amp;nbsp;; C'est assez évident lorsqu'on le sait, tellement évident qu'effectivement, le guide n'a jamais songé à le préciser, c'est un peu énervant. C'est au cours de cette balade également que pour la 76ème fois des vacances, le rythme de mes pas s'accorde avec &lt;a href=&quot;http://margranger.free.fr/washmach.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;la machine à laver&lt;/a&gt;, le plus idiot parmi &lt;a href=&quot;http://margranger.free.fr/cuisine.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;les morceaux&lt;/a&gt; de &lt;a href=&quot;http://margranger.free.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;mon camarade Martin&lt;/a&gt;, et pour la 66ème fois des vacances, je le déteste (oui, les dix premières, c'était drôle.)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/sinasoscoincalme.jpg&quot; alt=&quot;photo: un coin calme, près de Sinasos&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;Après avoir bien marché, et retrouvé le chemin du retour malgré nos inquiétudes, ne ne quittons pas Mustafapaşa sans avoir visité une maison en train d'être restaurée, qui a pour l'instant une sale tête, mais un énorme potentiel. Le village entier de toutes façon et vraiment mignon&amp;nbsp;: malgré son nom actuel, on sent bien encore la présence de Sinasos (le nom qu'il avait lorsqu'il était village grec)&amp;nbsp;: beaucoup de murs blancs, de tâches bleues ici ou là, et des bâtiments restaurés ou en cours de restauration d'un charme indéniable. La seule étrangeté, ça a été de finir par un thé en terrasse, au plus fort de l'hiver mais au soleil, dans ce village grec habité par des turcs, en buvant un thé tout en écoutant ... Des mariachis, qui tout un concert qui sortaient de la radio du café&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En rentrant vers Avanos, Julie attaque une fois de plus sur un projet qui lui tient à cœur&amp;nbsp;: un hammam. Tant qu'à venir en Turquie, autant prendre un bain turc, non&amp;nbsp;? Le problème jusque là était qu'elle n'était pas trop chaude pour y aller seule (ce n'est pas mixte) mais la rencontre de Nadine a relancé sa détermination. Justement, il y a dans la région une source thermale où on a installé un hammam. Zou, nous voilà partis&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/sinanoschamp.jpg&quot; alt=&quot;photo: Julie et Nadine contournant un champ&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Le problème, c'est que ce n'est pas facile à trouver. Le guide le dit bien qui exhorte ses lecteurs à suivre très précisément ses instructions, ce que nous faisons&amp;nbsp;: partir vers tel patelin, suivre la route pendant très exactement quatorze kilomètres, passer sur un petit pont de pierre, prendre à droite, rouler sept kilomètres, arriver dans le village, suivre les panneaux bleus. Certes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/sinasosdecrottage.jpg&quot; alt=&quot;photo: scéance de décrottage&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;Certes mais non&amp;nbsp;: On part vers le tel patelin, on suit la route pendant quatorze kilomètres, on ne voit pas de pont, ni à quinze, ni à seize, ni plus tard, mais vers vingt, un route (la première) part sur la droit. nous la suivons, après cinq kilomètres arrive un embranchement. Quid&amp;nbsp;? Nous prenons une des directions au hasard, roulons encore pendant un certain nombre de kilomètres, la route est à peine plus qu'un circuit, il n'y a pas trace d'un être vivant, la nuit est tombée, les virages se suivent, de plus en plus serrés, la jauge d'essence s'approche de plus en plus du zéro, et de village, point.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quand nous finissons par en trouver un, Nadine se rend au nouvelles pour savoir si par hasard ce ne serait pas celui que nous cherchons... Ah non, mais même pas du tout alors&amp;nbsp;: par rapport à notre point de départ, nous sommes même à l'opposé, et loin. Bieeeeng. Nous allons repartir par une route qui ressemble un peu plus à une route, faire le plein (enfin&amp;nbsp;: vingt lires seulement, heureusement, Nadine avait son dictionnaire franco-turc, parce que le concept de &quot;vingt&quot; est difficile à faire passer au travers de la barrière de la langue,) retourner à Avanos, et essayer de repartir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/sinasospanorama.jpg&quot; alt=&quot;photo: panorama&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Parce que Nadine, connaissant la région depuis des années, a peut-être trouvé d'où vient le problème&amp;nbsp;: le tel patelin dont nous parlions tout à l'heure est relié depuis quelques années à Avanos par une toute nouvelle route, rectiligne et à quatre voies, mais ça n'a pas toujours été le cas. Et si le guide parlait encore de l'ancienne route&amp;nbsp;? Il fait maintenant complètement noir et la pluie s'est mise à tomber par intermittence, mais nous y croyons toujours.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/sinasosjulie.jpg&quot; alt=&quot;photo: Julie prend le temps et le thé&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Et nous avons raison d'y croire&amp;nbsp;: au bout d'une quatorzaine de kilomètres, nous passons effectivement sur un petit pont. Juste derrière, il y a un petit embranchement, hourra&amp;nbsp;! Nous suivons la petite route pendant quelques kilomètres et arrivons effectivement à un village, là il faut encore comprendre les fameux panneaux bleus&amp;nbsp;: ils ont une forme de flèche qui va dans un sens et dessus est peinte une flèche qui va dans l'autre sens. Bon, finalement, après quelques lacets supplémentaires, nous finissons par trouver, perdu au milieu de rien, le hammam en question. Je reste dans la voiture tandis que les filles vont s'enquérir des conditions, elles vont dans un sens, dans l'autre ... et reviennent vers la voiture&amp;nbsp;: l'endroit n'est pas très engageant, le bain de vapeur est fort peu vaporeux, et la salle de la pierre chaude n'est même pas ouverte. Bien bien bien ... Alors&amp;nbsp;? Ben on rentre. Et nous voilà partis pour une retour sur la pluie qui s'est maintenant déchaînée. En gravissant une partie de la route qui monte, j'ai un peu l'impression d'être un saumon qui remonte à la source. Nous aurons donc passé une heure et demie et cent kilomètres sur les routes pour pas de hammam... Aaah, les vacances&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bon allez, ne nous laissons pas abattre&amp;nbsp;: pas question d'aller au lit dépités, nous nous offrons un petit resto, ou le serveur répond en anglais au turc de Nadine, et fait son boulot de serveur turc&amp;nbsp;: il est de tradition ici, pour montrer qu'on prête attention au client, de lui enlever le plus vite possible les plats qu'il a terminé. C'est un peu déstabilisant&amp;nbsp;: comme nous sommes pratiquement les seuls clients du restaurant, il a du temps à nous consacrer&amp;nbsp;:  À peine avons nous posé la fourchette après avoir ingurgité la dernière bouchée que l'assiette a déjà disparu. Pour lui, c'est un gage de qualité, mais nous, ça ne nous aide pas à nous détendre, ça nous donnerait presque l'impression qu'il est pressé que nous partions.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors nous partons.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/sinasosthe.jpg&quot; alt=&quot;photo: tasse de thé&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous partons pour retourner à la pension, il y a bien longtemps que nous n'avons pas bu un thé dans la cave. Mais ce soir, nous allons essayer de nous coucher plus tôt quand même. Entre ci, et ça, les discussions et moi qui essaie le saz, cet espèce de luth long avec des quarts de tons sur le manche (c'est assez déstabilisant) y arriverons nous&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://xave.org/post/2006/01/06/657-kilim#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://xave.org/post/2006/01/06/657-kilim#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://xave.org/feed/rss2/comments/656</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Églises peintes</title>
    <link>http://xave.org/post/2006/01/05/656-eglises-peintes</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:d7eafb5cf8e4768028685166f80aa365</guid>
    <pubDate>Thu, 05 Jan 2006 14:42:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>xave</dc:creator>
        <category>Découvrir</category>
        <category>Turquie</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/zelve.jpg&quot; alt=&quot;photo: des trous à Zelve&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt; Ce matin, nous commençons à peine à entrouvir les yeux qu'on frappe à la porte&amp;nbsp;: c'est Bülent, le gardien, qui vient nous chercher pour le petit déjeûner, sollicitude inédite pendant ce séjour. Nous rejoignons alors les autres clients dans ... la cave. La salle est en effet sous notre chambre, les murs blancs sont creusés dans la roche et la déco est tout à fait sympathique. Nous nous installons avec les autres clients&amp;nbsp;: un couple franco-roumain, qui sont justement ceux qui accaparaient les forces francophones du resto d'hier soir et Nadine, une française habituée des lieux (treize ans de voyages en Turquie derrière elle.) On mange ici le petit déjeuner le plus copieux que nous ayons eu depuis le début du séjour (il y a même un ersatz de Nutella, visiblement séché depuis les derniers enfants qui sont passé ici, l'été passé. Je passe.) au son d'une musique new-age qui me donne l'impression d'être dimanche soir, très tard, et à l'écoute de Classic 21... Les franco-roumains quittent la ville, mais Nadine est encore là quelque jours, nous nous reverrons...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous sommes en Cappadoce, qui est dit-on la plus jolie région de Turquie, célèbre pour ses paysages, ses églises, ses pigeonniers et ses habitations troglodytes. Je le précise parce qu'à lire la description dans le Routard, je n'ai jamais vu nulle part que les églises étaient troglodytes... Enfin bon, nous n'avons pas été plus que ça impressionné par le guide, ces vacances-ci.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/zelvemoulin.jpg&quot; alt=&quot;photo: le moulin de Zelve&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt; Nous commençons par le site de Zelve, une petite vallée percée de trous où l'homme a habité jusqu'aux années 50. Nous sommes les premiers sur la place et nous avons le site pour nous, ça veut dire que si nous mourrons, personne ne viendra nous ramasser, et ça risque d'arriver. En effet&amp;nbsp;: ça glisse. Surtout moi... Alors que Julie et moi avançons pour aller admirer les trous (parce que ça en fait, des trous, dis !) nous ne sommes vraiment pas assurés.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il faut dire que ces derniers temps, il n'a pas fait grand soleil ici&amp;nbsp;: quand nous étions à Istanbul et que nous expliquions notre intention de venir dans la région, on nous mettait en garde&amp;nbsp;: Attention, c'est plein de neige&amp;nbsp;! Ah&amp;nbsp;? Et on nous l'a répété ici ou là sur la route. D'ailleurs, ces deux derniers jours, alors que nous nous approchions, il y avait effectivement de plus ou moins grandes tâches de neige aux alentours de la route, et mon sourire s'élargissait en même temps qu'elles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/cavusinpanorama.jpg&quot; alt=&quot;photo: admirant le panorama&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt; Lâs, une fois sur place, de neige, point l'ombre. Tout avait fondu... C'est très dommage, parce que moi j'adore ça, et c'est aussi très dommage, parce que de la neige qui fond, ce n'est pas l'idéal dans une région aussi facilement boueuse&amp;nbsp;: non, les gens n'avaient pas de marteau piqueurs pour se creuser des bâtiments dans la roche, la roche n'est tout simplement ici guère plus que du sable agglutiné. Du coup, dès que l'eau tombe, ça ruisselle, ça s'engouffre, et ça glisse.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Julie et moi essayons donc de visiter en trouvant les quelques chemins praticables et ce n'est pas facile. Plus téméraire qu'elle, je décide tout de même d'aller voir des grottes qui ont l'air intéressantes mais qui ne sont pas facilement accessibles. Enfin, plus téméraire, c'est mon opinion à moi, sans doute qu'elle se trouve plus sage que moi. Et elle a parfaitement raison, comme en pourra témoigner l'état de mon pantalon en sortant de là.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/goremedattraction.jpg&quot; alt=&quot;photo: le circuit du parc d&amp;#039;attraction de Göreme&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt; Après avoir payé notre tribut au cerbère du Parking et un petit arrêt sur la route pour aller admirer un panorama (visiblement gratuit en hiver) du côté de Çavuşin, nous nous dirigeons vers Göreme, qui d'après le guide est &lt;q&gt;le point d'orgue du séjour en Cappadoce.&lt;/q&gt; Dans les faits, c'est vrai que les églises creusées dans la roche qu'on y trouve sont pour certaines absolument magnifiques, c'est vrai qu'il y a de quoi venir de loin pour voir ça (je ne sais cependant pas si j'irais, comme ces gens croisés sur le parking, jusqu'à me taper la route depuis Paris en 205 pour venir jusqu'ici.) C'est vrai que les peintures sont absolument exceptionnelles (Julie d'ailleurs y laissera sa dernière batterie d'appareil photo.) Mais tout ça ressemble un peu trop à un parc d'attraction&amp;nbsp;: circuit balisé, chemin dallé pour passer d'une église à l'autre, déplacements de préférence en groupe, surtout pour les japonais... Tout est beau, mais le côté outrageusement commercial est assez lourd. Contrairement à ce que dit le guide, je ne finirais pas mon séjour dans la région par ce site-ci... Il y a sans doute moins beau, mais plus sauvage.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/goreme.jpg&quot; alt=&quot;photo: plafond d&amp;#039;une église peinte de Göreme&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En sortant de là, il nous prend d'aller nous promener à Ürgüp, un village du coin&amp;nbsp;: C'est mort. Visiblement, l'hiver n'est pas la période la plus touristique ici, et le vent souffle dans des rues vides, c'est assez déprimant, et malgré leurs excellentes pâtisseries au fromage, nous n'allons pas rester longtemps. Un coup d'œil au guide nous convainc qu'il est encore d'autres endroits à visiter avant la tomber de la nuit&amp;nbsp;; En route&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/urchisar.jpg&quot; alt=&quot;photo: la silouette d&amp;#039;Uçhisar&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;L'étape suivante est Uçhisar, un des hauts lieux de la carte postale touristique du coin&amp;nbsp;: le village est sur une hauteur qui domine la région et est lui même dominé par un château creusé dans une gigantesque roche en forme de bosses de dromadaires. Il fait vraiment froid, il y a beaucoup de vent et nous décidons de faire l'impasse sur la visite du château lui-même, rencontre de tous les vents du pays. D'ailleurs, le village lui-même est plutôt désert&amp;nbsp;: nous rencontrons un touriste tout aussi perdu que nous (est-ce que nous avons l'air de savoir nous diriger, franchement ?) et la moitié des maisons sont en ruine (et &lt;em&gt;à vendre&lt;/em&gt;, en français dans le texte.)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/avanosbulent.jpg&quot; alt=&quot;Photo: Bülent sert le thé&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;À la sortie du village, j'aperçois Nadine en train d'attendre le Dolmus sous l'abri-bus et nous la prenons au passage. Discutant de la journée, et devant son air peu emballé à l'énoncé de notre destination, nous décidons de laisser tomber. À la place, nous rentrons à la pension à Avanos et allons boire un thé à la cave, où les hommes de Kirkit jouent au rami. Le courant passe vraiment bien avec Nadine et elle nous emmène chez Salhi, un de ses amis qui tient une bijouterie sur la place.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Salhi est un des meilleurs francophones que nous ayons rencontré jusque là et nous accueille autour du poêle pour le thé, une longue discussion et pas mal de rires, surtout quand passe Ali Fuat, un copain de Salhi, plutôt déconneur et maîtrisant lui même suffisamment le français pour me trouver l'accent belge !!! On ne m'a jamais trouvé l'accent belge, il a fallu que je vienne au beau milieu de la Turquie pour que ça arrive&amp;nbsp;! Il nous donne aussi quelques cours de prononciation turque, histoire de ne pas reproduire la mésaventure de ces français qui faillirent n'arriver jamais à Çavuşin parce que si les chauffeurs de bus avaient l'habitude de se rendre à &lt;em&gt;Tchavoutsinn&lt;/em&gt;, il n'avaient pas la moindre idée de où étaient situé &lt;em&gt;Kavussin&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nadine mange à la pension et nous quitte pour y être à l'heure. Nous restons encore pour discuter avec Salhi, qui m'offre une bière&amp;nbsp;: Efes, la bière du coin, en 50cl. La canette normale quoi. Julie continue au thé, quand même. Et nous restons encore un certain temps à l'écouter parler, avant de le laisser rentrer en famille.&lt;/p&gt;

&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/avanoschezshali.jpg&quot; alt=&quot;photo: chez Shali&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;Ali Fuat, qui fait rire Shali, Nadine et Julie&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;



&lt;p&gt;Nous deux, nous retournons pique-niquer à la pension, avant de redescendre à la cave pour prendre le thé. Encore&amp;nbsp;? Ah oui, il est bon (et c'est un buveur de café qui vous dit ça.) Et tandis que nous mangeons des pistaches grillées sur le poële (ce sont les pistaches qui sont grillées sur le poële, pas nous qui les mangeons assis sur le poële, enfin !) nous partons avec Nadine dans une discussion qui nous mène tard dans la nuit. Euh ... Grasse matinée demain&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://xave.org/post/2006/01/05/656-eglises-peintes#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://xave.org/post/2006/01/05/656-eglises-peintes#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://xave.org/feed/rss2/comments/655</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Avanos</title>
    <link>http://xave.org/post/2006/01/04/655-avanos</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:a95a11fee1b79dbc477cac1d5b66e637</guid>
    <pubDate>Wed, 04 Jan 2006 14:41:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>xave</dc:creator>
        <category>Découvrir</category>
        <category>Turquie</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/surlaroute.jpg&quot; alt=&quot;photo: sur la route&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Après une bonne nuit (surtout pour celui d'entre nous deux qui ne se mouche pas) nous nous levons relativement tôt&amp;nbsp;: aujourd'hui, c'est route. À l'heure où d'habitude nous nous levons, nous y sommes déjà, sur la route (en espérant que ce soit la bonne&amp;nbsp;: il y a beaucoup de changements dans les routes du coin depuis la rédaction de notre Guide du Routard 2005/2006, il y a vraisemblablement une dizaine d'années.)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après un plein, nous voilà donc en route. Aujourd'hui, nous prévoyons plus de 600 kilomètres, autant dire la journée. Nous le savons&amp;nbsp;: toutes les deux heures, la pause s'impose... Au bout de deux heures justement, nous traversons Konya, un patelin assez imposant (&lt;q&gt;Une ville sainte aux monuments religieux ...Abritant dans ses murs un certain nombre d'intégristes musulmans...&lt;/q&gt;) N'ayant pas plus envie que ça de nous frotter aux Chiites, nous décidons de ne pas nous arrêter ici, mais plutôt d'attendre le premier coin sympa en bord de route après la sortie pour y déplier les jambes et manger quelques oranges.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/caravanseraildeloin.jpg&quot; alt=&quot;photo: paysage&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Peine perdue&amp;nbsp;: il n'y a pas de coin sympa. Nous nous engageons sur une route absolument rectiligne, plate et chiante. On voit les montagnes au loin, mais ici, c'est d'une platitude déprimante, que n'égayent pas les bords de la route&amp;nbsp;: sur des dizaines et des dizaines de kilomètres, elle est bordée de pylones électriques&amp;nbsp;: pour moitié alignés en une magnifique imitation du &lt;em&gt;fil qui chante&lt;/em&gt; du far west, les autres étrangement brisés, dans des postures qui ne sont pas sans rappeler les parcmètres de Longtarin après le passage du malabar tordeur d'acier. Et pour ce qui est des constructions&amp;nbsp;: on entre-aperçoit des villages dans le lointain, il y a de loin en loin une vague air de repos où un robinet coule en permanence, pour les plus classes, ou complètement taguées et emplies d'ordures pour toutes les autres.  Le plus étrange, c'est par moment une cloture qui ne sépare rien de rien, qui suit la route pendant quelques kilomètres, qui disparaît comme elle était apparue, et qui surtout n'enclôt rien, qu'il suffit de contourner.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comme tout de même je fatigue, nous finissons par nous arrêter sur une aire de repos, évidemment de la pire sorte&amp;nbsp;: c'est laid, c'est glauque, c'est déprimant. Et encore plus évidemment, dès que nous repartons, la route se met à monter, à descendre, à tourner, et les paysages à changer. Bonjour le timing. On finit par voir de nouveaux paysages, mais il n'est plus question de s'arrêter, il nous reste trop de route. Et puis c'est étrange quand même, comme paysages, parfois. C'est rural, mais rural d'un siècle ou deux en arrière, au moins&amp;nbsp;: il y a certains villages où le béton semble n'être pas encore arrivé&amp;nbsp;: c'est de la terre séchée partout, avec juste quelques câbles de baraque en baraque pour rappeler que nous sommes tout de même en 2006. Ah, et puis toute cette partie du pays ressemble à un gigantesque concessionnaire &lt;a href=&quot;http://www.newholland.com/h4/index.asp?Reg=FR&amp;amp;RL=FRFR&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;New-Holland&lt;/a&gt; aussi...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/avanosvieux.jpg&quot; alt=&quot;photo: le vieil Avanos&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;L'intérêt de ces routes tristes, c'est qu'à force de lignes droites, on avance relativement vite&amp;nbsp;: lorsque nous arrivons à Avanos, notre destination, il n'est qu'à peine plus de quinze heures trente, il fait encore jour. La pension Kirkit n'a pas encore reçu notre mail qui leur annonçait que finalement, nous allions arriver deux jours plus tôt que prévu, c'est égal&amp;nbsp;: il leur reste de la place. Et mazette, quelle place&amp;nbsp;: la chambre n'a rien à voir avec celles que nous avons connues jusqu'ici&amp;nbsp;: nous étions habitués jusque là à des chambres sombres, froides, à peine plus grandes que le lit qu'elles doivent contenir (pas toutes pourtant, celle de la pension d'avant hier étaient très bien.) et avec une cabine douche/toilettes/salle-de-bain (attention au papier en prenant la douche !) Rien de tel ici&amp;nbsp;: La chambre est spacieuse, richement décorée, claire et la salle-de-bain, presque aussi grande que la chambre elle-même, est creusée dans la roche.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/avanospiaule.jpg&quot; alt=&quot;photo: la chambre&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Profitant de ce que le soleil n'est pas couché, nous partons alors nous promener dans le village&amp;nbsp;: après un peu de marche dans la vieille ville puis dans le centre, il nous faut nous rendre à l'évidence&amp;nbsp;: c'est plutôt mort. L'ennui qui en découle, ajouté à la fatigue de la route, amène une légère démotivation des troupes&amp;nbsp;: nous envisageons déjà de remonter plus tôt vers Istanbul. Bah, nous y réfléchirons demain à tête reposée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/avanosresto.jpg&quot; alt=&quot;photo: notre repas&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;En attendant, ce soir, c'est resto. On essaye en tous cas&amp;nbsp;: le serveur ne pipe pas un mot d'anglais ni de français (j'exagère, il sait dire &lt;q&gt;Bon appétit.&lt;/q&gt;) ce qui rend les explications un rien confuses. Au final, nous ne savons pas exactement ce que nous avons choisi sur un menu pourtant rédigé en français. C'est d'autant plus bête que le patron, lui, a l'air de parler français tout à fait correctement, mais il est occupé avec l'autre couple de clients. Tant pis, allez, nous nous sommes quand même régalés.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Avant d'aller me coucher quand même, un inquiétude&amp;nbsp;: nous avons encore changé la date pour la location de la voiture. Oh, pas grand chose&amp;nbsp;: nous voulons la rendre une demie-journée plus tôt, mais c'est un dimanche après-midi. Suspens&amp;nbsp;! Est-ce que cette fois-ci, ils répondront au mail&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Allez, bonne nuit.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://xave.org/post/2006/01/04/655-avanos#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://xave.org/post/2006/01/04/655-avanos#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://xave.org/feed/rss2/comments/654</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Fresh vitamins</title>
    <link>http://xave.org/post/2006/01/03/654-fresh-vitamins</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:d7bf6e20dec44699797f54ec5f56f3fa</guid>
    <pubDate>Tue, 03 Jan 2006 14:40:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>xave</dc:creator>
        <category>Découvrir</category>
        <category>Turquie</category><category>vieilles pierres</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/cialispetitdej.jpg&quot; alt=&quot;photo: Petit déjeuner&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Malgré les coqs, le gamin qui pleure dans la chambre d'à côté et le folle des couvertures, j'ai plutôt passé une bonne nuit. Au petit-déjeûner continuent les bonnes surprises&amp;nbsp;: bien sûr, nous ne sommes pas habitués à manger de l'avocat si tôt, mais quand il est aussi fondant et qu'il vient directement du jardin, quel bonheur&amp;nbsp;! Et le reste des produits est à l'avenant, qui sont pour la plupart également issus directement du jardin, où du cul des poules qui s'y promènent. Dommage que tout ça me soit servi avec du Nescafé, mais visiblement, si le &lt;em&gt;café turc&lt;/em&gt; existe toujours (on le peut trouver ici ou là,) le café en Turquie, partout, c'est du Nescafé. La cafetière telle qu'on peut la trouver dans nos contrées a ici complètement disparu.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/xaveetsesoeufs.jpg&quot; alt=&quot;photo: Petit moi et mes œufs&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Avant de partir, nous allons nous promener sur la plage, à 150 mètres de là, ce qui est surprenant quand on est arrivé de nuit par des routes de montagnes, nous ne l'imaginions pas si proche. En janvier et à cette heure-ci, c'est plutôt calme, et je résiste pour une fois à l'impulsion d'aller me baigner (ce que je fais d'habitude quand je vois une mer inhabituelle, histoire de ne pas m'être arrêté juste au bord, mais quoi&amp;nbsp;? C'est la Méditerranée, non ?) mais j'y ai ramassé force cailloux en forme d'œufs (ça va être pratique à ramener, ça, tiens !)&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/freshvitamins.jpg&quot; alt=&quot;photo: cueillette d&amp;#039;oranges&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;Et surtout, en revenant de la plage, Mehmet nous pose la question&amp;nbsp;: &lt;q&gt;Do you want some fresh vitamins ?&lt;/q&gt; Un peu que nous le voulons&amp;nbsp;: le jardins est plein de citronniers et d'orangers. Pour moi, c'est Noël&amp;nbsp;: je sais bien que les oranges poussent sur les arbres, j'ai même je crois déjà vue une orangeraie quelque part, mais là, ces arbres recouverts de boules oranges me font penser à des sapins de Noël&amp;nbsp;: c'est une chose que de connaître leur existence, c'en est une autre que de les approcher, de s'y promener, et d'aller y cueillir directement les fruits sur la branche. Et pour ce qui est de cueillir, nous cueillons&amp;nbsp;: ne voulant pas abuser, nous nous attentions à n'emporter avec nous que quelques oranges, disons suffisamment pour goûter, mais notre hôte a prévu un sachet énorme, et au final, c'est peut-être quarante ou cinquante oranges que nous emmenons avec nous, plus en tous cas que nous n'imaginons en manger d'ici à la fin du voyage, même si, il faut le dire, ce sont les meilleures oranges que j'ai mangées de ma vie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/phaselischats.jpg&quot; alt=&quot;photo: accueil félin&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Il est temps de se mettre en route, direction Phaselis&amp;nbsp;: un ancien port romain. Arrivé sur place, pas facile de savoir où est le parking, puisque nous sommes visiblement la première voiture sur place, et ça explique sans doute pourquoi nous sommes l'objet de toutes les attentions&amp;nbsp;: à peine nous sommes nous arrêtes que nous nous retrouvons entourés de chats de toutes tailles et de tous âges, qui visiblement on l'habitude de compter sur les touristes pour les nourrir. L'un d'eux ira jusqu'à aller explorer la voiture à la recherche de quelque chose qui se mange. Dommage petit, nous n'avons que des oranges&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/phaselischat.jpg&quot; alt=&quot;photo: le gardien&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;Phaselis, c'est joli&amp;nbsp;: le site est tout petit&amp;nbsp;: il y a une rue qui va d'un port à l'autre, et des bâtiments bordant cette rue. Mais il ne s'agit que de quelques centaines de mètres, pas plus. La ville a sans douté été plus étendue&amp;nbsp;: un peu plus haut, on trouve un théâtre (et son gardien félin) et un tas de pierres qui a parait-il était l'agora, mais pas plus. Tout ça est à taille humaine, et envahi de verdure. Sans doute est-ce insupportable au plus fort de la saison, quand c'est envahi, mais aujourd'hui, nous sommes pratiquement seuls, et l'endroit est paradisiaque (attention tout de même à n'y pas rester éternellement&amp;nbsp;: dans le sol d'un des bâtiments est une énorme citerne creusée dans le sol dont il doit être très difficile de se sortir si on y tombe (même à Termesos, la ville inaccessible à l'idée même de travaux, les citernes à ciel ouvert étaient grillagées.))&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/lamer.jpg&quot; alt=&quot;photo: la mer&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le reste de la journée est dévolu à la route&amp;nbsp;: nous avons six cent kilomètres à faire d'ici à demain, avec une pause au milieu cette nuit. Ça peut paraître une distance assez courte pour ainsi la prévoir sur deux jours, mais en Turquie, le réseau autoroutier n'est pas encore au top, il faut donc imaginer six cents kilomètres sur des routes qui ressemblent plus fréquemment à des départementales qu'à des nationales. C'est long, et assez fatiguant. Par contre, ça permet de se rendre vraiment compte que la Turquie, ce n'est pas un pays&amp;nbsp;: c'est plusieurs pays. Au fil des routes, les paysages défilent, tous plus magnifiques les uns que les autres, mais ils ne se ressemblent pas. On ne peut pas découvrir la Turquie en un voyage&amp;nbsp;: il faut y revenir, et plus d'une fois. C'est trop énorme pour être embrassé en une seule fois.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/paysage.jpg&quot; alt=&quot;photo: paysage de Turquie&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Histoire de briser la monotonie, Julie propose un arrêt à Isparta, qui est la capitale mondiale de l'essence de rose, qui est de plus ici surprenante, car différente de ce qu'on peut trouver chez nous, d'après le guide. Allons-y alors. Le problème, c'est que c'est une ville&amp;nbsp;: aucun indication nulle-part ne permet d'imaginer où est le centre-ville, et lorsque nous le trouvons enfin à force de tourner, il n'y a bien entendu pas moyen de se garer&amp;nbsp;: les rues du centre sont pleines de panneaux &lt;em&gt;Interdiction de s'arrêter&lt;/em&gt;, et de gens garés immédiatement sous ces panneaux. En pays étranger, j'aime à m'adapter à la route telle que la voient les autochtones, mais là, c'est un peu trop pour moi&amp;nbsp;: je ne veux rien faire qui soit sujet à verbalisation. Je tourne alors un certain temps avant, miracle, de trouver un bout de trottoir où il est permis de se garer, et où même une place est libre, il était temps&amp;nbsp;: mon stress du tournage en rond tourne à plein, il faut que je décompresse.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Effectivement, il y a ici beaucoup de commerces d'essence de rose et dérivés. Julie regarde à quoi ça ressemble&amp;nbsp;: À rien de surprenant. C'est exactement ce qu'elle s'attendait à trouver, et ça ne l'intéresse pas plus que ça. Bon, ben on s'en va alors&amp;nbsp;? Le temps d'acheter des simits&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://xave.org/post/2006/01/03/#pnote-653-1&quot; id=&quot;rev-pnote-653-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;, histoire de grignoter, et nous voilà repartis.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors qu'il ne fait même pas encore nuit, nous arrivons en vue du lac d'Eğirdir, un des plus grand lacs de Turquie (cinquante kilomètres de long, quand même.) La nature est bonne scénographe qui a entouré le lac de massifs montagneux&amp;nbsp;: on arrive donc sur le lac du dessus, et le panorama est impressionnant. J'ai bien essayé de le prendre en photo, mais il y a quand même un camp militaire en plein milieu, il parait qu'il est interdit de les prendre en photo et qu'ils ne plaisantent pas forcément avec ça.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/egirdir.jpg&quot; alt=&quot;photo: un bout de lac d&amp;#039;Eğirdir&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Arrivé sur la ville elle même, dans une ancienne île maintenant reliée à la côte, il est temps d'enfin se décider sur une question que nous nous sommes posée toute la journée&amp;nbsp;: laquelle des deux pensions que nous avons pointées dans le guide allons nous choisir&amp;nbsp;? Nous avions décidé de choisir la première que nous verrions, mais elles sont pratiquement côte-à-côte... Bon allez, on va prendre celle dont le patron parle français, ça va nous reposer.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sauf que bien entendu, le patron n'est pas là. Pas grave&amp;nbsp;: il y a là un petit jeune qui parle anglais, mais le parle vraiment&amp;nbsp;: là où nous avons rencontré tant de gens capables de parler anglais suffisamment bien pour communiquer, celui-ci est capable de discuter à bâtons rompus... Enfin, tant qu'ils n'a pas de charmantes asiatiques à se mettre sous la main, gibier beaucoup plus intéressant que nous. L'ambiance ici est sympa, très auberge de jeunesse&amp;nbsp;: tout le monde se réunit dans la mezzanine et discute. Nous, cependant, sommes trop fatigués pour tenir longtemps, aujourd'hui, nous allons nous coucher tôt. Bonne nuit&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/egirdirpension.jpg&quot; alt=&quot;photo: à la pension à Eğirdir&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://xave.org/post/2006/01/03/#rev-pnote-653-1&quot; id=&quot;pnote-653-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] Petites couronnes de pain au sésame que quand t'as commencé, tu ne peux plus t'arrêter. C'est bon, cette cochonnerie ! Et il y en a paaaaaartout en Turquie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
</description>
    
    
    
          <comments>http://xave.org/post/2006/01/03/654-fresh-vitamins#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://xave.org/post/2006/01/03/654-fresh-vitamins#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://xave.org/feed/rss2/comments/653</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>L'homme qui a vu l'ours</title>
    <link>http://xave.org/post/2006/01/02/653-l-homme-qui-a-vu-l-ours</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:0cfb30039c7b44ecc3d869847276a3a6</guid>
    <pubDate>Mon, 02 Jan 2006 14:24:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>xave</dc:creator>
        <category>Découvrir</category>
        <category>bestioles</category><category>route</category><category>Turquie</category><category>vieilles pierres</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/antalyapetitdej.jpg&quot; alt=&quot;photo: petit déjeuner sur la terrasse&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;En descendant pour prendre le petit-déjeuner ce matin, on nous propose de la prendre sur la terrasse. Pardon&amp;nbsp;? Ah ben oui, il fait beau, il fait chaud, alors pourquoi pas&amp;nbsp;? Et puis un deux janvier, c'est quelque-chose qui ne se refuse pas. Prenons des forces, il va falloir sortir de la ville... Sortir de la vieille ville d'abord, ce qui est plus aisé en plein jour, mais ensuite surtout sortir de la ville elle-même, toujours sans le moindre panneau. Finalement, nous y arrivons, mais sans même comprendre comment nous avons fait.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La première destination du jour, dans les montagnes avoisinantes, c'est Termesos&amp;nbsp;: encore des ruines greco-romaines ou assimilées, encore un lieu conquis par Alexandre (de toutes façons, dans la région, c'est lui ou Hadrien.)&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/termesostheatre.jpg&quot; alt=&quot;photo: le théâtre de Termesos&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La spécificité de ce site là, c'est que c'est tellement haut perché dans la montagne que&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;

&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;Ça n'a jamais servi de carrière.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;C'est resté relativement inexploité par les archéologues.&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;

&lt;p&gt;Et effectivement, quand après un longue montée (d'abord en voiture avec des dizaines de virages, puis à pieds, en ahanant) on arrive sur les ruines, elles sont assez étranges pour qui est habitué à en voir de bien nettoyées et redressées quand c'est possible&amp;nbsp;: ici, tout est de travers, envahi par les herbes, et on se promène dans de simples sentiers serpentant entre les arbres. Ajouté à la quasi absence de touristes (bon d'accord, on y croisera quelques allemands, dont un qui nous a posé des questions dont nous ne saurons jamais la teneur,) l'expérience est loin d'être désagréable. On est vraiment ici tout en haut d'un somment, et les bâtiments surplombent des vallées, c'est assez impressionnant, surtout le théâtre, qui comme partout ailleurs a mieux résisté aux tremblements de terre que le reste.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/termesostheatre2.jpg&quot; alt=&quot;photo: un passage du théâtre de Termesos&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Non content d'être étendu, l'endroit est aussi fortement dénivelé. C'est pourquoi Julie ne fait même pas mine de vouloir m'accompagner quand au bout d'une visite qui n'est pas de tout repos j'annonce vouloir m'écarter un peu pour aller voir une des nécropoles, donc loin de l'agglomération. Afin tout de même de ne pas trop la faire attendre, c'est d'un pas assez vif que je m'enfonce dans la végétation et que je m'éloigne des chemins balisés, mais quand même, c'est loin&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;À force d'avancer à cette vitesse, je regarde beaucoup mes pieds et ce qu'il y a juste devant eux, histoire de ne pas me prendre une branche. Je suis donc assez surpris quand retentit à quelques mètres un formidable grognement qui me hérisse le poil. Je lève alors les yeux et devant moi, une formidable masse de poils bruns se met en mouvement et s'éloigne de moi en brisant tous les branchages sur son passage. Oulah, mais ce truc est trop gros pour être un sanglier&amp;nbsp;! Ah ben oui, c'est un ours... MAIS POURQUOI PERSONNE NE M'A PRÉVENU QU'IL Y AVAIT DES OURS PAR ICI ?!?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/termesostombeau.jpg&quot; alt=&quot;photo: moi dans un tombeau&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;Heureusement pour moi, c'est en s'éloignant de moi qu'il brise tout sur son passage... Bon, me souvenir de mes lectures maintenant, à quelle bestiole ne faut-il pas tourner le dos&amp;nbsp;? L'ours&amp;nbsp;? Peut-être... Dans le doute, au lieu de m'enfuir en courant (après tout, ce n'est peut-être pas la peine, n'est-ce pas ce que lui vient de faire ?) j'attends très longtemps (au moins douze secondes, au moins) avant de commencer à remonter à reculons le sentier qui m'a amené ici, et trébucher quelques mètres avant d'enfin me retourner pour remonter calmement la pente, sans m'affoler, sans m'énerver, sans avoir l'air de m'enfuir. Arrivé en haut, je remarque que j'ai terminé en ayant sévèrement accéléré quand même. Voilà qui laissera un souvenir marquant, mais pas forcément le meilleur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/termesoshadrien.jpg&quot; alt=&quot;photo: la porte du Temple d&amp;#039;Hadrien&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Quand je finis par rejoindre Julie, mon histoire la fait sourire&amp;nbsp;: &lt;q&gt;Tu es sûr que ce n'était pas un écureuil ?&lt;/q&gt; Un très très gros alors, pas tant même pour la taille, mais pour le grognement&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une fois que j'ai repris un peu mon souffle, nous redescendons par l'autre nécropole, et j'espère y trouver moins de plantigrades. Effectivement, on n'y trouve que des tombes, des sarcophages, des tombeaux creusés dans la roche, mais que sont devenus les occupants&amp;nbsp;? Pas le moindre petit bout d'os ici ... Et j'ai essayé un tombeau&amp;nbsp;: ils n'étaient pas grands, les habitants du lieu, je suis tout tordu dedans.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au bout du chemin, nous trouvons le temple d'Hadrien local qui indique que nous avons retrouvé le parking. De là , hop, retour à Antalya, qu'il faut une fois de plus traverser. Et merde&amp;nbsp;! Re-labyrinthe... Ça n'a l'air de rien, traverser une ville, mais ce n'est pas si simple. Nous étions à l'ouest, nous partons à l'est pour aller voir le théâtre d'Aspendos, à un paquet de kilomètres de là&amp;nbsp;: deux heures de routes encore une fois pour arriver à ce qui est un des théâtres antiques les mieux préservés du monde, nous dit le guide, visiblement tellement impressionné qu'il n'a pas pensé à nous dire qu'il y avait les restes de toute une ville autour.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/aspendos.jpg&quot; alt=&quot;photo: le théâtre d&amp;#039;Aspendos&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après avoir acheté nos tickets à la guérite officielle (pas au vendeur à la sauvette en euros mais plus cher, mais à la guérite officielle &lt;q&gt;Il Faut Payer Seulement Le Lira Turc Pour l'Entre Prise&lt;/q&gt; annonce fièrement en français l'affichette du ministère de la culture,) nous entrons dans ce fameux théâtre. Il est bien, il est grand, il est bien conservé (il a servi de caravansérail.) Mais pour Julie et moi, pas plus de déclic que ça. C'est un théâtre antique, quoi... On commence à en avoir vu un paquet depuis quelques années, et malgré sa taille est son état de conservation, c'est loin d'être le plus intéressant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/aspendos2.jpg&quot; alt=&quot;photo: Julie dans le théâtre d&amp;#039;Aspendos&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;Et comme nous n'avons pas vraiment le temps (ce n'était pas prévu, merci le Routard) nous n'allons pas voir le reste du site&amp;nbsp;: il nous faut repartir, nous avons encore au moins deux heures de route avant la prochaine étape, et nous voudrions y arriver avant la tombée de la nuit. En effet, dans les alentours de là où nous voulons passer la nuit, il y a parait-il une petit plage paradisiaque qui vaut le coup d'être vue, même s'il n'est pas trop question de s'y baigner en cette saison.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Commence alors une course contre le soleil&amp;nbsp;: nous sommes partis assez tôt, mais la route est longue. Une fois passé (une fois de plus, nous avons beaucoup tourné en rond aujourd'hui) le labyrinthe d'Antalya, le soleil commence à baisser alors que nous avons encore près de 80 kilomètres à parcourir. La route suit la côte et serpente beaucoup, et ici comme ailleurs, les stations services jalonnent la route tous les cinq kilomètres. Tant mieux, parce que si nous voulons voir cette plage, il vaut mieux essayer de ne pas faire le plein maintenant. Le guide l'a bien précisé &lt;q&gt;Pour routards motorisés - une plage qui se mérite.&lt;/q&gt; Effectivement, nous sortons de la route principale pour arriver dans une toute petite route en lacets avec des beaux à-pics que je prends un poil trop vite, disparition prochaine du soleil oblige.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/voielycienne.jpg&quot; alt=&quot;photo: soleil sur la route&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et il semblerait que nous devions perdre cette course&amp;nbsp;: le soleil continue de baisser, et la route de se lover d'une colline à l'autre, continuant, continuant, continuant ... Non seulement la plage n'est pas en vue, mais je commence à suer à l'idée de me retrouver à court d'essence. Arrivé au village dont dépend la plage sans aucune indication de l'endroit où trouver celle-ci, nous devons nous rendre à l'évidence&amp;nbsp;: nous avons perdu la course. En commence alors une autre&amp;nbsp;: essayer de retourner à la station service la plus proche sans tomber en panne d'essence. Ça ne va pas s'avérer facile&amp;nbsp;: bien que la voiture n'aie émis aucun signal de panique, la jauge est au plus bas depuis une demie-heure. De plus, tout ce que nous avons descendu de la route principale à ici, il va maintenant falloir le remonter, ce qui promet une jolie consommation, et la nuit qui tombe vraiment ne va pas m'aider plus que ça à destresser, puisque les routes en question possèdent fort peu de parapets pour décorer les lacets et les virages en épingle à cheveux. Tout fonctionne alors par petites victoires&amp;nbsp;: Oups&amp;nbsp;! Nous sommes arrivés au premier hameau&amp;nbsp;! Ouais&amp;nbsp;! Nous arrivons sur la route principale&amp;nbsp;! Ouais&amp;nbsp;! Ça descend .... euh ... Elle est où la station&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La station est loin&amp;nbsp;: il y en a une tous les cinq kilomètres dans la portion de route qui est refaite, à avoir les soixante kilomètres après Antalya, mais du coup, ça nous fait vingt kilomètres avant d'arriver à la première pompe. Une fois le moteur arrête, je reprends enfin ma respiration&amp;nbsp;: Ça m'a presque fait une bonne heure d'apnée, tout ça.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après avoir découvert que c'était bien du super sans plomb qu'il fallait mettre dans le réservoir, contrairement à ce qu'on nous avait dit à l'agence de location (la voiture n'a pas du aimer le premier plein.) Nous repartons une fois de plus en sens inverse, en grand fan des aller-retours. Il s'agit cette fois d'arriver à Chimera, lieu de naissance d'un certain nombre de mythes et de légendes puisqu'en haut d'une montagne surgissent du sol des flammes, issues d'émanations de méthane. Je vous passe les détails de la route qui serpentait autant que la précédente (mais cette fois, il fait vraiment nuit) et nous arrivons finalement au parking. Il est tard, il fait nuit depuis bientôt deux heures, peut-être pour une fois allons nous pouvoir échapper au parking payant&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/chimaeraxave.jpg&quot; alt=&quot;photo: moi parmi les flammes&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Que non point&amp;nbsp;! Notre arrivée réveille le chien de la maison du gardien&amp;nbsp;; Celui-ci n'a besoin que d'une minute pour sortir nous vendre des tickets et nous demander si nous avons une lampe de poche. Son air dubitatif devant la taille plus que modeste de la mienne me laisse à penser qu'il n'a pas encore atteint son quota de touristes perdus. Commence alors une ascension d'une petite demie heure dans un sentier perdu en pleine montagne et non éclairée, et ça valait le coup&amp;nbsp;: Arriver ici de nuit, alors qu'il n'y a personne a été une très bonne idée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Devant nous, des flammes sortent de terre. C'est un spectacle assez magique, on comprend les légendes de monstres au souffle brûlant qui dorment dans la montagne. En fait de monstre, ici comme partout ailleurs en Turquie, il y a un chat. Je repense à son congénère qui dormait à la chaleur d'un spot à Sainte-Sophie. Celui-ci a plus classe&amp;nbsp;: se chauffer à la chaleur d'une flamme qui sort de terre, ça a de la gueule, pas à tortiller.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans un coin, à l'endroit sans doute où un flamme a été éteinte, le gaz à moitié liquide sort de la roche en faisant des bulles... Mère Nature, des fois, elle aime s'amuser quand même. Après nous être nous même chauffés un peu, et avoir manqué de tuer mon pantalon pour ma part (il y a des flammes, mais quand même, il fait nuit, et les rochers sont tout sauf plats.)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/chimaerachat.jpg&quot; alt=&quot;photo: le chat de Chimaera&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;D'ailleurs, la descente n'est pas évidente. Va savoir pourquoi, on se prend plus les pieds au retour qu'à l'aller. Est-ce parce que ce coup-ci, c'est moi qui tient la lampe&amp;nbsp;? Il nous faut longtemps en tous cas avant que les aboiements  ne nous signalent que nous arrivons en bas.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il est temps maintenant de trouver un endroit où dormir, et on dirait qu'à Çirali, le patelin d'à côté, tout est fermé. En tous cas beaucoup de choses... En tournant un peu pour essayer de trouver une pension conseillée par le Routard, nous passons devant un hôtel qui a l'air engageant, si bien que lorsque nous trouvons la pension, nous faisons finalement demi-tour pour l'hôtel. Heureusement, celui-ci n'a plus de place.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/chimaerajulie.jpg&quot; alt=&quot;photo: Julie parmi les flammes&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Heureusement, car ça nous oblige à repartir à la pension, et c'eût été dommage de la rater&amp;nbsp;: Oh, bien sûr, comme d'habitude, elle est plus chère qu'indiqué dans le Routard, mais ça, c'est une habitude (nous n'avons pas vu un seul prix à jour depuis notre arrivée.) Cependant, devant notre détresse alimentaire, et comme rien n'est ouvert aux alentours, Mehmet, le patron, qui a construit la pension de ses mains, nous propose de goûter à la cuisine de sa femme. Ça s'appelle la Blue Paradise Pension, et Je vous conseille vraiment de descendre là si vous devez dormir dans le coin&amp;nbsp;: On se sent vraiment bien accueilli et nous nous sommes régalés. Oh, ce n'était pas grand chose&amp;nbsp;: Soupe de lentilles (glargl, j'ai encore la salive aux lèvres) et boulettes de viandes (mais les meilleures du séjour, qui fut pourtant faste à ce niveau là.) mais c'était vraiment bon, et même si Mehmet n'est pas un angliciste distingué, c'est un plaisir de discuter avec lui. &lt;img src=&quot;http://xave.org/images/turquie/folledescouvertures.jpg&quot; alt=&quot;photo: la folle des couvertures&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Ses enfants également fournissent à Julie l'occasion de se délester d'une surprise Kinder géante qu'elle traîne depuis l'aéroport&amp;nbsp;: Un grand père Noël - un Noel Baba comme on dit en turc - à monter,  les gamins ont l'air d'apprécier.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il est temps de se coucher. Pour payer le moins cher possible, Julie a choisi de ne pas avoir de climatisation dans la chambre, ce qui m'a paru étrange, la sachant frileuse. C'était sans compter les couvertures&amp;nbsp;: une fois qu'elle a installé ses douze couvertures, il me reste fort peu de place pour dormir&amp;nbsp;! Bah, j'ai l'habitude...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://xave.org/post/2006/01/02/653-l-homme-qui-a-vu-l-ours#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://xave.org/post/2006/01/02/653-l-homme-qui-a-vu-l-ours#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://xave.org/feed/rss2/comments/652</wfw:commentRss>
      </item>
    
</channel>
</rss>