<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="http://xave.org/feed/rss2/xslt" ?><rss version="2.0"
  xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
  xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
  xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
  xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom">
<channel>
  <title>Métaphore, il fait froid dehors - Tag - Jordanie</title>
  <link>http://xave.org/</link>
  <atom:link href="http://xave.org/feed/tag/Jordanie/rss2" rel="self" type="application/rss+xml"/>
  <description></description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Thu, 28 Aug 2008 17:57:20 +0200</pubDate>
  <copyright>1999-2008 xave</copyright>
  <docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>
  <generator>Dotclear</generator>
  
    
  <item>
    <title>Souvenirs de Jordanie</title>
    <link>http://xave.org/post/2005/02/04/507-souvenirs-de-jordanie</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:624d6c9eeaee7b761fd09b9029a0846c</guid>
    <pubDate>Fri, 04 Feb 2005 15:33:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>xave</dc:creator>
        <category>Petits bonheurs</category>
        <category>Jordanie</category><category>Julie</category><category>love</category>    
    <description>&lt;p&gt;Ces derniers temps, j'ai pris pas mal de retard dans mes mises à jour (j'essaie depuis des années de m'en tenir à au moins une mise-à-jour par semaine, même si j'ai cessé depuis longtemps de m'engager à le faire.) mais il faut dire que j'ai pas mal écrit&amp;nbsp;: les comptes-rendus de mes vacances en Jordanie, ça représente pas mal de temps passé à taper le clavier, parce que dites vous bien que je n'ai aucune facilité&amp;nbsp;: je sue sur mon clavier et ça me prend trois heures pour taper deux phrases.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;N'empêche, avec tout ce que j'ai tapé sur ces vacances, il y a encore des tas de choses que je n'ai pas eu l'occasion de placer, sur la Jordanie, sur les jordaniens, sur les routes, sur les bâtiments, l'ambiance, l'accueil... Maintenant que j'ai terminé mes compte-rendus et eu l'occasion de mettre en ligne ce que j'avais tapé qui n'avait aucun rapport avec ça, je peux essayer de caser mes impressions manquantes...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/souvernirsjordaniens.png&quot; alt=&quot;quelques souvenirs de Jordanie...&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;D'abord, je voudrais dire un mot général sur les Jordaniens eux-mêmes&amp;nbsp;: ils ont la réputation d'être hospitaliers, en tous cas, c'est ce qu'on lit un peu partout dans les guides, dans les récits de voyages, ou ici ou là sur le web. Et bien c'est vrai&amp;nbsp;! Oh, bien sûr, ils aiment évidemment l'argent des touristes, mais il n'y a vraiment pas que ça&amp;nbsp;: où qu'on aille, il se trouve des gens pour vous sourire, vous souhaiter la bienvenue ou vous offrir le thé. Et pas forcément pour vendre quelque chose&amp;nbsp;: des gens dans la rue qui se promènent vous lancent des &lt;em&gt;Hello !&lt;/em&gt; ou des &lt;em&gt;Welcome !&lt;/em&gt; en permanence. On sent aussi souvent dans les invitations à boire du thé ou à discuter un réel plaisir de discuter et de rencontrer des gens... J'en ai déjà touché un mot&amp;nbsp;: il parait que dans les pays avoisinants (l'Égypte surtout), ça bakchiche à tout va (on m'a raconté que certaines croisières sur le Nil se réservaient depuis l'Europe avec un supplément pourboire, puis qu'un pourboire était encore de mise à l'embarquement, sans que ça empêche le moins du monde les pourboires pour le moindre service à bord.) En Jordanie, que dalle. J'avais une grande crainte à ce sujet, parce que je ne voulais pas commettre d'impair dans un domaine qui m'est totalement étranger, et finalement que dalle&amp;nbsp;: je n'ai pratiquement jamais eu l'occasion de donner de pourboire, en tous cas, on ne me l'a jamais fait sentir. Étrange... Mais agréable.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce qu'il me restera des jordaniens, ça sera surtout leur sourire. Ils sont contents de vous voir, ça rend content de les voir. Si en plus on est français... Parce qu'ils sont contents de parler avec des étrangers, mais quand en plus ils apprennent que vous êtes French, vous devenez leur ami. Je ne sais pas exactement à quoi c'est dû, mais soit ils sont tous très bons comédiens et sont capables d'être spontanés quelque soit votre nationalité, soit, vu qu'ils ont tous la même réaction, ils ont vraiment de la sympathie pour les français. Est-ce que ça a un rapport avec le comportement politique de la France dans la région ou est-ce que ça n'a pas le moindre rapport avec quoi que ce soit&amp;nbsp;? Je n'en sais rien, mais c'est très agréable. Par ailleurs, je ne sais pas si ça a un rapport quelconque, mais il est fréquent de voir sur les toits des antennes satellite en forme de Tour Eiffeil. Si, si, des vraies Tours Eiffeil, parfaitement reconnaissables, ça semble être à la mode.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur le rapport à l'occident, une des choses qui m'ont marquées, c'est l'absence presque totale de musique occidentale&amp;nbsp;: tout le temps que nous passions sur la route, l'autoradio était allumé, et hormis l'anecdotique radio francophone ou anglophone, aucune jamais ne passait un morceau occidental, il semble n'y avoir absolument aucune interconnexion entre la musique de Jordanie et la musique de chez nous. Et pourtant, leurs chaînes musicales ressemblent à MTV, hein&amp;nbsp;? Mais un MTV où les clips seraient tournés à Bollywood, marrant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le pays en lui même a un petit coté MadMax&amp;nbsp;: le plus gros, c'est du désert. Et pas forcément beau comme le Wadi-Rum, non&amp;nbsp;: un paysage lunaire et poussiéreux. La Route du Désert est à ce sujet exemplaire&amp;nbsp;: un bande d'asphalte poussiéreuse courant tout droit à travers le désert, et qui traverse des villages de béton avec de la ferraille qui dépasse dans tous les coins, des chèvres qui paissent un peu partout et de grandes tentes entourées de 4x4 rafistolés... Car tout est ici rafistolé, c'est ça qui est bizarre&amp;nbsp;: quelque soit le niveau, on a cette impression que plus rien n'est manufacturé, que tout est fait avec de la récupération... Il n'y a rien de neuf nulle part, et pourtant, ça pousse de partout. On en arrive à ce curieux paradoxe d'un pays où tout pousse à toute vitesse, mais uniquement avec de la récup. Du coup, tout est sale, défoncé, mal ajusté, avec des soudures apparentes... Mais on s'en fout, ça tient debout dans la bonne humeur. Du coup, quand parfois on tombe sur du neuf, c'est complètement décalé. Ainsi certaines boutiques de téléphones portables toutes clinquantes qui semblent avoir été découpées hors des Champs-Elysées et directement recollées à Amman, effet décalage garanti.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Parce que quand même, le jordanien téléphone sur son portable&amp;nbsp;: il n'est pas rare d'en voir un se promener avec trois appareils. Plus surprenant pour nous&amp;nbsp;: il y a une excellente couverture&amp;nbsp;: en plein milieu du désert, on a du réseau sans aucun problème. Alors que chez Julie, à Paris, il faut se coller à la fenêtre si on veut avoir des chances  de mener une conversation à son terme.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'autre coté de la culture locale que je vais retenir, c'est le manger.  Au niveau bouffe, je suis un gros blaireau&amp;nbsp;: des frites, un steak, une grosses sauce, je suis heureux. Mais j'aime bien aussi être dépaysé, à beaucoup de niveaux, surtout à celui là, et j'étais déjà revenu il y a un an d'Amérique du nord avec des nostalgies culinaires. Ces vacances ci, je me suis régalé. La Jordanie n'a pas vraiment de spécialités culinaires, c'est surtout un mélange de ce qu'on peut trouver autour, ou dans son histoire. En gros, c'est surtout un mélange entre la nourriture turque (enfin bon, pour ce que j'en connais) et les mezzes libanais et leurs douze milles assiettes sur la table. Beaucoup d'épices, beaucoup de goûts amusants, de mélanges... Un régal de gourmet et un régal de gourmand. Si on a l'estomac qui tient le coup, il ne faut pas se priver.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Étonnante aussi pour l'européen non prévenu est la route. Pas simplement à cause de l'état des routes ou de ma redécouverte de la boite automatique, mais surtout à cause de la façon de conduire des jordaniens&amp;nbsp;: mal. Disons qu'ils ne s'emmerdent pas tant avec le code de la route...Ça double à droite, à roule à quatre de front sur une deux voies, ça roule à contresens, ça glisse, ça se faufile, ça ose. Et ça klaxonne, tout le temps, à tort et à travers. Ces gens klaxonnent tellement qu'ils ne doivent plus savoir pourquoi. (pour vous dire à quel point j'ai été marqué, essayez dans ces pages de faire une &lt;a href=&quot;http://xave.org/?q=klaxon&quot;&gt;recherche sur klaxon&lt;/a&gt;, vous allez rire (moi même, je viens à peine de m'en rendre compte.))&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je tiens tout de même à préciser une chose qu'il m'a fallu plusieurs jour à cerner&amp;nbsp;: ils ne sont pas rois de la route. Oui, ils font leur possible pour se faufiler avant tout le monde, mais sans jamais faire montre de cette agressivité dont le conducteur français est spécialiste. comme dans d'autres domaines, ils essayent d'avoir le meilleur pour eux, mais ne cherchent pas à marcher sur la tête des autres pour y arriver. Et au volant, ça se ressent malgré tout, à une somme de petits détails pas vraiment caractéristiques en eux même, mais dont la somme justement fait que. Par exemple, personne n'irai passer son temps bloqué sur la voie de gauche comme beaucoup de connards par ici, non&amp;nbsp;: systématiquement, quand ils voient arriver dans le rétro quelqu'un de plus rapide qu'eux, ils se rabattent jusque sur le trottoir pour le laisser passer. Il restent, même dans leur conduite, serviables.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un dernier détail, tant qu'on parle de voitures&amp;nbsp;: il doit y avoir une énorme filière ici pour les voitures allemandes. Je n'ai pas compris avant plusieurs jours pourquoi il y avait tant de voitures avec un autocollant D au cul. Le premier, j'ai cru que c'était une voiture allemande, mais au bout de la vingtaine, je n'y croyais plus trop. Ça commençait à faire trop pour que toutes soient des voitures d'occasion importées. Sauf quand j'ai commencé à apercevoir des plaques allemandes qui dépassaient sous les plaques jordaniennes. Bon, ben la moitié du parc automobile jordanien est constitué des voitures d'occasion allemandes. Si vous avez des détails sur le sujet, je suis curieux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et puis bien sûr, il y a aussi la façon dont j'ai vécu ça moi même. Je n'étais pas super rassuré avant d'y aller, mais je m'en sentais quand même presque capable... Et ce &lt;em&gt;presque capable&lt;/em&gt;, c'est en m'y attaquant directement que j'ai fait des progrès dans d'autres domaines (je pense plus particulièrement à la musique.) Du coup j'ai un petit peu vécu ça comme une mise-à-l'eau&amp;nbsp;: elle est froide&amp;nbsp;? On y va d'un coup&amp;nbsp;! À l'arrivée, je pense n'avoir jamais été totalement à l'aise, mais m'en être approché le plus possible en évoluant dans un pays dont je ne parle pas la langue. La culture de là bas ne m'est plus tout à fait étrangère. Comme avec l'Amérique du Nord il y a un an et demi, je ne peux plus regarder les infos à la télé de la même manière&amp;nbsp;: j'ai maintenant une idée complètement différente de la culture locale, et surtout, sans prétendre avoir compris quoi que ce soit, le peu de familiarité que j'ai réussi à avoir avec cette culture me permet de ne plus la juger suivant les critères de la notre. C'est con à dire comme ça, mais même avec les meilleures intentions du monde, avant de me retrouver plongé dedans, j'avais des préjugés négatifs profondément enfouis, parce que je ne comprenais pas. Maintenant, ça va beaucoup mieux, merci. Et je comprends à quel point certains très loin de là ont catastrophiquement géré leurs rapports avec les cousins des jordaniens, un peu à l'est, là...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;À l'arrivée, ce fut un séjour formateur, dans le sens où je me sens différent de ce que j'étais avant d'y aller. J'ai appris des choses sur un culture que je ne connaissais pas, mais j'ai aussi appris des choses sur moi, et je rentre en me sentant un peu (pas trop, hein ?) plus mature, plus complet. J'aime bien.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour être complet sur la façon dont j'ai vécu le voyage, une note sur le retour&amp;nbsp;: Il m'a fallu un certain temps pour rentrer, et par degrés. En prenant l'avion, j'étais de retour physiquement en quelques heures, mais il m'a fallu quand même trois jours avant d'arrêter de me réveiller à quatre heures du matin (heure du muezzin + décalage horaire), une semaine pour arrêter de fumer et presque quinze jours avant d'être complètement rentré dans ma tête (et à ce moment là, les comptes rendus ont commencé à être vraiment difficiles à écrire.) Hé, dites, ça me fait presque un mois de vacances, ça&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et puis j'ai encore passé dix jours avec Julie, et ça, j'aime encore plus. C'est vrai que quelque fois, la façon dont on la regardait ne m'aidait pas forcément à me sentir tout à fait à l'aise (ben oui, là bas, des grandes filles avec des cheveux rouges qui parlent comme si les mecs et les filles étaient strictement égaux, il n'y en a pas tant que ça.) Mais qu'est-ce que c'était bien... Plus je passe du temps avec elle, et plus elle me plaît, et ça aussi, j'aime bien.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La prochaine fois, je ne sais pas où nous partirons.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://xave.org/post/2005/02/04/507-souvenirs-de-jordanie#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://xave.org/post/2005/02/04/507-souvenirs-de-jordanie#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://xave.org/feed/rss2/comments/506</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Ça vient, ça vient...</title>
    <link>http://xave.org/post/2005/01/20/502-ca-vient-ca-vient</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:c11a1fafafa12f0931cf53dc3cab48d7</guid>
    <pubDate>Thu, 20 Jan 2005 15:11:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>xave</dc:creator>
        <category>humeurs</category>
        <category>Jordanie</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Oui, bon, ça traîne un peu, mes compte-rendus de vacances, mais c'est pas si facile à écrire. Surtout le désert.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://xave.org/post/2005/01/20/502-ca-vient-ca-vient#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://xave.org/post/2005/01/20/502-ca-vient-ca-vient#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://xave.org/feed/rss2/comments/501</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>I'm back !</title>
    <link>http://xave.org/post/2005/01/09/488-im-back</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:28f2a159cbf463f6f4c50b9c95ecfaa6</guid>
    <pubDate>Sun, 09 Jan 2005 16:18:06 +0000</pubDate>
    <dc:creator>xave</dc:creator>
        <category>Découvrir</category>
        <category>Jordanie</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Me voilà de retour de sous le soleil (et la pluie) de Jordanie. Un peu naze à cause du décalage des horaires (sic.) À bientôt pour le récit différé de mes aventures.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://xave.org/post/2005/01/09/488-im-back#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://xave.org/post/2005/01/09/488-im-back#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://xave.org/feed/rss2/comments/487</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Amman</title>
    <link>http://xave.org/post/2005/01/08/498-amman</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:8c91ef32f0adad2b625896afbd530c1f</guid>
    <pubDate>Sat, 08 Jan 2005 20:00:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>xave</dc:creator>
        <category>Découvrir</category>
        <category>Jordanie</category><category>vieilles pierres</category>    
    <description>&lt;h5&gt;Chapitre dernier, où nos héros font du trek urbain&lt;/h5&gt;

&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;q&gt;Sorry, no, we do not have french baguette...&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050108a.jpg&quot; alt=&quot;le théâtre antique&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt; Dernier jour en Jordanie&amp;nbsp;! Aujourd'hui nous restons à Amman, à pieds (j'ai été catégorique&amp;nbsp;: je ne vais pas me promener en ville en voiture&amp;nbsp;! Mais de toutes façons, il n'en a jamais été question ...) Après tout, nous sommes en absolu centre-ville, pas besoin de faire des expéditions extraordinaires.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Balade à deux pour la journée, Odette est partie se promener de son coté et nous la retrouvons ce soir. Premier arrêt&amp;nbsp;: le théâtre antique, histoire de compléter notre collection (deux (dont un tout petit, soit) à Pétra, Deux à Jerash, deux (dont un pas tout à fait déterré, ok !) à Um-Qaïs, un à Amman, bonnes vacances pour la collec !) C'est facile à trouver&amp;nbsp;: c'est juste en face de l'hôtel. Julie est en overdose et reste à l'extérieur, moi, bien entendu, je ne peux pas m'y résoudre... Hop dedans&amp;nbsp;! Celui-ci semble extrêmement bien conservé, mais il est difficile de savoir ce qui est conservé et ce qui est remonté. Sympa parce qu'assez grand, mais finalement le moins intéressant de ceux que j'ai vus jusque là, un petit tour dans les mini-musées attenants et je suis vite sorti.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En sortant, direction les autres vieilles pierres de la ville&amp;nbsp;: la Citadelle. C'est facile à trouver&amp;nbsp;: c'est sur le promontoire qui domine tout ici, donc juste au dessus de nos têtes, il n'y a qu'à grimper. La route semble faire beaucoup de virages pour arriver jusque là, donc nous trouvons un passage entre les maisons, dans ce qui est un vrai quartier populaire. Mmmh, rien à voir avec les coins à touristes, pas le coin le plus joyeux, quoi... D'ailleurs, au retour par la même route, nous trouverons des gamins un peu trop entreprenants. Il est des endroits plus agréables à fréquenter.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://xave.org/images/jordanie/ammanpano.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050108b.jpg&quot; alt=&quot;Amman vu d&amp;#039;en haut&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt; Et nous arrivons à la Citadelle. Julie entre quand même, après tout, ce sont les dernières vieilles pierres du séjour. Et puis ici, on surplombe la ville, c'est parait-il le meilleur point de vue d'Amman. Bon, ce n'est quand même pas fort reluisant&amp;nbsp;: vu d'ici, on voit effectivement très loin, mais pour ce qu'on voit&amp;nbsp;: des cubes de béton. Visiblement, Amman, c'est comme le reste du pays&amp;nbsp;: c'est vite poussé, et sans plan d'urbanisation global, mais alors pas du tout alors. Hier déjà, en arrivant à Irbid, nous avions pu voir les dégâts que pouvaient faire une urbanisation galopante qui se foutrait de faire des rues entre les bâtiments dans un grosse ville, ici, plutôt que de voir ça d'à coté, nous sommes posés en plein dedans, et c'est assez fascinant à regarder. (Si vous voulez regarder un peu plus, vous aurez en cliquant sur la photo un panoramique bricolé, une vue de la ville basse depuis la Citadelle. Attention, c'est du 4380x1125 pixels&amp;nbsp;! Mais ça donne une bonne idée de l'amoncellement de cubes de béton.)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La Citadelle elle même n'est pas mal, mais il ne reste pas grand chose debout de la période romaine. Le coté ottoman, par contre, est plutôt bien conservé (ou remonté ?) et intéressant. Le plus joli, c'est le City-Hall (je ne sais pas du tout comment traduire ça), qu'on a remonté, dont on a remplacé les quelques pièces manquantes et qu'on a coiffé d'un dôme comme lors de sa jeunesse. Ne vous laissez pas avoir par la photo&amp;nbsp;: il ne s'agit pas d'une imitation en fer-blanc, à l'intérieur, c'est du tout bois et c'est magnifique. On y trouve aussi quelque chose de beaucoup trop rare&amp;nbsp;: des panneaux très bien fait expliquant la restauration, et surtout expliquant les choix de restauration&amp;nbsp;: pourquoi on a fait ça, comment, que choisir&amp;nbsp;? Au final, on se trouve dans un bâtiment magnifique, qui n'aurait jamais pu être relevé avec les seules pièces disponibles, et sans qu'on aie l'impression d'une hérésie (c'est pas comme du béton dans un théâtre antique, quoi.)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050108c.jpg&quot; alt=&quot;Julie et le city-hall&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt; Malheureusement, si la vue est intéressante et les pierres sont belles, nous nous trouvons quand même sur une hauteur, et le vent n'est pas tendre&amp;nbsp;: puissant et plutôt violent. Si -comme on peut le voir sur la photo- Julie, avec son écharpe et son anorak est bien équipée, moi je suis en chemise, et bien que non frileux, je me demande si je ne vais pas prendre froid. Il est temps de descendre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Puisque l'heure de manger un morceau se rapproche, nous décidons de nous diriger vers le Second Circle (le deuxième des sept ronds points à traverser entre la basse ville et l&lt;em&gt;'autoroute&lt;/em&gt; qui devient la route du désert au sud et qui part en Syrie au nord.) où d'après le Guide du Routard, on peut trouver les meilleurs shawarmas de Amman. Ça n'a l'air de rien sur le plan, mais c'est quand même loin, et en plus, ça monte&amp;nbsp;! Ah oui, il faut dire que Amman est tout sauf plate., mais je n'ai jamais été un grand fan des villes plates alors ça tombe bien.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après le premier rond point, on change de paysage&amp;nbsp;: nous sommes maintenant sur une avenue beaucoup mieux tenue, beaucoup plus large et bordée d'un certain nombre d'ambassade (dont l'ambassade d'Irak, plutôt bien gardée.) C'est assez surprenant comme quartier et résolument différent de tout ce que nous avons vu jusqu'ici&amp;nbsp;: la végétation est un peu sèche, mais ceci mis à part, on se croirait presque dans une capitale européenne. Les bâtiments sont beaucoup plus chics, et les voitures grosses et neuves. Nous nous trouvons dépaysés par rapport au dépaysement de ces derniers jours. Nous trouvons même, ô surprise, un vrai supermarché&amp;nbsp;! Bon d'accord, c'est plus un Shopi qu'un centre commercial Auchan, mais ça change, quand même.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Toujours à la recherche de la culture étrangère, surtout quand elle ressemble un peu à la notre, nous décidons bien sûr d'y aller faire un tour. C'est effectivement peu dépaysant&amp;nbsp;: vous voulez du Nutella&amp;nbsp;? Des Mars&amp;nbsp;? Du Nescafé&amp;nbsp;? On retrouve plein de produits français, et plein d'imitations d'iceux. Bon d'accord, les épices qu'achète Julie n'étaient pas très française, mais nous aurions pu, si nous avions voulu&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En sortant, nous repartons vers le Second Circle, qui n'est plus très loin. D'ailleurs, nous y sommes, où donc est cette sandwicherie&amp;nbsp;? Bon, il y en a deux, laquelle est-ce&amp;nbsp;? C'est quoi le nom dans le guide déjà&amp;nbsp;? D'ac, et le nom des deux qui sont ici&amp;nbsp;? Ah, c'est écrit uniquement en arabe&amp;nbsp;? Ah ben d'accord&amp;nbsp;! Finalement, nous avons choisi au hasard, mais je suis sûr que c'était l'autre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un petit tour par un magasin d'articles fait main que le guide recommande&amp;nbsp;: que les choses sont bien faites quand même&amp;nbsp;: ils sont fermés pour inventaire, ils rouvriront juste après notre départ. Si ça, ça ne s'appelle pas du timing... Allez, on repart, vers Abdallah Station, ça avait l'air bien vivant la dernière fois. Bon, il y a une grosse pente à descendre et puis à remonter de l'autre coté, mais nous ne sommes pas à ça près, si&amp;nbsp;? Ah oui, quand même, ça fatigue. Fais voir le guide&amp;nbsp;? Il y a quoi d'intéressant, par là&amp;nbsp;? Bof, pas énormément de choses finalement... Bon allez, on retourne dans le centre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un magasin de je ne sais quoi est surmonté d'une énorme enseigne avec une photo non moins énorme de Patrick Bruel... Je ne sais pas ce qu'il fout là, lui non plus sans doute. Nous n'achetons rien, mais nous faisons beaucoup de lèche-vitrine, histoire de bien profiter de l'ambiance tant que nous le pouvons encore. Les jordaniens continuent d'être accueillants et souriants et ça continue d'être agréable. Il y a du monde partout, des étals qui dépassent sur tous les trottoirs et de la vie partout, souvent sous forme de klaxon d'ailleurs, toujours tellement omniprésents que j'ai failli me faire écraser&amp;nbsp;: je me suis tellement habitué aux bipbips que je n'ai pas percuté que l'un de ces klaxons venait d'une voiture très pressée de passer dans cette rue que j'étais en train de traverser. Ah ben oui, mais à force de crier au loup&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050108d.jpg&quot; alt=&quot;les ors à touristes&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt; Nous continuons la route en cherchant un goûter, et ben c'est pas facile&amp;nbsp;: il y a à manger partout ici&amp;nbsp;! Bon allez, un petit pain aux herbes, là, ça a l'air bon. Mais Julie n'est pas contente de son pain fourré au fromage, elle veut retourner chercher quelque chose qu'elle est sûr d'aimer dans la boulangerie où elle est allée avant-hier. Ok, je vais rester dehors et finir ma cigarette... J'aurais pu en fumer quelques autres d'ailleurs&amp;nbsp;: Julie a toujours été fan de boulangeries, aussi de saveurs auxquelles elle n'est pas habituée, et aujourd'hui en plus, elle a un excellent contact avec le boulanger. Résultat&amp;nbsp;? Il lui fait goûter à peu près tout ce qu'il a en magasin, et elle ne ressort, chargée comme un baudet, qu'une demi heure plus tard&amp;nbsp;! Mais ce chargement énorme de pains et biscuits en tous genres ne lui aura coûté que trois dinars... Nous soupçonnons fort que l'addition a été sciemment sabotée et qu'elle aurait normalement du payer au moins deux fois plus cher. Ce que c'est que le charme, quand même...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Allez, retour à l'hotel&amp;nbsp;: nous retrouvons Odette, nous reposons un peu, et repartons à trois pour un dernier mezze jordanien, dans le même resto qu'avant-hier, mais cette fois-ci, il reste de la place au rayon des &lt;em&gt;avec fille&lt;/em&gt;. Il y en a d'ailleurs&amp;nbsp;: des familles, qui repeignent la salle entière de poulet, au grand dam des serveurs, et des complètement voilées, qui boivent en passant le verre sous la burkah... Pas pratique. Mais le manger est quand même bon, bien sûr, ça n'a pas changé en deux jours&amp;nbsp;! J'essaie d'en manger plus, puisque c'est la dernière fois, mais c'est impossible&amp;nbsp;: comme d'habitude, je ne réussis même pas à nettoyer les plats qu'ils nous ont servi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En sortant de là, nous allons encore nous promener, faire deux ou trois magasins, histoire de dépenser les quelques dinars qui nous restent&amp;nbsp;: Odette est tellement lancée dans ses négociations qu'elle parle arabe comme à la maison&amp;nbsp;: avec plein de mots français dedans, et visiblement, les marchands ont du mal à suivre. Julie, elle, utilise ses derniers sous  à acheter du savon au sel de la Mer Morte, mes derniers sous à moi, il me serviront de souvenirs, je n'en ai plus tant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et puis il est temps de s'aller coucher&amp;nbsp;: demain, nous sommes en France à midi, ce qui veut dire que nous prenons l'avion à 7h30, d'où notre présence à l'embarquement demandée à 5h30, et avant il faut encore rendre la voiture, et avant quitter Amman et retrouver l'aéroport. Ce n'est pas gagné, il va falloir se lever à 4h30.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ça veut dire qu'au moins une fois pendant le séjour, nous aurons gagné en face des muezzins. Et toc.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://xave.org/post/2005/01/08/498-amman#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://xave.org/post/2005/01/08/498-amman#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://xave.org/feed/rss2/comments/497</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Jerash &amp; Um Quais</title>
    <link>http://xave.org/post/2005/01/07/497-jerash-um-quais</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:e4f8e5a60d4f5968413bbd6bea122ec1</guid>
    <pubDate>Fri, 07 Jan 2005 20:00:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>xave</dc:creator>
        <category>Découvrir</category>
        <category>Jordanie</category><category>vieilles pierres</category>    
    <description>&lt;h5&gt;Chapitre huit&amp;nbsp;: Go West&amp;nbsp;! Ah non, North, merde...&lt;/h5&gt;

&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;q&gt;désireriez vous un guide ?&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050107a.jpg&quot; alt=&quot;le théâtre romain&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt; Malgré les klaxons intempestifs qui ne se sont calmés que fort tard, nous avons quand même à peu près bien dormi. Nous avons décidé aujourd'hui d'aller dans le nord, histoire de voir encore quelques vieilles pierres. Quitter Amman ne sera pas trop difficile&amp;nbsp;: tout est calme. Le vendredi ici est presque l'équivalent de notre dimanche, donc ça n'avancerait pas trop de rester ici, tout sera fermé.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous voilà donc en route pour Gerash. Vendredi(dimanche) oblige, il n'y a personne, ce qui, après l'épreuve d'hier, est plus qu'appréciable. Voilà qu'en plus le soleil brille, donc tout va bien. Il y a quand même suffisamment de gens pour qu'il soit dangereux de relâcher son attention, mais on y arrive.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050107b.jpg&quot; alt=&quot;Gerash&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt; Gerash (Jerash, Gerasa, c'est pareil...), c'est une cinquantaine de kilomètres au dessus de Amman. Il s'agit du second site touristique du pays après Pétra&amp;nbsp;: Gerasa, Antioche dans l'antiquité, faisait partie du Décapole&amp;nbsp;: les dix plus grandes cités romaines du Moyen-Orient. Aujourd'hui, il reste des pierres, pas encore toutes tombées, mais quand même beaucoup, si.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ceci dit, ils les relèvent, leur pierres&amp;nbsp;: à l'entrée du site, on est accueilli par l'Arc d'Adrien, construit en ??? et plutôt pas mal en ruine sur les photos des bouquin, mais dans la réalité, il va beaucoup mieux, étrange&amp;nbsp;! Ils sont fortiches en puzzle ici.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ici, c'est plein de vieilles pierres, et il n'y a pas grand chose à en dire, surtout si on n'est pas branché vieilles pierres. Quelques détails quand même&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;    &lt;ol&gt;
&lt;li&gt;Mention super spéciale pour les militaires qui faisaient de la musique dans le grand théâtre&amp;nbsp;: ils n'étaient que deux mais semblaient toute une troupe&amp;nbsp;: un tambour et une cornemuse, c'est bruyant. À noter aussi une magnifique interprétation de la Neuvième de Bethoveen à la cornemuse. À apprécier donc, ces arabes qui jouent l'hymne européen sur un instrument celtique dans une ville romaine antique.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;C'est grand. Beaucoup de murs et de colonnes sont tombés au fil des siècles (surtout lors des tremblements de terre qui ont secoué la région vers le septième siècle, Petra a le même problème) mais l'étendue couverte par les ruines a quand même une certaine gueule. Et puis après tout, leur cirque, même tout cassé, est beaucoup, mais alors beaucoup mieux conservé que le Cirque Maxime de Rome.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;En quelques mois, nous avons vu près d'une dizaine de théâtre antiques, mon préféré est sans conteste le théâtre nord de Gerash&amp;nbsp;: pas très grand, mais dans un état exceptionnel et d'une facture épatante. Un petit bijou de théâtre.&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;

&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050107c.jpg&quot; alt=&quot;des colonnes&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt; Ici comme ailleurs, on vit du tourisme&amp;nbsp;: nous sommes hélés régulièrement par des gens voulant nous vendre tout et n'importe quoi (un chewing-gum pour plus cher que la boite de 50 chewing-gums, des appareils photos, des cartes postales... ) Et les gamins sont psychologues très jeunes&amp;nbsp;: il faut flatter&amp;nbsp;: &lt;q&gt;Ah France&amp;nbsp;! The people there are very smart people...&lt;/q&gt; Et il a continué en citant Zidane, Barthez... Visiblement, il connaissait plus de noms de footballeurs français que moi (c'est pas très dur.)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après une belle balade et un tour des magasins d'antiquités authentiques du site (ils vendent leurs tableaux beaucoup moins cher que Place du Tertre !) Nous quittons l'ambiance de jour de prière&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://xave.org/post/2005/01/07/#pnote-497-1&quot; id=&quot;rev-pnote-497-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt; pour reprendre la route. De retour sur la voie rapide, nous faisons une halte sur un stand d'épices et de fruits tels qu'on en trouve un peu partout sur le bord de la route. Julie et Odette font des affaires&amp;nbsp;: c'est quand même incroyable à quel point tout ça ne coûte rien&amp;nbsp;! Sauf évidemment qu'un jordanien passé après nous a payé encore quatre fois moins cher, mais bon, c'est la dure loi du sport. Le thé nous console.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050107d.jpg&quot; alt=&quot;Épices au bord de la route&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt; Ensuite direction Um-Quaïs, tout au nord, à la frontière avec la Syrie. Pour y arriver, il faut passer par Irbid. Et ben Irbid, c'est nul. C'est la même chose que tous ces villages de béton poussés à toute vitesse, sauf qu'en plus, c'est énorme. C'est des kilomètres et des kilomètres et des kilomètres de cubes de béton. Et très mal indiqué avec ça... Il parait que la rue comportant le plus de cafés Internet au monde est ici, ce ne sera pas suffisant pour me faire rester, brrr...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Heureusement, on en sort et on continue vers le nord. Au dessus d'Amman, le pays est beaucoup plus vert et ce n'est pas désagréable. Plus on monte, plus on voit de vaches. Mais attention, pas des vaches sahariennes toutes sèches et ne pouvant nier leur parenté avec le zébu, non&amp;nbsp;: des vraies vaches, des vaches comme vous et moi&amp;nbsp;: des vaches normandes&amp;nbsp;! Du coup, forcément, on se sent moins dépaysé. Nous en avions vu une dans le Wadi Mujib, mais elle avait l'air complètement déplacée. Ici, elles sont plusieurs et ont l'air plutôt à l'aise.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050107e.jpg&quot; alt=&quot;Meuh !&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt; Encore un petit check-point et nous arrivons enfin à Um-Qaïs. C'est encore une ancienne ville romaine, sur un promontoire (à partir duquel on peut voir la Syrie toute proche et le Lac de Tibériade,) mais celle là est plus rigolote&amp;nbsp;: d'abord, le site est plein de pierres noires, du coup, ils se sont amusés en construisant à jouer avec les couleurs (oh&amp;nbsp;! Des collonnes à rayures !) Ensuite il a connu d'autres occupations&amp;nbsp;: ça a été également une place forte de l'empire ottoman, et il reste pas mal de batiments plus ou moins debouts de cette époque (certains, après avoir tenu des siècles, ont été massacrés par les archéologues des années trente qui voulaient récupérer les pièces romaines qui avaient servi à leur construction&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://xave.org/post/2005/01/07/#pnote-497-2&quot; id=&quot;rev-pnote-497-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;) et il y a aussi eu au moins une troisième occupation, très récente&amp;nbsp;: les maisons ottomanes portent les traces d'une occupation très récente, sans aucun doute jusque dans le courant des trente dernières années. Les habitants de la région ont sans doute intégré ces batiments utilisables plutôt que d'en construire de nouveaux à partir de rien, comme ils l'ont fait à Madaba. Mais ici, je suis près à parier qu'ils ont été viré quand les autorités ont vu là un site touristique (Ceci dit, je n'ai pas de détail, nous avons raté l'occasion de prendre un guide qui parlait visiblement mieux le français que moi et qui aurait pu nous aider. Je suis preneur de tous les détails que vous pourriez avoir du coup.)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050107f.jpg&quot; alt=&quot;miam&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt; Et puis il est déjà temps de rentrer, avec cette nuit qui tombe à 17h, il fait déjà sombre (du coup nous ne pouvons pas rester pour assister à la fête, car fête il doit y avoir, on dirait que la moitié du village s'est donné rendez-vous ici.) et nous ne sommes pas rentrés. Sur la route, nous faisons un petit arrêt impromptu à Irbid, histoire de manger un bout&amp;nbsp;: nous mangeons un Shawarma délicieux (c'est un peu l'équivalent du Khébab tel qu'on le trouve chez nous, mais dans un pain un peu différent) à 40 piastres pièce. Ça veut dire quarante centimes&amp;nbsp;! Le manger de ce pays me manquera, une fois parti.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Rions quand même un peu&amp;nbsp;: le but du voyage étant encore Amman, évidemment nous nous sommes perdus&amp;nbsp;: malgré trois paires d'yeux scrutant les panneaux indicateurs, nous n'avons même pas trouvé la sortie de la voie rapide pour rentrer à Amman&amp;nbsp;: c'est uniquement une quinzaine après avoir dépassé la ville que nous avons été certains qu'il y avait un problème. Allez, une petite rentrée jusque dans la centre à la hussarde, en attaquant par un coté absolument inconnu et au feeling&amp;nbsp;! L'incroyable, c'est que nous y sommes arrivés.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://xave.org/post/2005/01/07/#rev-pnote-497-1&quot; id=&quot;pnote-497-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] Habituellement, les muezzins rythment la journée, mais ça dure dix minutes et ça s'arrête. Aujourd'hui, ce sont les prêches entiers qui sont retransmis dans toute la ville. Ce qui occasionne une belle cacophonie dès qu'on se retrouve à équidistance de trois ou quatre mosquées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://xave.org/post/2005/01/07/#rev-pnote-497-2&quot; id=&quot;pnote-497-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;] Pour un archéologue des années trente, la seule bonne ruine est la ruine romaine !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
</description>
    
    
    
          <comments>http://xave.org/post/2005/01/07/497-jerash-um-quais#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://xave.org/post/2005/01/07/497-jerash-um-quais#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://xave.org/feed/rss2/comments/496</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>quand La Mer Morte...</title>
    <link>http://xave.org/post/2005/01/06/496-la-mer-morte</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:42a1683d9345d279d550b053baacec55</guid>
    <pubDate>Thu, 06 Jan 2005 20:00:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>xave</dc:creator>
        <category>Découvrir</category>
        <category>Jordanie</category>    
    <description>&lt;h5&gt;Chapitre sept, où l'un de nos héros flotte.&lt;/h5&gt;

&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;q&gt;Welcome !&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050106a.jpg&quot; alt=&quot;du thé&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;À Madaba, il y a une communauté chrétienne plus importante que dans les patelins du sud. Et visiblement, il n'y a pas de raison que les musulmans empêchent les chrétiens de dormir et que ceux-ci ne fassent rien&amp;nbsp;: ce matin, pour changer, nous n'avons pas seulement été réveillés par les muezzins, mais également par les cloches des églises. Aaaaah, c'est tout de suite plus joyeux&amp;nbsp;! Les muezzins et les cloches, c'est pas mal comme mélange.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Contrairement aux craintes que nous avait laissées la pluie d'hier, il fait à peu près beau. Nous en profitons pour nous promener à Madaba&amp;nbsp;: dans les site archéologiques, le musée, les rues... Les sites archéologiques sont dans des arrières cours, un peu comme ce qu'on voit de la fenêtre de notre hôtel... Et c'est plein de mosaïques, car Madaba est la ville de la mosaïque. Autour de la voie romaine, de la mosaïque, au Château Brûlé, de la mosaïque, à l'Église des apôtres, de la mosaïque, au musée, de la mosaïque... C'est bien, la mosaïque, mais au bout d'un moment, ça finit quand même par gaver.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050106b.jpg&quot; alt=&quot;Monsieur Paul le boulanger&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;Nous faisons quand même un petit tour dans les rues, histoire de goûter l'ambiance&amp;nbsp;: c'est vivant. Il y a des magasins de partout, des voitures dans tous les sens, Julie disparaît à l'intérieur d'une boulangerie pour aller regarder le pain se faire, je donne un pourboire à un guide impromptu qui nous explique une mosaïque... Ce sera la seul des vacances, et j'ai un petit peu l'impression que je n'aurais pas du, il n'en attendait pas forcément. Ça me restera cette histoire&amp;nbsp;: on nous a bien répété qu'en Égypte -pas loin donc- c'est pourboire, pourboire, pourboire... Ici, je n'ai jamais su quand en donner un, à aucun moment je ne m'y suis senti obligé, et surtout à aucun moment je ne m'y suis senti invité. J'ai peut-être mal joué par rapport aux coutumes, mais du coup, j'ai fait des économies.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après un tour du circuit pour trouver du manger à emmener sur la route, nous quittons Madaba, direction le Mont Nebo. C'est un lieu saint (d'ailleurs, même Gipitou est venu jusqu'ici (à l'époque où il fonctionnait encore un petit peu.)) puisqu'il s'agit du mont que Moïse a gravi pour désigner de son sommet la vallée en contrebas (c'était bien la peine) comme la Terre Promise. Et puis il est mort là. Comme quoi, l'alpinisme, il y a un age où il faut arrêter.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bonheur de janvier&amp;nbsp;: il n'y a personne. Nous avons tout le loisir d'admirer... des mosaïques, et le panorama. La table d'orientation indique toutes les villes (religieusement) importantes de la région, ce qui est un peu de la frime, parce qu'on ne voit rien, c'est trop loin. Mais il parait que la nuit, on voit les lumières de Jérusalem. Alors ...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050106c.jpg&quot; alt=&quot;table d&amp;#039;orientation du Mont Nebo&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Le temps pour Julie de participer à l'économie locale en achetant un bouteille vide presqu'au même prix que la même remplie de sable coloré (un des plus fréquentes touristeries du pays) et il est temps de reprendre la route tortueuse à souhait (et avec des ânes) pour descendre jusqu'à la Mer Morte. Après un check point (ah oui, là en face, c'est Israël,) nous arrivons à Amman Tourist Beach&amp;nbsp;: une plage privée, payante, mais avec des douches, et il parait que la douche n'est pas facultative en sortant de cette eau là.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050106d.jpg&quot; alt=&quot;un âne sur la route&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;Parce qu' évidemment, il ne sera pas dit que je serai venu jusqu'ici pour m'arrêter au bord de l'eau&amp;nbsp;: hop en maillot, hop, à l'eau&amp;nbsp;! Bé oui, ça flotte. La sensation est étrange, mais en même temps on s'y fait très vite, ça a tout de suite l'air naturel... La différence avec une autre eau, c'est que si ailleurs, il m'est arrivé de faire la planche, ici je peux me permettre de faire l'œuf&amp;nbsp;: roulé en boule, je flotte... Dans la position du lotus, je flotte. Finalement, le plus difficile, c'est de flotter sur le ventre&amp;nbsp;: sauf à relever les jambes pour les sortir de l'eau, on roule sans le vouloir pour se retrouver sur le dos&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050106e.jpg&quot; alt=&quot;je fais le Lotus&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Pendant que je suis dans l'eau, je suis rejoint par des françaises&amp;nbsp;: tout un car a débarqué. Celles là n'ont pas lu les mises en gardes&amp;nbsp;: plutôt que de remonter jusqu'au cabines, elle se changent directement sur la plage, en se cachant sous leur serviettes&amp;nbsp;: plus un seul mâles jordaniens ne travaille&amp;nbsp;: ils se sont tous arrêtés et passé le mot pour mater, je me demande comment elles peuvent faire ça sans se sentir horriblement gênées.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050106f.jpg&quot; alt=&quot;soleil sur la Mer Morte&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;Moi, j'ai lu tous les avertissements, et j'ai bien pris soin de n'avoir pas de plaie avant de rentrer dans le sel à l'eau... Et je me suis coupé dans l'eau&amp;nbsp;: c'est plein de rochers, et je ne suis pas fan des sandalettes en plastique. Je ressors donc avec le pied qui goutte rouge. Étrangement, j'ai bien senti que je me coupé, mais je n'ai pas ressenti plus de douleur que ça, malgré le sel. Un cautérisation expresse&amp;nbsp;? Heureusement, Odette est infirmière et me répare aussitôt. Voilà qui est pratique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En remontant, nous prenons juste le temps de faire comprendre au gars qui a lavé notre pare-brise que nous n'avons rien demandé et nous reprenons la route, direction Amman, il fallait bien y arriver un jour.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Depuis la dernière fois, la circulation là bas ne s'est pas améliorée&amp;nbsp;: nous nous retrouvons une fois de plus perdus dans un coin où aucun nom de rue n'est indiqué... Chance&amp;nbsp;: nous repassons devant le McDo que nous avions vu le premier soir, c'est suffisant pour que je sois capable de retourner dans le centre. Seulement, une fois dans le centre, il faut trouver l'hôtel que nous avons pointé dans le guide.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050106g.jpg&quot; alt=&quot;Odette à table&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Autre point amusant&amp;nbsp;: la dernière fois, il était minuit passée. Aujourd'hui, il est plutôt l'heure de sortie des bureaux&amp;nbsp;: la nuit tombe petit à petit et la circulation est dense, très dense, très très très dense... J'ai survécu à Amman à la sortie des bureau en cherchant ma route indiquée nulle part&amp;nbsp;: je suis maintenant prêt à affronter l'enfer. Et puis ça klaxonne aussi&amp;nbsp;: les jordaniens conduisent avec la main sur le klaxon. Un coup de klaxon, ça veut dire &lt;q&gt;attention, je vais tourner&lt;/q&gt;, ou alors &lt;q&gt;attention, je vais tout droit&lt;/q&gt; ou bien &lt;q&gt;attention, je ralentis...&lt;/q&gt; ou &lt;q&gt;attention, j'accélère !&lt;/q&gt;, &lt;q&gt;Attention je téléphone.&lt;/q&gt;, &lt;q&gt;Attention, j'aime la Vache Qui Rit...&lt;/q&gt; un concert permanent à des milliers de voix, ça promet pour dormir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En tournant ici et là, je finis quand même par arriver devant le théâtre antique, or, d'après le guide, l'hôtel a des fenêtres qui donnent dessus. Hop, on se gare un peu à la barbare et on continue à pieds, pour finir par trouver l'hôtel, effectivement à deux pas de la voiture. Julie fait une petite négociation sur le prix des trois prochaines nuits et nous prenons possession des chambres. C'est encore une fois plutôt rudimentaire, mais pour dormir, ça ira.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un peu plus tard, il est temps d'aller manger&amp;nbsp;: le Guide recommande une cantine populaire pas loin d'ici... Nous sommes aiguillés tout de suite vers l'étage, mais celui-ci est plein, nous mangeons donc dans la salle des mecs, au rez-de-chaussée. Et vu la tête que font certains, c'est pas tous les jours que ça arrive&amp;nbsp;! Qu'importe, le poulet est absolument excellent, le service est diligent, les portions sont copieuses et l'addition est minuscule. Que demande le peuple&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://xave.org/post/2005/01/06/496-la-mer-morte#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://xave.org/post/2005/01/06/496-la-mer-morte#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://xave.org/feed/rss2/comments/495</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Sous la pluie</title>
    <link>http://xave.org/post/2005/01/05/495-sous-la-pluie</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:6a8abe417d0305347d232e1421a7b21e</guid>
    <pubDate>Wed, 05 Jan 2005 20:00:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>xave</dc:creator>
        <category>Découvrir</category>
        <category>Jordanie</category>    
    <description>&lt;h5&gt;Chapitre six, où l'on découvre le vrai hiver jordanien&lt;/h5&gt;

&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;q&gt;It is for a wedding, we cook for two hundreds people !&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050105h.jpg&quot; alt=&quot;aube sur le désert&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;C'est le matin&amp;nbsp;! Il est temps de se lever, et de se rendre compte que finalement, personne n'a dormi. Dormir par terre sur une paillasse, habillé et la lumière allumée, ça fait quand même un petit trop de changements d'habitudes pour une nuit. Mais ce n'est pas grave, l'expérience valait bien ça.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050105b.jpg&quot; alt=&quot;tout le monde sur le rocher&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;D'autant que se réveiller le matin dans le désert, c'est peut-être encore plus magique que d'y passer la soirée&amp;nbsp;: le soleil qui arrive lentement sur les sommets des montagnes, puis sur le sable, ça a quand même une sacré gueule. Oui, ça vous vaut une fois de plus quelques photos, mais bon, quand on aime, on ne compte pas votre bande passante. Bon allez d'accord, on va faire des miniatures, ou plutôt des toutes petites photales, mais c'est bien parce que c'est vous, hein&amp;nbsp;! Et n'y revenez plus.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050105c.jpg&quot; alt=&quot;le miam&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Avant de repartir, petit déjeuner local&amp;nbsp;: un peu comme d'habitude&amp;nbsp;: du thé, du pain plat, du yaourt, de la Vache Qui Rit locale... Le tout tranquillement installés sur un rocher avec nos hôtes et nos petits camarades, en regardant le soleil se lever.... C'est du bonheur pur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050105e.jpg&quot; alt=&quot;du désert avec l&amp;#039;aube qui pointe&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;La nouveauté du jour, c'est qu'Odette va repartir avec nous&amp;nbsp;: elle a eu la malchance de tomber sur un guide absolument indélicat (celui pourtant recommandé par le Routard, monsieur le Guide du Routard, tu as merdé sur ce coup là) qui lui a fait payer très cher une balade bâclée. Elle devait encore rester une seconde journée pour la deuxième partie, chère aussi, mais non encore payée de la balade, mais ayant été un peu beaucoup refroidie, elle accepte sans aucun problème notre offre de l'emmener en remontant vers le Nord. Aujourd'hui nous serons trois.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Odette, comme son prénom ne le laisse absolument pas deviner, est à peine plus âgée que nous, et vosgienne d'origine algérienne&amp;nbsp;: elle ne parle pas anglais, la langue d'échange entre locaux et touristes, mais se débrouille suffisamment en arabe pour comprendre à peu près ce que les gens disent et pour communiquer avec eux (malgré son &lt;q&gt;abominable accent français&lt;/q&gt;, comme elle le dit elle-même...) Elle est venue  en Jordanie seule, histoire de décompresser, et ça fonctionnait pas mal, le guide indélicat mis à part. Mais elle ne va pas se laisser abattre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050105d.png&quot; alt=&quot;nos hôtes et nos camarades&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Maintenant il est l'heure de partir&amp;nbsp;: nous prenons congé de nos camarades et retour en pick-up vers le village pour récupère la voiture. Oui, c'est sévèrement tape-cul&amp;nbsp;! Une quinzaine de kilomètres de piste à pleine vitesse sur la plate forme arrière d'une 4x4, on le sent passer... Mais pas de douleur, on contraire, on en profite, puisque bientôt nous serons partis.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;À l'arrivée au village, récupération de la voiture. Pas de trace de Madallah, notre guide, qui nous avais dit qu'il nous verrait avant que nous partions, pourtant, nous lui devons encore trente dinars. Nous allons jusque chez lui, histoire de le payer, d'encore le remercier et de lui dire au-revoir&amp;nbsp;: c'est à peine si nous ne devons pas insister pour le payer&amp;nbsp;! Pas de doute, s'il n'était pas là pour nous accueillir, ce n'était pas forcément un oubli de sa part&amp;nbsp;: il considérait avoir été suffisamment payé pour la balade. Waouh&amp;nbsp;! Ça change des pompistes indélicats... Je rappelle l'adresse de son site&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;http://www.wink.com.au/wadirum/&quot;&gt;http://www.wink.com.au/wadirum/&lt;/a&gt;. Si vous passez dans le coin, je vous invite à prendre contact avec lui.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et puis nous reprenons la route, à quatre dans un premier temps&amp;nbsp;: nous conduisons Salem (le moustachu sur la photo) quelques kilomètres plus loin, en bordure de la route du désert, puis à trois... Et nous profitons encore tant que nous pouvons des paysages&amp;nbsp;: du désert, nous allons en voir, mais il sera beaucoup moins intéressant, beaucoup plus plat. Nous savons déjà que le Wadi-Rum restera une des expériences fortes du séjour. Bon, ça fait un peu pompeux de le dire comme ça, mais je pourrais aussi dire que ça déchire sa race grave, ça serait exactement la même chose, l'idée y est. C'est juste que je n'ai pas les bons mots pour décrire tout ça (Oh et puis ça va, hein&amp;nbsp;! Si vous voulez lire les bons mots, lisez donc les Sept Piliers de la Sagesse, de Lawrence d'Arabie, il paraît que lui en parle bien.)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050105f.jpg&quot; alt=&quot;dernière image de désert&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Retour vers le nord, nous avons prévu de nous coucher à Madaba ce soir, c'est à dire quelques dizaines de kilomètres en dessous d'Amman.  Comme ce n'est pas sur la route du désert et que nous devrons de toutes façons quitter celle-ci à un moment, nous avons décidé de reprendre la Route du Roi au niveau de Kérak, c'est plus long, mais ça permettra à Odette de voir le Grand Canyon, parce qu'elle n'a pas pu passer par là à l'aller. C'est un bon jour pour rouler, puisque plus nous montons vers le nord, plus il fait gris.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tant qu'à repasser à Kérak, il parait que le château vaut le coup&amp;nbsp;: Ça tombe bien, nous nous sommes perdus dans le patelin à l'aller, je sais maintenant un peu mieux m'y diriger. Nous arrivons donc assez facilement au chanteau. Nous commençons à le visiter, et c'est assez énorme. Évidemment, je cours partout&amp;nbsp;: quand je vois des vieilles pierres, je suis tout fou. Le problème, c'est que nous dominons toute la vallée, ça veut dire que nous sommes au meilleur endroit pour nous rendre compte que le vent devient de plus en plus fort.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Surtout que le vent est de plus en plus froid et de plus en plus humide aussi , d'ailleurs, voilà qu'il pleut. Et la pluie froide dans le vent tournant fait que nous avons presque l'impression de prendre un bain. Julie et Odette retourne dans la voiture, moi je n'ai pas encore eu mon content de vieilles pierres. J'ai eu raison de m'acharner d'ailleurs, parce que j'aurais sinon raté le plus gros des souterrains du chanteau&amp;nbsp;: il y a ici dessous des rues entières, et pour une fois extrêmement bien mis en valeur&amp;nbsp;: l'éclairage est top. Ne serait des touristes portugais partout, ce serait parfait. En plus, c'est plein de chats...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050105i.jpg&quot; alt=&quot;nous allons vers... le nord !&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;C'est quand même complètement trempé que je réintègre la voiture. Le temps de trouver la sortie du patelin et nous repartons vers le nord. Pour se direiger, c'est assez facile&amp;nbsp;: il n'y a qu'à regarder les arbres. On dirait qu'ici le vent ne va jamais que dans une direction&amp;nbsp;: l'est. Du coup, tous les arbres sont penchés dans le même sens... Vous vous trouvez sur une route et les arbres qui la bordent penchent vers la droite&amp;nbsp;? Vous allez au nord.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est sous la pluie que nous arrivons à Madaba, qui n'est pas une trop grande ville et c'est heureux, parce que nous n'avons toujours que les cartes succintes du Routard pour nous repèrer, et que sous une pluie battante, la circulation n'est pas des plus faciles. Nous trouvons quand même un hôtel assez vite, et lors d'une très courte balades dans les rues (juste historie d'aller chercher un sandwich (dans un troquet tenu par des chrétiens, ça change de n'avoir pas à s'installer dans la salle pour les dames.)) nous avons le temps de faire connaissance avec le vrai hiver jordanien&amp;nbsp;: il pleut comme vache qui pisse&amp;nbsp;! C'est un vrai déluge, et l'état des rues rend tout déplacement à pieds extrêmement risqué&amp;nbsp;: les innombrables nids-de-poule étant remplis d'eau boueuse.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Madaba est une ville qui présente un caractéristique inhabituelle&amp;nbsp;: elle est construite sur des ruines, mais récemment. Par exemple, dans l'arrière cour de notre hôtel, il y a des ruines romaines... Imaginez ça dans votre jardin&amp;nbsp;! Et sur les ruines, pas d'états d'âme, on coule du béton, ouille. La ville est aussi renommée pour ses mosaïques antiques, et une des plus belles a été pratiquement détruite il y a quelques décennies, lorsqu'on a voulu refaire le sol de l'église qui l'abritait, on en a péniblement sauvé un tiers.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Justement, il y a un peu plus loin, sur la route du Mont Nebo, un magasin réputé, hop, allons-y&amp;nbsp;! Nous l'avons raté à l'aller, avons commencé à descendre vers la Mer Morte, mais la route était tortueuse et non éclairé, et comme il pleuvait à verse et qu'il commençait à faire nuit, nous n'avons pas persévéré. Au retour, nous avons bien trouvé le magasin, et c'est vrai qu'ils avaient de très jolies choses, mais c'était les vraies choses, dont les bibelots à touristes ne sont que des copies, et du coup, ça valait des fortunes... On passe.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Notre dernière sortie de la journée, sera pour aller manger le soir. Le Guide nous recommande El Cardo, situé non loin de l'hôtel, et nous y sommes seuls, à part le patron. Ce soir là, coup de chance&amp;nbsp;: le resto sert de traiteur pour un mariage qui se déroule juste à coté, du coup, nous avons droit à un repas de fête (Un délice, ce poulet !) , pour un prix encore plus dérisoire que d'habitude, le sourire et la sollicitude du patron en plus. Elle est pas belle, là vie&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://xave.org/post/2005/01/05/495-sous-la-pluie#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://xave.org/post/2005/01/05/495-sous-la-pluie#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://xave.org/feed/rss2/comments/494</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>le désert du Wadi Rum</title>
    <link>http://xave.org/post/2005/01/04/494-le-desert-du-wadi-rum</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:b3a449f74fd5dd09eeebabe777639360</guid>
    <pubDate>Tue, 04 Jan 2005 20:00:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>xave</dc:creator>
        <category>Découvrir</category>
        <category>Jordanie</category>    
    <description>&lt;h5&gt;Chapitre cinq, où nos héros se perdent dans l'immensité&lt;/h5&gt;

&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;q&gt;The desert is big !&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050104a.png&quot; alt=&quot;Julie et un chameau&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Debout très tôt&amp;nbsp;: nous avons un bout de route à faire avant d'arriver au Wadi Rum et nous y avons rendez vous avec le guide assez tôt. Retour donc dans la voiture et la circulation à la Jordanienne. Le fait du jour à ce sujet&amp;nbsp;? Un camion roulant à contresens qui klaxonne de ses trompettes pour que je dégage le passage (et bien entendu aucun bas coté praticable !) J'ai gagné, c'est lui qui s'est écarté, mais j'ai perdu quatre kilogs de sueur en quelques secondes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050104b.png&quot; alt=&quot;Julie grave les vacances dans le sable&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;Juste après cette péripétie, nous quittons la route principale pour partir vers l'est, dans le désert. La circulation est moindre, bien moindre, d'ailleurs, il n'y a personne. la route fonce tout droit entre quelques cailloux, quelques rochers, et beaucoup de sable. Ici et là, on rencontre deux ou trois chèvres, un panneau nous invitant à nous méfier des traversées de chameaux, et une voie de chemin de fer solitaire, sans jumelle, à sens unique, donc. Et nous devons être dans les temps, puisque la lune encore présente dans un magnifique ciel bleu nous indique qu'il est encore tôt (et par la même occasion que les craintes que nous avions quant à la météo ne sont pas justifiées.)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050104c.jpg&quot; alt=&quot;du sable. rouge.&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Au fur et à mesure que nous avançons, nous rencontrons autour de la route des campemements&amp;nbsp;: des gros pick-ups 4x4, des chèvres et de longues tentes comme nous en avons vu quelques unes ici et là sur les bords de la route ces derniers jours, sauf qyu'ici elles sont plus nombreuses. Il y aurait plus de bédouins dans le désert que dans les villes&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous finissons par arriver au Visitor's Center, quelques kilomètres avant Rum, et on se dit que les choses sont quand même bien faites&amp;nbsp;: ce désert est plein de montagnes, voire même est entouré de montagne et n'a pratiquement qu'une seule entrée. On installe à cette entrée le guichet pour vendre les tickets et le tour est joué. Même Disney a été obligé de construire des barrières, ici, c'est du tout naturel.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050104u.jpg&quot; alt=&quot;Madallah&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;Après avoir rencontré notre guide, &lt;a href=&quot;http://www.wink.com.au/wadirum/&quot;&gt;Madallah&lt;/a&gt;, celui-ci nous amène jusque chez lui, à Rum. Rum, c'est pas beau... Comme le dit subtilement le Guide du Routard, Rum s'est à peu près construite en un jour, et ça se voit&amp;nbsp;: les cubes de bétons sont pour une fois presque rangés autour des quatre rues du patelin, mais le goût de pas fini est ici vraiment fort. Après tout, il n'y a ici que des bédouins qui jusqu'à il y a très peu vivaient encore tous sous la tente (et qui d'ailleurs pour un cetain nombre continuent à le faire, quand ils ne doivent pas rester à proximité de l'école pour les gamins.)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Chez Madallah, d'ailleurs, on remarque bien que la recherche du confort à l'occidentale n'est absolument pas une priorité&amp;nbsp;: la pièce principale est entièrement vide, à l'exception de paillasses le long des murs qui servent de banquettes, et d'un coin ordinateur/fax/imprimante/Internet dans un coin. C'est Spartiate, mais ce n'est pas très loin de ce que nous allons trouver plus tard sous la tente. Nous sommes ici bien sûr pour le thé de bienvenue, et aussi pour discuter de ce que sera notre périple du jour. Il nous explique le tour auquel nous avons droit pour ce que nous avons payé, et c'est un tour assez conséquent. &lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050104e.jpg&quot; alt=&quot;le guide et la voiture, au pied de la Dune géante.&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt; Mais il nous précise aussi que pour quelques dinars de plus (le vieux truc de vendeur qui marche partout) il peut nous proposer un tour pas encore exhastif (nous ne sommes là que pour une journée) mais presque deux fois plus grand que ce qui est prévu. Regards entre Julie et moi, elle a tout de suite compris que moi je suis preneur&amp;nbsp;: après tout, je ne sais pas quand je reviendrai, si je reviens un jour, alors autant en voir le plus possible&amp;nbsp;! Va pour le grand tour.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050104f.jpg&quot; alt=&quot;Ju se fait coucou&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt; Le bonhomme n'est pas malhonnète&amp;nbsp;: quand nous nous rendons compte que le repas du midi n'est pas inclus comme nous le pensions dans la prestation, il l'intègre aussitôt, sans discussion. D'accord, la nourriture n'est pas franchement chère dans le coin et le coût de revient du repas est sûrement assez faible par rapport au prix général, mais la façon de faire est sympathique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et puis c'est enfin le départ&amp;nbsp;: nous grimpons à bord d'un gros pick-up qui va nous secouer toute la journée. Et c'est le désert, mais alors le vrai&amp;nbsp;: ici, il n'y a plus de route, il n'y a plus de poteaux électriques, il n'y a plus de batiments... par contre, il y a toujours une excellent réception GSM&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050104h.jpg&quot; alt=&quot;rien et des traces de roues&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt; Le désert, franchement, c'est pas racontable... C'est gigantesque, de ce genre de gigantesque qui vous rend tout petit. J'aimerais bien vous raconter par le menu, mais ça serait un petit peu ridicule à coté du ressenti de cette affaire, voilà pourquoi cette page est fortement chargée en photos&amp;nbsp;: c'est la seule tentative que je puisse faire pour faire partager l'immensité du lieu. Et encore, je suis bien conscient que c'est bien peu. D'accord, c'est vrai, je n'ai vu que fort peu de déserts dans ma vie, mais quand certaines personnes disent que le Wadi Rum est un des plus beau ddéserts de la planète, ce n'est pas trop dur à croire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050104m.jpg&quot; alt=&quot;du désert&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;Quelques images remarquables de la journée quand même&amp;nbsp;: les gravures nabatéennes qu'on retrouve ici et là sur les rochers, qui nous attenddent depuis un bon paquet de siècles et seront encore là longtemps après nous (et j'espère plus longtemps que les cœurs transpercés de flèches qu'ont retrouve à d'autres endroits.) Les rochers et leur formes si particulières&amp;nbsp;: il y a un gros tas  de paquets de dizaines de millénaires, l'endroit était au fond de l'eau, et ça se voit&amp;nbsp;: les montagnes et les rochers semblent encore porter des algues et des coraux, ou en tous cas, il n'est pas bien dificile des les imaginer, ce qui conduit à une double impression étrange, celle d'être dans le désert et d'avoir l'impression d'être au fond de la mer.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050104p.jpg&quot; alt=&quot;Jabal Burdah Rock Bridge&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Il y a aussi l'immensité des plaines de sable, qui donnent l'impression que la montagne là bas est à quelques centaines de mètres alors qu'elle est à plus d'une dizaine de kilomètres. Il y a ce squelette de chameau blanchi au soleil qui nous rapelle qu'un désert, c'est quand même désertique. Il y a ce canyon que nous avons traversé à pieds, sans un bruit autour de nous, et fichtre, c'est pas facile de marcher dans le sable, et fichtre, ça donne chaud (et pourtant, nous sommes en janvier, je n'ose imaginer ce qu'est l'été !)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y a cette arche de pierre au sommet de la montagne, où nous ne grimperons pas, et sa sœur presque jumelle mais beaucoup plus près du sol, et celle là nous l'escaladerons (c'est de la triche, c'est trop facile, mais ça en jette, et tout le monde connait cette arche.)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050104i.jpg&quot; alt=&quot;un chameau mort&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt; Il y a le repas du midi, tout simple mais tellement bon, avec son pain réchauffé sous la cendre, et son thé encore mailleur lorsqu'il est pris tranquillement installé dans le désert.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y a une fois de temps en temps une voiture au loin, mais peu, on n'a pas l'impression d'être envahi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y le sourire de Madallah, notre guide, qui nous raconte que non, il ne s'ennuiera jamais à faire ce métier&amp;nbsp;: il passe son temps à rencontrer des gens et à leur faire découvrir un endroit magnifique qui pour lui est le plus beau du monde.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050104k.jpg&quot; alt=&quot;le repas de midi&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Il y a des cailloux et des oiseaux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;il y a des paysages extraordinaires.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si on retourne quelques décennies en arrière, c'est ici que T.E. Lawrence est devenu Lawrence d'Arabie, après être tombé amoureux du pays, et ma foi, ça peut se comprendre. Il y a ici de quoi rendre mystique... Bon allez, je me tais, savourez les paysages. Oui, vous pouvez vous réjouir, pour une fois, je cesse tout verbiage pour laisser la parole aux images. Profitez-en, ça ne sera pas tous les jours...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Notez tout de même que finalement, ça rend assez bien l'expérience, puisqu'il était facile de ne pas parler sur place&amp;nbsp;: il suffisait de regarder ces paysages justement, et de goûter le silence (bon d'accord&amp;nbsp;: quand le 4x4 n'était pas en train de rouler, mais bon...)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Remarquez aussi que les photos que je laisse sont toutes ou presque prises en fin de journée, parce que si le coin est joli dans la journée, ça devient vraiment magique lorsque le soleil se fait rasant, c'est surtout à cette heure là qu'il faut y être... Et c'est un bon prélude à la niuit sous les étoiles, parce qu'il fait un temps magnifique, et que ça laisse un ciel complètement dégagné, et parce qu'il n'y a pas de villes dans le coin, donc pas de source de lumière parasite, ça devient rare.&lt;/p&gt;


&lt;hr /&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050104n.jpg&quot; alt=&quot;nos ombres sur le Jabal Burdah Rock Bridge&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050104o.jpg&quot; alt=&quot;Nous sur le Jabal Burdah Rock Bridge&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050104q.jpg&quot; alt=&quot;désert&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050104r.jpg&quot; alt=&quot;Gravures Nabatéennes&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050104s.jpg&quot; alt=&quot;Désert&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050104t.jpg&quot; alt=&quot;Désert&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050104v.jpg&quot; alt=&quot;Soleil rasant le désert&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050104w.jpg&quot; alt=&quot;Traces de lézard&quot; /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;hr /&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050104x.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;Vers la fin de l'après midi, nous nous dirigeons vers le campement&amp;nbsp;: ce soir, diner bédouin, cette nuit, on dort sous la tente. À l'arrivée sur le campement, le guide s'en retourne retrouver sa femme et ses cinq enfants qui lui manquent et nous laisse en de bonnes mains. Après être allé nous promener un peu à pieds dans la lumière rasante de la fin de journée, nous faisons connaissance de nos hôtes&amp;nbsp;: Salem, Mohamed et Salman, et de nos co-invités&amp;nbsp;: Konrad, l'allemand routard qui vient de passer la nuit du nouvel an dans son sac de couchange sur le mont Sinaï, Xavier (sic) l'espagnol des pays bas, son compagnon de chameau et Odette, la française, beaucoup plus jeune que son prénom.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050104y.jpg&quot; alt=&quot;du bon miam, juste déterré&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Le repas du soir, c'est poulet, mouton, riz et légumes, cuits sur la braise, enterré dans le sable. Oùtre l'évident intérêt touristique de la manière de faire, en plus, c'est bon&amp;nbsp;: avec un peu de yahourt pour lier le riz et les légumes, c'est absolument délicieux et ça remplit pas mal son homme.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et puis la soirée, tranquille, sous la tente.? Assis, sinon on a la gorge qui pique, puisque qu'on se réchauffe en faisant du feu directement à l'intérieur. Salem nous jouera des chansons au Luth, dont une chanson de bienvenue aux français et un Frère Jacques peu orthodoxe mais tout à fait agréable.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après une soirée de thé, de musique et de discussions (Konrad et Xavier m'ont entrainé dans une discussion sur Pink Floyd, en plein milieu du désert&amp;nbsp;! J'ai également eu une proposition pour échanger Julie contre quatre femmes bédouines et je ne sais plus combien de chameaux (un chameau de course&amp;nbsp;: jusqu'à 200€, un chameau laitier ou pour viande, c'est deux fois moins.)) Il est temps d'aller se coucher&amp;nbsp;: une paillasse par terre et une couverture, à la bédouine&amp;nbsp;! Bon allez&amp;nbsp;: deux paillasses (le sol est dur) et deux couvertures (hé&amp;nbsp;! Ça caille la nuit ici !) et c'est parti pour une bonne nuit de sommeil...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Finalement d'ailleurs&amp;nbsp;: avec toutes ces couvertures, nous aurons plus chaud qu'autre chose. De plus, ce n'est pas facile de dormir par terre dans cette atmosphère enfumée quand on n'y est pas habitué... Bah, pour un soirée pareille, on pouvait se permettre ce petit sacrifice. Dépaysement garanti.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://xave.org/post/2005/01/04/494-le-desert-du-wadi-rum#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://xave.org/post/2005/01/04/494-le-desert-du-wadi-rum#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://xave.org/feed/rss2/comments/493</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Aqaba</title>
    <link>http://xave.org/post/2005/01/03/493-aqaba</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:0332bdc9c999d9125c87f5d21f20f39c</guid>
    <pubDate>Mon, 03 Jan 2005 20:00:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>xave</dc:creator>
        <category>Découvrir</category>
        <category>Jordanie</category>    
    <description>&lt;h5&gt;Chapitre quatre, où nos héros sont touristes balnéaires sur la Mer Rouge.&lt;/h5&gt;

&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;q&gt;You are going to the Wadi Rum&amp;nbsp;? Do you want a guide ?&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;    &lt;p&gt;Ce matin, réveil matinal, second réveil, puisque comme tous les matins, je suis réveillé à cinq heures par le muezzin avant de me rendormir, Julie s'y fera, pas moi. Et ici, en plus, il y a un coq qui tourne en boucle, je veux un fusil&amp;nbsp;! Malheureusement, il pleut, un peu, et il y a du brouillard, beaucoup. Mais beaucoup genre beaucoup&amp;nbsp;: on ne voit pas à vingt mètres. En discutant avec le toujours souriant patron de l'hôtel, celui ci nous apprend qu'il a neigé à une trentaine de kilomètres des là. Ouh&amp;nbsp;! Moi, l'idée me plaît bien, mais la Jordanie sous la neige, ce n'est pas vraiment ce que Julie a envie de voir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Du coup, elle hésite quand même pas mal quant à la proposition que le patron nous as faite la veille et à laquelle nous avions dit que nous allions réfléchir&amp;nbsp;: il propose de nous mettre en contact avec un guide pour aller voir le Wadi Rom. Le Wadi Rum, c'est une partie du désert de Jordanie, la partie avec des montagnes, la partie qui est plein de Lawrence d'Arabie (le vrai, et le film qui a été tourné là) et un des plus beau déserts du monde. Il est inimaginable de ne pas y faire un tour quand on passe par la Jordanie. Par contre, c'est un petit peu compliqué&amp;nbsp;: c'est un site protégé, les bédouins ont le droit d'y habiter, mais sous la tente, ou alors dans Rum, le village à l'entrée. Histoire de bien protéger ça, le gouvernement a pris en charge les admissions de touristes. Ça veut dire que les visites sont encadrées, courtes et chères. Sauf si on connait un guide, auquel cas on peut y aller avec lui sans passer par la case gouvernement&amp;nbsp;: c'est plus rentable pour lui, c'est moins cher pour vousconnaît, et moins encadré, ça peut être beaucoup plus long, avec nuit sous la tente et tout le toutim. Il est donc donc absolument inintéressant de s'y rendre directement, il vaut mieux avoir un contact avec un guide avant d'y aller, lui envoyer le fax qui va bien et lui, muni de ce fax, pourra prouver au bureau gouvernemental qu'il a bien rendez-vous avec vous.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'hésitation de Julie, c''est que le temps est pourri&amp;nbsp;: il fait froid, il y a du brouillard, la pluie menace, la neige est tombée... Est-ce bien le moment d'aller passer la nuit dans le désert&amp;nbsp;? Moi je suis partant, même s'il neige, elle moins... Après discussion avec le patron de l'hôtel et avec le guide par téléphone qui nous rassurent tous les deux&amp;nbsp;: dans le désert, il fait plus chaud (non ?) Nous prenons rendez-vous pour le lendemain, d'abord, on va voir Aqaba, et avec un peu de chance, le temps va s'améliorer.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050103a.jpg&quot; alt=&quot;attention&amp;nbsp;: chameau !&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Nous quittons donc le souriant patron de l'hôtel pour reprendre la route... Ce n'est vraiment la route du roi, il s'agit juste maintenant de quelques routes de campagne avant de rejoinde la route du désert qui elle va descendre jusqu'à la Mer Rouge. Le paysage est lunaire, ou plutôt martien&amp;nbsp;: à la couleur du ciel près, ça ressemble à s'y méprendre aux photos de rejoindrMars&amp;nbsp;: des champs de cailloux à perte de vue. Sauf qu'ici il y a des cairns un petit peu partout, mais ça, c'est valable dans tout le pays&amp;nbsp;: il n'y a pas grand chose d'autre que des cailloux, alors pour passer le temps, on les empile.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après avoir traversé quelques patelins de cubes de béton vite poussés, on finit donc par rejoindre la route du Désert, qui est effectivement moins intéressante&amp;nbsp;: c'est tout droit, avec des camions dingues. C'est dangereux, surtout lorsque des travaux sur l'un des cotés de cette 2x2 voies fait passer la chaussée à double sens&amp;nbsp;: il semblerait que tout le monde ne le comprenne pas très vite (moi-même, je ne l'ai compris qu'après avoir manqué de me prendre un camion de front en doublant.)&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;À l'arrivée sur Aqaba, nous avons droit à notre premier checkpoint, la mitraillette en bandoulière... Tourists, France, Welcome&amp;nbsp;! Ça passe sans problème (deux jours avant à Pétra déjà, un policier nous avait fait signe de nous arrêter puis directement signe de repartir, sans doute parce que nous étions des touristes.) Encore quelques virages et nous voilà au bord de la mer. Sans noms de rues, il nous faut un certain temps pour nous repérer par rapport au plan du Routard, mais nous finissons pas trouver l'hôtel.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050103b.jpg&quot; alt=&quot;épices&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;Nous avons choisi un hôtel bon marché (8JD la nuit pour une chambre double.) et ce coup-ci, ça se voit vraiment&amp;nbsp;: déjà, ça sent le renfermé, nous sommes dans une chambre au milieu d'un étage sans fenêtre sur l'extérieur, la télé ne capte que trois chaînes dont deux locales et une allemande et la salle de bain privative est primitive&amp;nbsp;: une pièce de 1m sur 1m50, contenant un lavabo, une douche et des chiottes à la turque (oui, en dessous de la douche, oui !) On va dire que c'est rustique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous nous promenons un peu dans les rues et faisons quelques magasins (Julie a trouvé un magasin d'épices, bonheur&amp;nbsp;! Et un magasin d'épices qui offre du thé en plus, que demande le peuple&amp;nbsp;? (le peuple, je ne sais pas, mais Julie demande à échanger son thé avec moi.)) C'est assez particulier comme patelin&amp;nbsp;: c'est une station balnéaire, et à ce titre, c'est plein d'européens pas pauvres (tiens&amp;nbsp;? Un McDo !) C'est très vivant (il y a des magasins partout) mais c'est aussi un port, donc une ville de marins, et des marins musulmans, à savoir pas les gens les plus cool à fréquenter quand on est une touriste européenne blonde à moitié débraillée. C'est un mélange étrange entre une ambiance plus relâchée qu'ailleurs et l'absolu contraire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050103c.jpg&quot; alt=&quot;les pieds dans l&amp;#039;eau...&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Allez, puisque nous ne sommes pas loin, descendons une dizaines de bornes et allons voir la Mer Rouge, il parait que l'eau y est claire. Nous avons failli ne pas y arriver, parce qu'avant d'y être, il faut traverser une paquet de zones portuaires, à se demander si on ne va pas finir par traverser la frontière et se retrouver en Arabie Saoudite. Mais non, on finit par arriver à la plage publique (il existe à Aqaba même des plages privées, mais étrangement, il parait que l'eau y est plus suspecte.) C'est calme&amp;nbsp;: il y a quelques ouvriers en train de construire un hôtel, un camp qui visiblement habite sur la plage dans sa tente de fortune,  et trois ou quatre personnes éparpillées. Pourtant, il fait bon... &lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050103d.jpg&quot; alt=&quot;plouf dans la Mer Rouge&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;Tellement bon que je me refuse à être venu aussi loin et m'arrêter là&amp;nbsp;: avec Julie, nous décidons d'aller jusqu'à la berge. Et tant que j'y suis, moi je vais tremper les pieds (j'en profite pour envoyer quelque SMS frimeurs ...) Et puisque j'ai les pieds dedans et qu'elle est bonne, ma foi, je me baigne. C'est plus fort que moi, quand je vois une mer, il faut que je m'y baigne... Je n'aurais pas supporté d'avoir vu la Mer Rouge sans m'y être trempé, c'est mon baptême à moi. Et c'est quand même plus dépaysant que l'Atlantique ou la Méditérranée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050103e.jpg&quot; alt=&quot;Mais que mange-je ?&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Après m'être laissé sécher au soleil (je n'avais pas prévu de me baigner, je n'avons dit ni maillot, ni serviette,) nous retournons à Aqaba. Après une petite douche et un demi feuilleton en Allemand (à ma grande surprise, je comprends des mots et je réussis à suivre !) nous repartons nous promener dans le patelin, qui n'est pas si énorme finalement&amp;nbsp;: nous avions peur qu'une seule journée ne soit pas suffisante, mais finalement, ça sera très bien. Dans notre promenade, je me permets deux faiblesse&amp;nbsp;: un McDo, parce que quand je vais loin, j'aime bien voir à quoi ressemble les McDo, il y a toujours une petite différence. &lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050103f.jpg&quot; alt=&quot;Un McArabia !&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;La différence ici, c'est le McArabia&amp;nbsp;: une espèce de Hamburger dans une galette de blé qui ressemble au pain du pays. Pas mauvais. L'autre faiblesse, c'est un paquet de clopes. Je n'ai ai plus acheté depuis des mois et des mois, vu que je me contente maintenant d'une cigarette de temps en temps, mais là, j'avais vraiment envie d'une clope. Après tout, on est dans un coin beaucoup moins policé que l'Europe, moins sain, et j'en avais envie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le soir, repas dans une des cantines populaires (à l'étage, bien entendu, seuls.) Où pareil que l'avant-veille, nous nous goinfrons pour pas un rond... Encore une fois aussi, le resto a été choisi parce que le guide y indiquait les meilleurs falafels du coin (vous ai-je déjà dit que Julie était fan ?)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050103g.jpg&quot; alt=&quot;miam du soir, ce soir encore.&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Après quelques balades de plus dans les rues (nous avons du mal à rentrer, l'ambiance est vraiment sympa,) nous rentrons à l'hôtel. Nous avions choisi la pièce au centre du batiment pour son absence de fenêtre, qui nous semblait une garantie contre le bruit et la lumière, mais non&amp;nbsp;: il y a quand même une fenêtre, elle donne sur l'escalier éclairé au néon&amp;nbsp;! Tant pis, je me mets un t-shirt comme masque de sommeil et au dodo, demain, nous devons nous lever tôt pour ne pas arriver trop tard au Wadi Rum.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://xave.org/post/2005/01/03/493-aqaba#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://xave.org/post/2005/01/03/493-aqaba#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://xave.org/feed/rss2/comments/492</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>second jour à Pétra</title>
    <link>http://xave.org/post/2005/01/02/492-second-jour-a-petra</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:783b45c91e33c31c000985d6c955fcd1</guid>
    <pubDate>Sun, 02 Jan 2005 20:00:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>xave</dc:creator>
        <category>Découvrir</category>
        <category>Jordanie</category><category>vieilles pierres</category>    
    <description>&lt;h5&gt;Chapitre quatre, où nos héros se gèlent les miches.&lt;/h5&gt;

&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;q&gt;Taxi, taxi&amp;nbsp;! Donkey ride ?&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050102b.jpg&quot; alt=&quot;Un âne dans les hauteurs&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Deuxième jour de l'année, deuxième jour à Pétra, premier réveil dans notre petite chambre du Musa Spring Hotel, mes macgyvereries dans la salle de bain ont tenu le coup&amp;nbsp;: une corbeille pour recueillir l'eau qui suinte de la chasse d'eau pour ne pas nous retrouver avec une flaque (c'est déjà difficile de ne pas inonder en prenant une douche avec leur rideau qui ne prend que les deux tiers de la hauteur !) avec du papier toilette savamment disposé pour éviter les bruits de gouttes, un petit déjà local (une fois encore à la Vache Qui Rit, version locale (on en trouve de la vraie partout, mais elle est plus chère.) et allez hop, en route&amp;nbsp;: nous avons décidé hier que nous n'aurions pas suffisamment de choses à voir pour un troisième jour, encore moins un quatrième, donc ce second jour est dévolu à l'autre coté, les tombes royales, et à encore quelques multitudes de marches, histoire d'aller voir les hauteurs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050102a.jpg&quot; alt=&quot;une roche à trous&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;Première constatation en sortant de l'hôtel&amp;nbsp;: le beau soleil que nous avions hier est moins présent aujourd'hui. Allez, c'est normal, nous sommes quand même en janvier. Malgré tout, nous décidons de ne pas nous changer&amp;nbsp;: hier, nous avons traîné vestes et pulls sous un soleil cuisant, et nous n'avons pas envie de recommencer ça... Bon, d'accord, Julie sera quand même un peu plus couverte que moi, puisque je reste en chemise, mais pas trop quand même.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Est-ce parce qu'il fait moins beau, est-ce parce que nous ne sommes plus le premier jour de l'an&amp;nbsp;? Toujours est-il qu'il y a encore moins de monde qu'hier. Même les bédouins se font moins insistants et ne proposent que mollement de nous fournir un quadrupède quelconque. (Même si les gamins sont toujours là qui essayent de nous vendre des cailloux à peine ramassés ou des fleurs du désert à peine arrachées. Et nous de nous faire force réflexions sur ce que sera la vie d'un gamin qui vend déjà des touristeries aux touristes à quatre ans...) C'est donc encore plus calme, voire paisible. Encore une fois, nous dégustons de nous trouver ici en cette période de l'année plutôt qu'à où autre où le lieu est sans doute plus rempli d'européens que Bruxelles elle même.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050102c.jpg&quot; alt=&quot;notre vieille bédouine&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Adoncques, aujourd'hui, il est temps d'aller voir les tombes royales, et surtout &lt;a href=&quot;http://3demi.net/photos/voyages/moyenOrient/jordanie/petra/57.html&quot;&gt;le tombeau à étages&lt;/a&gt; et d'aller faire quelques incursions dans les hauteurs. En route vers le haut lieu du Djebel Al-Khubtha, une vieille bédouine nous offre le thé, et c'est pas facile de parler un quart d'heure avec quelqu'un quand on n'a pas la moindre langue commune (elle connaît bien quelque mots d'anglais&amp;nbsp;: &lt;em&gt;one&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;half&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;dinar&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;silver&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;tea&lt;/em&gt;... mais ça ne va guère plus loin.) Le thé, lui, est excellent. En France, je ne suis pas du tout branché thé&amp;nbsp;: pour moi, c'est de l'eau chaude avec une vague odeur. Ici, il le servent très infusé et bien chargé en sucre, et j'ai enfin l'impression de boire quelque chose de consistant, il faudra que j'essaie ça à la maison.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050102d.jpg&quot; alt=&quot;le point en haut de l&amp;#039;escalier, c&amp;#039;est moi (d&amp;#039;accord&amp;nbsp;: un autre âne dans les hauteurs...)&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;Après que Julie lui ai pris un bracelet tout simple (la dame voulait en vendre un plus compliqué, donc plus cher, mais Julie est une fille sobre. Et puis le &lt;em&gt;silver, silver !&lt;/em&gt;, il a surtout l'air d'être fait avec des boites de conserve quand même.) il est temps de grimper. Le haut lieu du Djebel Al-Khubtha, c'est d'abord des marches et des marches et des marches .... Dont certaines auraient tout à fait leur place dans un Indiana Jones&amp;nbsp;: là où beaucoup d'ascensions du site se font par des marches aménagées dans des chemins presque naturels de la roche, il y a en plein milieu de celle ci un escalier monumental dont même la base permet de dominer le site entier. Malheureusement, nous nous sommes arrêté au sommet (des restes de temple dont il ne reste rien) par manque de temps, plutôt que de terminer la balade pour aller se retrouver sur une plate-forme dominant le Khazneh. Par manque de temps et aussi parce qu'il faut bien le dire&amp;nbsp;: nous aurions mieux fait de nous couvrir beaucoup plus chaudement&amp;nbsp;: le vent souffle fort et c'est encore plus insupportable sur les hauteurs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050102e.jpg&quot; alt=&quot;couple bédouin pas local&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Tant pis alors, nous redescendons. Avant de remonter de l'autre coté, je me fais arnaquer par un gamin qui me vend un khefieh deux fois trop cher. Pas grave, c'est ma contribution à l'économie locale. J'avais de toutes façon décidé d'en acheter un. C'est donc attifé comme un bédouin (en tous cas au niveau de la tête) qu'avec Julie je commence à monter vers le Haut-Lieu du sacrifice. La base de l'escalier n'est pas facile à trouver (c'est derrière la buvette, et a ne ressemble pas tout de suite à un escalier.) mais nous finissons par y arriver, et là, ça monte, ça monte... Un chat tente de nous suivre&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://xave.org/post/2005/01/02/#pnote-492-1&quot; id=&quot;rev-pnote-492-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt; mais abandonne vite. Sur la montée, comme partout ailleurs, il y a des bédouines avec des étals de touristeries. L'une d'entre elle est en train de chanter, ça c'est plus rare, et pas du tout désagréable. Mais nous continuons&amp;nbsp;: cette montée là est plus rude, surtout avec ce vent&amp;nbsp;: j'ai froid&amp;nbsp;! Et ça, c'est rare.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Arrivée en haut, on se les gèle encore plus&amp;nbsp;: on est vraiment tout en haut et il n'y a rien pour arrêter les rafales de vent (rappelons que je suis toujours en chemise.)  Les bédouins eux mêmes ont déserté leurs étals et sont réfugiés dans leur tentes, seule reste une petit vieille qui ne nous propose rien mais attend quand même des sous, ou des biscuits, ou un stylo, ou l'heure, enfin n'importe quoi. Mais même si je suis disposé à me conformer aux usages et à ne pas être radin du pourboire, là, elle ne propose quand même rien, à part la vue de très haut sur le site, mais je soupçonne que nous l'aurions eue même sans elle.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Par contre, il commence vraiment à faire trop froid&amp;nbsp;: si moi, je me les caille, ça doit vouloir dire que la température du corps de Julie a baissé d'une dizaines de degrés. Il est donc temps de redescendre, de trouver trop cher les bibelots de notre bédouine chanteuse et de quitter le site. Avec notre manque d'équipement, le vent et la température, nous ne pouvions pas rester, et c'est dommage, parce qu'en redescendant du haut lieu du sacrifice vers la ville basse par l'autre coté, il y avait de très jolies choses à voir, mais ça nous rallongeait le trajet de plus d'une heure, et il ne faut quand même pas se laisser avoir par la nuit (ici, en cette saison, le crépuscule, c'est à 16h30...) Tant pis, un jour peut-être.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://xave.org/images/jordanie/20050102f.jpg&quot; alt=&quot;bon miam du soir, bonsoir !&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;En remontant, petit arrêt dans un supermarket (imaginez plutôt une épicerie arabe) où les prix ne sont pas donnés (le patron nous explique qu'il n'y a pas de grossistes dans le coin&amp;nbsp;: il achète ses marchandises à Amman ou à Aqaba, les deux grosses villes les plus proches, donc à 150 bornes chacune, et doit encore se faire sa marge au dessus, et s'en excuse.) On trouve quand même des tas de produits français, mais chers. Pas grave, ce que Julie voulait, c'était des pommes. Et on essaie des simili biscuits Prince à la banane, c'est chimique, mais rigolo. Un petit tour dans la boulangerie d'en face pour acheter des brioches à la pâte de datte et retour à l'hôtel.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le soir, repas directement sur place&amp;nbsp;: d'après le Guide du Routard, le patron de l'hôtel sait cuisiner. Et nous le vérifions&amp;nbsp;: un plat tout simple&amp;nbsp;: du riz, une sauce, des herbes, de la viande à khébab, et c'est un régal. Julie essaye de deviner les épices utilisées, mais ce n'est pas facile... Un peu de lecture, une dernière nuit sur Wadi Musa&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://xave.org/post/2005/01/02/#pnote-492-2&quot; id=&quot;rev-pnote-492-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;, demain nous partons sur Aqaba et la Mer Rouge.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://xave.org/post/2005/01/02/#rev-pnote-492-1&quot; id=&quot;pnote-492-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] Les chats ici ont beaucoup moins le type européen que chez nous : il ont la tête plus ronde et les pattes avant plus courtes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://xave.org/post/2005/01/02/#rev-pnote-492-2&quot; id=&quot;pnote-492-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;] Littéralement : la Vallée de Moïse, c'est le nom du patelin autour du site antique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
</description>
    
    
    
          <comments>http://xave.org/post/2005/01/02/492-second-jour-a-petra#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://xave.org/post/2005/01/02/492-second-jour-a-petra#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://xave.org/feed/rss2/comments/491</wfw:commentRss>
      </item>
    
</channel>
</rss>