Métaphore, il fait froid dehors

lez'Arts

Ça cause de ce qui fait du bruit, et puis ce qui se lit, et pis ce qui se voit aussi un peu.

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samedi 2 juin 2007

Jeanne Cherhal - l'Eau

Je vous dis ça, c'est pour me débarrasser, mais j'ai vraiment aimé le dernier album de Jeanne Cheral.

Jeanne Cherhal, c'est comme Emma de Caunes ou Cécile de France : Je suis amoureux. Alors elle pourrait faire de la merde, je m'en foutrais, je l'aimerais quand même. Ceci dit, et c'est bien agréable de sa part, j'aime plutôt pas mal ce qu'elle fait. Pas que je sois forcément béât d'admiration, mais voilà, à la base, j'ai une certaine sympathie pour ce qu'elle fait. Je suis loin d'être le plus gros client de la nouvelle chanson française qui raconte comment elle va chercher le pain. Prenez Bénabar, il est fort sympathique, mais est-ce qu'il apporte à la chanson autant qu'un Gainsbourg ou autant qu'un Michel Delpech (je n'ai aucune antipathie envers Michel Delpech) ? - , mais j'avais bien apprécié son précédent album : elle sait écrire un texte.

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mercredi 30 mai 2007

Benoit Morel - Félin pour l'autre

Je vous dis ça, c'est pour me débarrasser mais j'ai écouté l'album solo de Benoit Morel.

Moi, Benoit Morel, je suis vraiment fan, j'ai dit et répété que quand on cherchait en France, de nos jours, des textes dans la lignée de ceux de Brassens, on ferait bien mieux d'aller écouter les siens plutôt que beaucoup d'autres prétendants auto ou média-proclamés. J'ai toujours été fan de la musique de la Tordue, mais ce sont ses textes qui pour moi en ont fait un groupe au dessus de beaucoup d'autres.

Et puis les membres de la Tordue se sont séparés et ont navigué en dehors des radars pendant un certain temps, jusqu'au jour où je suis tombé en face d'une affiche qui annonçait des concerts et un album solo de Benoit Morel. Pensez si j'étais intéressé. C'est bien simple, c'était le meilleur album de l'année avant même que je l'achète.

Et puis je l'ai acheté.

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mercredi 16 mai 2007

Mais pourquoi le dernier album de Bjork est-il si secoué ?

secouée bjork

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vendredi 4 mai 2007

Elle va revivre !

J'ai enfin confié ma vieille Guild B302 à un luthier qui va lui rendre la vie. Je suis impatient.

mardi 20 février 2007

la Môme

Une fois n'est pas coutume, nous sommes allés voir un film dont on parle à la télé. J'en ai vu d'autres, remarquez bien. Par exemple, j'ai vu Titanic, j'ai vu un long dimanche de fiançailles ou j'ai vu Gangs of New-York. J'y ai même vaguement noté des gens qui se battaient, des histoires d'amour ou du jaune.

Mais surtout, j'y ai vu le Titanic, New-York au XVIIème siècle ou Paris au début du XXème. Le cinéma, maintenant, quand on y met des moyens, ça permet des faire des reconstitutions tout à fait sympathiques. Je n'ai pas vu Gangs of New-York quand il est sorti, mais quand j'ai commencé à m'intéresser un peu à l'histoire du patelin, il m'a paru évident que je devais le voir. Les reconstitutions de cinéma ne sont pas parfaites, non, mais elles sont une illustration extraordinaire quand elles sont faites correctement.

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vendredi 9 février 2007

Le plus grand Belge mort

C'est quand même un dur métier que d'être journaliste. Je pense à cet andouille l'autre jour sur France Inter qui disait à Bayrou qu'il ne pouvait pas ne pas se placer entre Sarkozy et Royal (Vous voterez pour qui au deuxième tour ?), il avait tout compris des positions de son invité, celui là. Je pense aussi à ce crétin sur France 5 qui recevait entre autres Albert Algoud, spécialiste reconnu de toutes choses tintinophilesques et qui lui soutenait que mais si, Hergé était un vieux réac un peu facho, que lui il savait.

Nan mais il avait sûrement raison, qu'est-ce qu'ils y connaissent, les spécialistes ? Ils présentent une émission, eux ? Non ? Bon alors ?

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lundi 2 octobre 2006

Une soirée avec les Épis Noirs : de retour au Paradis.

Ah mais ta vie, Jocaste, c'est une autre histoire ... C'est complexe !
Créon.

C'est tellement pratique d'avoir quelqu'un de responsable au dessus de soi qui n'existe pas.
le même.

J'ai eu la chance le week-end dernier de retourner voir une représentation de Bienvenue au Paradis des Épis Noirs, spectacle dont j'avais déjà parlé il y a jolie lurette (déjà un an et demi ? Pfiou, ça file, le temps !), et j'ai pris une décision : il me faudra dorénavant aller voir chacun de leurs nouveaux spectacles au moins deux fois : la première dans les premières semaines, la seconde alors qu'il aura bien vécu et se sera affiné.

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mercredi 13 septembre 2006

le meilleur groupe du monde

Ainsi que le savent les lecteurs fidèles - ou les lecteurs volages tombés sur le bon texte - je fais de la musique, je fais partie d'un groupe. Je joue de la guitare, je joue des claviers, je joue du ukulélé, et je sais à peu près où poser mes mains et comment sortir des notes d'une flûte traversière, d'un accordéon, d'un saz ou de n'importe quoi qui me tombe dans les mains : quand on connaît un minimum de théorie et qu'on a posé ses mains sur des tas d'instruments, l'instrument nouveau qui apparaît à toujours des similitudes avec l'un ou l'autre.

Mais si vous me demandez ce que je fais, la réponse de base sera toujours la même : je suis bassiste. J'aime ça, j'ai commencé par là, je finirai par là. La basse, c'est un instrument très particulier : une blague récurrente à son propos est que c'est l'instrument que l'on n'entend que lorsqu'il s'arrête, ce qui n'est pas faux : personne ne prête attention à ce truc qui joue derrière les autres. Sauf que ce truc derrière les autres, ça a beaucoup plus d'influence sur le groupe qu'on ne l'imagine : un bassiste copain avec son batteur peut diriger assez facilement les morceaux, ça fait un peu éminence grise, homme de l'ombre, et ce n'est pas du tout désagréable.

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mercredi 9 août 2006

David Gilmour en concert, au Grand-Rex, à l'Olympia et au théâtre antique de Vienne.

Allez, finalement, vous l'avez bien deviné : c'est Gilmour que je suis allé voir, et plutôt deux fois qu'une.

Dans le petit monde des fans, on se tient au courant, on savait donc depuis longtemps que son album allait sortir et qu'il allait partir en tournée. Quelques jours avant que les places n'entrent en vente, on a appris les dates et les lieux. On savait qu'il fallait se tenir à l'affut, parce qu'il n'avait pas l'intention de faire la tournée des stades, mais bien de se produire dans des salles à taille humaine. Ça veut dire beaucoup de choses, ça veut dire entre autres qu'il n'y aurait pas de places pour tout le monde.

J'étais donc le nez dans le guidon pour acheter mes places dès qu'elles seraient disponibles. J'avais regardé les dates : En France, il ne jouait que deux soirs, tous les deux à Paris : au Grand Rex d'abord, puis le lendemain à l'Olympia. Pour moi, ça a été vite réfléchi : ça serait l'Olympia, parce que c'est l'Olympia, merde !

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jeudi 3 août 2006

Pink Floyd (et assimilés) sur scène.

J'ai découvert Pink Floyd (et en règle générale la musique) en 1985, ce qui était un très mauvaise année : le groupe, après un dernier album que beaucoup ont jugé décevant, ou en tout cas indigne des monuments qu'ils avaient produits par le passé, était considéré comme mort. Je le découvrais donc sur le tard, sur le trop tard, et j'allais me résoudre à adorer un dieu empaillé, j'avais raté le monument sur scène (car d'une part oui, je suis un adorateur inconditionnel, c'est quand même pratique d'être fan du meilleur groupe du monde. Et d'autre part, mes lectures m'ont vite appris que le Floyd sur scène ne ressemblait à rien d'autre et que ne connaître d'eux que leur œuvre enregistré n'était qu'approcher ce qui les rendait uniques.)

Et puis finalement, j'ai eu plutôt de la chance, pour quelqu'un qui s'était résolu à ne jamais les voir en concert : quelques mois plus tard, les magazines faisaient état de rumeurs qui annonçait un nouvel album malgré le départ de l'auteur compositeur principal du groupe, puis les rumeurs se faisaient annonces officielles, et la tournée allait suivre. Au fil des années, j'ai eu l'occasion de les applaudir en 1988 à Montpellier, en 1989 à Bercy, en 1995 à Montpellier encore, et la même année à Werchter.

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